Petite revue de presse

Reflets du monde, détails signifiants, des infos qui l'air de rien portent à réflexion

afghanistan.jpg.jpgL’Iran à la réunion sur l’Afghanistan

"Nous participerons à la conférence internationale sur l'Afghanistan à La Haye. Je ne sais pas encore à quel niveau, mais nous serons là", a déclaré jeudi à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hassan Ghashghavi.

L'initiative de cette conférence en revient à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton qui a appelé début mars l'Iran à y participer.

Et bien, je trouve que c’est une très bonne nouvelle. Tout ce qui peut contribuer même à très petits pas à diminuer la tension dans cette région du monde est une bonne nouvelle. A suivre de près.


Miss Russie privée du concours Miss Monde?

D’accord, les miss sont une mise en scène très anecdotique. Mais cette nouvelle est en fait une nouvelle résurgence du néopuritanisme en action.

"La première beauté de Russie va-t-elle être privée de Miss Monde à cause de photos érotiques?", se demandait en une le journal populaire Komsomolskaïa Pravda.

Mesdames, si vous voulez être miss, évitez même d’embrasser votre chéri sans soutien-gorge sur les plages en été: un quelconque mateur de province pourrait briser une belle carrière! Bon, qu’on lui fiche la paix: les photos de mode sont elles-même parfois très proches du porno.


Mari battu et blessé à Genève: femme en prison

Lu dans la Tribune hier. Un mari battu a été violemment agressé par sa femme: elle lui a planté un couteau dans le tibia. Saignant abondamment il a dû être hospitalisé et n’a plus pu cacher sa situation. Car ce n’est pas la première fois: c’est la troisième blessure depuis un an. Lors de la précédente elle lui avait sectionné les tendons du poignet.

Pourquoi les hommes attendent-ils si longtemps pour dénoncer les violences à leur égard? Combien d’autres agressions aurait-il encore subi s’il n’avait pas été hospitalisé? A quand une campagne pour dénoncer la violence domestique faite aux hommes?


Elle se prend pour le diable et tue sa mère

Une femme de 31 ans a tué sa mère à Lourdes. Elle avait rêvé être le diable et devoir faire du mal.

A force de créer de toutes pièces un diable, il finit par exister vraiment. Mesdames les religions, cessez d’inventer le diable, svp.

 

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Catégories : société 7 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • autant je vous sens un bon guerisseur et j'écoute ce que vous dites avec attention...

    autant ça m'énerve que vous fassiez toujours les fonds des poubelles pour argumenter vos histoires de droit des hommes...

    il doit bien y avoir une autre manière moins degueulasse pour faire votre croisade.....

  • @ homme libre

    "Pourquoi les hommes attendent-ils si longtemps pour dénoncer les violences à leur égard? Combien d’autres agressions aurait-il encore subi s’il n’avait pas été hospitalisé? A quand une campagne pour dénoncer la violence domestique faite aux hommes?"

    Malgré toutes les campagnes sur le sujet, on sait aussi que les femmes attendent souvent très (trop) longtemps pour dénoncer ces agissements: par peur de représailles encore plus grandes, parce que les structures n'empêchent toujours pas des fous (des folles aussi certainement) de revenir se venger, par peur de priver les enfants de l'autres et de culpabiliser, par pression économique souvent, et enfin dans des cas qui ne sont pas rares, sous la menace de se voir retirer son titre de séjour en suisse. Ce n'est pas parce que quelques cas médiatisés ont peut-être montré que certaines femmes avaient porté plainte pour faire du mal, que porter plainte pour violence domestique est aujourd'hui aussi facile que de mettre une lettre à la poste pour les femmes.

    Si la honte peut-être exacerbée chez ces hommes en raison des remarques "machistes" que leur plainte pourrait occasionner ("femmelette" et autres joyeusetés de ce genre), la honte est un sentiment partagé par un certain nombre de ses victimes, quel que soit leur sexe. Honte de se voir dénier dans son intégrité corporelle, honte de ne pas avoir dit stop avant, honte d'avoir aimé un tel être, etc., etc.

    Il faudrait sûrement que les campagnes réussissent à être plus "neutres" dans le sexe apparant des victimes qu'elles présentent. Néanmoins le véritable travail à faire est à mon avis dans les rangs masculins, contre les préjugés de la virilité, afin que les hommes aient moins honte de porter plainte, et que les instances policières prennent peut-être plus la mesure de la gravité de ces situations, même si la victime est peut-être physiologiquement plus forte que son agresseuse.

