- L’esclavage, s’il vous plaît? - C’est pas loin, juste au sud.

L’Afrique de l’Ouest, fait rêver. Entre végétation luxuriante, sahel et portions de désert, on peut découvrir des paysages uniques et des populations accueillantes et attachantes. Il y a aussi les plages, les fleuves lents et puissants, les mangroves.

Biram.jpgIl faut y ajouter, dans un des pays, l’esclavage.

Le quotidien Le Temps publiait hier un article hallucinant sur la Mauritanie, repris d’InfoSud et paru sous la plume d’Isolda Agazzi. Elle interviewe un affranchi - ancien esclave - sur les conditions de la population dans ce pays, Monsieur Biram Dah Abeid.

Officiellement la Mauritanie a aboli l’esclavage en 1980. Mais dans les faits il est toujours présent. On estime entre 100’000 et 500’000 personnes actuellement en esclaves. Ces personnes sont attachées à un maître et à une famille. Certaines familles disposent de milliers d’esclaves, qui ne sont pas payés. Ils appartiennent corps et âme à cette famille.

Ils font tous les travaux pénibles, n’ont aucun droit sur leurs enfants, ne peuvent accéder à la propriété ni aller à l’école. Un esclave n’a pas d’état civil, pas de papiers. Il peut être loué, prêté, cédé, ou même gagé. On naît esclave de par sa famille.
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Il y a pire. Cet esclavage est fondé sur une version régionale de la charia, le code musulman malékite. En vertu de ce code le maître dispose des femmes comme il l’entend. Elles lui appartiennent, quel que soit leur nombre, leur âge, et cela avec ou sans leur consentement. Ce code lui donne un véritable droit de cuissage. Et les enfants lui appartiennent aussi, comme dans un cheptel.

Certaines missions diplomatiques à l’étranger ont leur esclaves.

Si l’esclavage a été aboli, rien ne change car dans l’islam aucune loi civile n’est au-dessus de la charia. Certains esclaves sont affranchis. Ils demeurent toutefois marqués et font partie d’une caste du type des intouchables en Inde.

La Mauritanie a également pratiqué un génocide contre les populations noires, il y a 20 ans. Mais le système reste en place, sans que rien ne semble pouvoir le faire changer. A environ 4’000 km de chez nous.

Que peut-on faire? Le savoir, le dire. Plus, je ne sais pas.

 

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Commentaires

  • Qu'en pense Jean Ziegler, en tant que spécialiste de l'Afrique et dénonciateur systématique de l'Occident blanc? Il me plairait beaucoup que quelqu'un parmi ses proches, l'invite à commenter cette information.

  • Vous êtes tombé tout droit dans la soupe onusienne, HL. Votre billet est totalement à côté de la plaque : "un génocide contre les populations noires, il y a 20 ans"...Désolé, cela ne correspond en rien à un génocide, même s'il y a eu des morts. Les groupes de libération du monde entier sont tous devenus des ramassis de quasi-débiles mentaux, mais ceux du sud-ouest mauritanien battent tous les records et n'ont absolument aucune base populaire. Leur dernier coup a été de rapter les urnes des présidentielles à Kaedi, sans que personne ne sache au juste pourquoi. Et ils ont même tué le garde, aussi négro-africain qu'eux. Pas de chance, c'était un bon copain du barman du El Hamman à NKC, c'est lui qui me l'a dit.
    Quant à l'esclavage en Mauritanie, vous devriez voir un reportage qui est sorti il y a quelques mois dans "Temps présent", c'est très éloquent. Peut-être que le droit de cuissage existe, mais pas plus que celui d'un flic genevois de base sur la prostituée qu'il est en charge de contrôler. Ou peut-être moins...
    Une solide haine raciale, ça c'est sûr...
    Alors qui a fait le film ? Qui a fait la conférence ?

  • Merci Géo de cette première réponse.

  • Géo, je vous propose de lire ces liens, très édifiants.

    http://www.lepost.fr/article/2008/11/19/1331121_l-esclavage-des-noirs-en-terre-d-islam.html

    http://www.haratine.com/

    http://nuke.ossin.org/Default2505.html?tabid=424

    http://www.afrik.com/article4006.html

    http://www.avomm.com/MAURITANIE,-UN-GENOCIDE-OUBLIE-par-Mr-SY-Hamdou-Rabby_a5794.html

    entre autres

  • "Qu'en pense Jean Ziegler...Il me plairait beaucoup que quelqu'un parmi ses proches, l'invite à commenter cette information."

    Permettez moi: Je ne suis pas un de ses proches, mais l'esclavage est l'effet colonial de l'Occident blanc, et le résultat de son héritage amer.
    Ce n'est pas pour Ziegler de commenter ce que je ressentis comme un être colonisé.

  • @ djilani: l'esclavage est très ancien et presque universel. Il est mentionné dans la bible et dans le coran. Aucune de ces religions ne l'a aboli. Les arabes ont été dominateurs pendant des siècles, faisant esclave des africains blancs et noirs, des turcs, etc. Cp'étaient des arabes qui vendaient des noirs aux négriers blancs. Le djihad a servi parfois à faire des razzias pour capturer des populations rendues esclaves ensuite. C'est grâce aux Européens blancs, depuis le siècle des lumières, puis la révolution française, que l'esclavage a été aboli.

  • John. votre réponse à Djilani est parfaite. On peut y ajouter deux choses: la révolte des esclaves noirs à Bassorah en Irak, des siècles avant la colonisation, et la répression qui s'ensuivit, valait largement celle de Spartacus. Et la traite arabe, en Afrique de l'Est a sur la durée fait davantage de ravages que la traite triangulaire, ce qui n'enlève rien à l'horreur de cette dernière.
    A part ça, Géo a globalement raison. Le massacre auquel vous faites allusion est aussi la conséquence d'un conflit entre Sénégal et Mauritanie et plus généralement entre noirs et arabo-berbères, que l'on retrouve d'ailleurs tout au long du sud du Sahara.
    Le sort des esclaves noirs en Mauritanie (et jadis dans le sud du Maroc) n'est certes pas enviable, mais ni plus ni moins que celui des petites bonnes et autres petits cousins employés aux champs dans toute l'Afrique de l'Ouest.
    Cela dit dans les mêmes villages, un enfant orphelin pourra être recueilli et choyé là où en Europe il atterrirait à l'orphelinat.

  • J'ajoute, djilani, que cela ne sert à rien de vouloir culpabiliser l'homme blanc et de lui faire porter toute la misère du monde. Tour à tour tout le monde à été bourreau et victimes. Vous n'êtes pas une victime universelle, et les peuples d'Afrique du Nord ont été esclaves des arabes bien avant la colonisation, plus de mille ans avant. Alors, quand direz-vous que l'esclavage est aussi l'héritage amer des arabes d'avant et d'après l'islam? Nous avons, en occident, reconnu le colonialisme et l'esclavage comme des malheurs, nous avons pris notre part. prenez enfin une fois la vôtre. Si vous avez ce courage et cette honnêteté.

  • @ Philippe: oui, c'est la force de la communauté en Afrique: l'enfant est recueilli par une famille, il a une vraie place. Pour le conflit Mauritanie-Sénégal, il y a du vrai, mais cela a aussi servi ce prétexte à une élimination politique, économique et souvent physique des populations noires.

  • @Djilani Ftelina J'avais peur que Jean Ziegler dise à peu près ce que vous dites, tellement il veut s'identifier au malheur des Africains. Il a été répété je ne sais combien de fois sur ces différents forums, et homme libre fait bien de le redire