    Historiquement la lutte pour la pénalisation des violences domestiques a du être portée par les femmes, certainement faut-il aujourd'hui que des groupes d'hommes s'y mettent aussi pour faire entendre leur voix. Je suis certaine que si la forme de cette revendication ne se construit pas en opposition avec la violence domestique faite aux femmes, elle finira pas recevoir un certain soutien. Le problème est toujours dans le double discours: pour faire reconnaître la justesse d'une cause on n'est pas obligé d'en minimiser une autre.

    Le problème de cette revendication est souvent qu'elle intervient, tout du moins sur de nombreux sites masculinistes québécois, non pour faire reconnaître les hommes victimes comme des victimes, mais plutôt pour montrer les féministes comme des monstres. Le contexte y est généralement très marquant: des sites qui vomissent sur tous les féminismes, se plaignent contre l'éducation qui défavoriserait les garçons, bref un melting-pot de tout et rien, mais avec souvent beaucoup de haine. Il est probable qu'en farfouillant les web on pourrait peut-être trouver un site détesteur de la masculinité, mais dans leur généralité les sites "féministes" se consacrent plutôt à une thématique, ne présentant dès lors pas tous les hommes comme des salauds, mais un des problèmes spécifiques d'un système. Peut-être interprétez-vous les campagnes sur la violence domestique faite aux femmes comme une mise en accusation de la masculinité dans son ensemble, ce n'est pourtant pas mon impression, de la même manière que je ne serais pas choquée par une affiche qui tenterait de sensibiliser à la problématique de la violence domestique faite aux hommes, encore une fois si tant est que celle-ci ne cherche pas à minimiser l'autre. Ces campagnes ne m'ont pas fait détester les hommes, je ne vois pas en chacun un être capable de me projeter contre un mur, mais cela existe, et cela doit donc être dit. De fait, la réaction parfois épidermique que l'on peut avoir lorsque la violence faite aux hommes est amenée sur la table est bien induite est qu'on la reçoit trop souvent sous forme d'attaque lorsqu'on parle des femmes battues. Un exemple très trivial, il y a quelques années, j'avais tenu un stand à ce sujet, évidemment cela n'a pas manqué: "Et pourquoi pas celle faite aux hommes?", j'ai répondu à l'énergumène bienveillant que si ce combat lui tenait vraiment à coeur et n'était pas juste un moyen de venir délégitimer mon action il pouvait très bien donner de son temps pour cette cause, libre à lui de s'engager plutôt que venir sapper le boulot des autres.

    Au final, il faut donc toujours faire attention aux enjeux sous-jacent d'une revendication. De la même manière que je pourrais m'insurger contre des dérives "girl power", je crois qu'il faut aussi pouvoir être lucide sur les dérives qui sont souvent sous-tendues derrière ce genre de revendication, et donc les manoeuvrer avec précaution, en faisant bien attention à la forme.

    Très bonne soirée à vous

  • Entièrement d'accord avec Audrey....

  • @ Audrey: globalement je suis très d'accord avec vous.

    D'abord le fait de pouvoir un jour travailler hommes et femmes ensemble sur ce thème et ces campagnes. J'y participerait sans réserve, car dire que la violence n'a pas de sexe est à la fois ma conviction et ma cohérence. En aucun cas je ne veux délégitimer les actions contre la violence faite aux femmes. Mais il se trouve que quand je parle de celle faite aux hommes, presque chaque fois on m'oppose celle faite aux femmes. Je pourrais reprendre un certains nombre de commentaires sur mon blog et sur d'autres forums. Ce biais est des deux côtés, j'en conviens.

    Peut-être est-ce ma sensibilité d'homme qui me rend plus attentif à cela, mais pas seulement. Depuis des années, la violence domestique est présentée comme univoque des hommes envers les femmes. Le Conseil de l'Europe va dans ce sens, l'ONU, les campagnes gouvernementales, les spots télés. L'image archidominante présentée est celle de l'homme violent.

    Je pense par contre qu'il y a beaucoup plus de sites féministes qui marchent sur cette autoroute. Un exemple, tiré du site grenoblois de Solidarité Femmes, signé par Hélène Palma à propos de la gar de alternée:

    “III - Solidarité Femmes et la garde alternée

    L'association Solidarité femmes Grenoble ne se décourage pas et lutte toujours pied à pied contre la calamiteuse réforme du droit de la famille ("loi relative à l'autorité parentale") adoptée par l'assemblée nationale le 21 février 2002. Notre association rencontre de plus en plus de femmes victimes qui sont contraintes de subir des contacts continus et dangereux avec leur ancien agresseur à cause d'une garde alternée imposée. Nous cherchons cependant d'autres témoignages de femmes, ailleurs en France: le but est de constituer un dossier tel que nous pourrons le transmettre aux ministères concernés et exiger l'amendement sinon l'abrogation de cette loi. Si vous connaissez des femmes dans cette situation, si vous êtes vous-mêmes victime de cette loi ( si on vous impose une garde alternée avec un homme violent et/ou désinvolte, si on vous impose l'autorité parentale conjointe d'un homme qui n'a jamais partagé votre vie, si on vous interdit de déménager..),n'hésitez pas à nous contacter : Solidarité Femmes Grenoble”..."

    Il n'y a aucune nuance de langage qui préciserait que la situation est loin d'être généralisable, concernant les intentions masculine. Le fait même de combattre cette loi avec les arguments cités laisse entendre que ce qui est décrit est une généralité. Et je n'ai pas pris le pire exemple, mais il est assez représentatif de ce que j'appelle une idéologie qui fait son pain sur le dos des hommes. Car que de telles situations existent, bien sûr, mais en quelles proportions? Et en quelle proportions dans l'autre sens? Il y a une sorte de sur-légitimisation des mères au détriment des pères.

    Il est clair que ce féminisme-là ne représente de loin pas tout le féminisme, mais il est très agissant.

    Alors, envoyer les chiffres des uns contre ceux des autres est pour les hommes une sorte d'appel au secours, et pour les femmes une défense contre une supposée attaque (ou vécue comme telle).

    Autre chose qui depuis des années fait bouillir de nombreux hommes: les chiffres avancés depuis 15 ans sur la violence contre les femmes. Outre que ceux de la violence contre les hommes sont farouchement niés ou très fortement minimisés, celle contre les femmes est outrageusement amplifiée. 10%, 12,8%, 20% (c'est le chiffre suisse depuis 15 ans, qui n'a jamais été confirmé par les statistique de la Lavi, des enquêtes, etc. Les chiffres les plus récents en France et en Suiise montreraient - en chiffre extrapolés à partir des statistiques polcières ou de la Lavi - au maximum 2,5% de femmes et 1,7% d'hommes. C'est bien sûr trop, sans discussion. Je parle là de la violence physique). Pour en arriver aux américaines qui déclarent sans vergogne que le foyer est le lieu le plus dangereux pour les femmes. Cet alarmisme assez outrancier se fait sur le dos des hommes, et ce biais a hélas atteint la justice. Au Québec, des lois d'exception permettent à une femme de téléphoner (sans se présenter ni fournir le moindre élément de preuve, et il y en aurait) à la police, de se dire menacé, et l'homme est emprisonné, ses biens remis à sa femme, et en général il est condamné à de la prison. C'est une réalité que j'ai pas mal creusée. La défense des femmes battues a tourné en un système anti-homme, et je le dis au risque de déplaire, avec beaucoup de subventions à la clé. Le Québec a de quoi faire réfléchir de nombreux hommes.

    Mais bon, difficile de retrouver un équilibre. Pour ma part, je parle plus des hommes maltraités parce que j'ai moi-même vécu ce biais de l'homme forcément salaud, j'ai payé ce biais d'une lourde facture.

    Les hommes ont en effet à sortir du stéréotype du costaud qui ne dit rien, de la "femmelette", etc, il y a un travail culturel à faire sur cela. Mais eux aussi ont peur de dénoncer à cause des enfants, ou parce qu'ils pensent que cela ira mieux demain, ou parce qu'ils pensent que c'est normal qu'on tape sur un homme. Et leur force physique - qui n'est pas toujours évidente - n'est pas un avantage: s'ils se défendent contre les coups ils deviennent les agresseurs. Je connais plusieurs cas où c'est l'homme qui est interpellé par la justice dans une situation d'auto-défense.

    Il y a une violence que les hommes subissent nettement plus que les femmes, mais qui ne se voit pas physiquement: ce sont les fausses accusations. Mais les dégâts, y compris la prison pour rien, sont s'une très grande gravité: enfants perdus pour le père, vie privée et professionnelle cassée, etc, etc. Il y a maintenant des séminaires pour la police afin de dépister les fausses accusations - cela lieu à Neuchâtel, et au Québec.

    Mais c'est vrai que le ressentiment produit des enjeux sous-jacents qui opposent les genres. Peut-être que des campagnes communes hommes-femmes permettraient de désamorcer ces enjeux qui ne font qu'augmenter les tensions plutôt que de les diminuer.

    Je suis donc très largement en accord avec vous.

    Bien à vous.

  • @ luzia: un couteau dans le tibia, des tendons sectionnés, ne sont pas les fonds de poubelle. Ou alors, il faut considérer que l'oeil au beurre noir d'une campagne récente contre la violence faite aux femmes est aussi un fond de poubelle, nettement moins grave.

    J'espère que vous ne prenez pas le passage sur la miss comme contre les femmes: au contraire je suggère de la laisser tranquille et de ne pas la passer à la moulinette du néopuritanisme.

    Le passage sur la fille qui tue sa mère met en évidence que l'invention du diable est psychiquement perturbante. Un homme aurait tué son père pour la même raison, j'aurais fait le même commentaire. Ces faits me suggèrent de vraies réflexion. Sur la violence faite aux hommes, j'ai développé dans ma réponse à Audrey. Sur le diable, invention de la religion, il y aurait beaucoup à dire. En faisant court, c'est montrer le monde comme manichéen, faire peur pour enrôler dans les églises. Sur le néopuritanisme, il faut s'en méfier beaucoup. Hommes et femmes sont dans le collimateur des puritains de tous bords.

  • Et dans un autre domaine, je lis à l'instant que le garçon anglais de 13 ans n'est pas le père. Qu'est-ce qu'on nous joue là? Il a déjà touché 100'000 F ou € gr^ce à son histoire... Lamentable. Et très choquant aussi le garçon de 11 ans qui a tué sa belle-mère enceinte, apparemment de façon préméditée. Triste, parfois, le mode, et chacun en prend pour son grade.

    @ Audrey encore: je trouverais formidable de faire un sport télé sur la violence faite aux femmes et aux hommes, avec des images des deux. Là ça aurait beaucoup plus d'impact!

  • D'accord avec Audrey également.

    J'ajouterai qu'il me semble que les campagnes dénonçant la violence domestique (homme ou femme) vont plutôt agir sur l'entourage de la victime que sur la victime elle-même.
    La violence conjugale est rarement continue, elle peut être fréquente et régulière mais pas constante. Souvent l'agresseur/euse est honteux, regrette et souhaite réparer. La personne agressée, si elle aime sa moitié, aura envie de lui pardonner, de lui laisser une chance de s'amender, de changer.
    L'alcool semble être un déclencheur certain.

    Si vous aimez une personne et qu'elle devient autre sous l'emprise de l'alcool, aurez-vous l'envie de l'envoyer en prison? De l'attaquer en justice? Alors que votre seul souhait serait la guérison de celui ou celle que vous aimez pour que disparaisse celui ou celle qui vous fait mal.
    Je me souviens de votre billet sur les loyautés parasites, on en est pas loin me semble-t-il.

    Je n'ai pas connu cela, mais pas très loin, avec un père alcoolique. Qui pourtant pouvait être tendre, doux et incroyablement rieur. Je l'aimais mais je le détestais.
    Et c'est très difficile de trancher lorsque l'on a des relations affectives avec quelqu'un qui peut se transformer en bourreau.
    Et on ne se vante pas auprès de ses amis que sa vie a des relents de l'Assommoir. On cache, on tait et on garde la tête haute pour conserver un peu de dignité, si ce n'est à ses propres yeux, au moins en apparence.

    Je crois que pour entamer des poursuites, des dénonciations, ou tout simplement un départ, il faut d'abord accepter d'être une victime et accepter que ce n'est pas une tare, qu'il n'y a pas de raison de culpabiliser d'être une victime.
    Mais disons que ce n'est pas vraiment l'image du gagnant et qu'il n'est pas évident de l'assumer.

    Et je précise que cette misère-là pour moi n'a pas de sexe, je me contrefous du sexe du bourreau et de la victime.
    Pas ma faute si bourreau est masculin et victime féminin... :-)

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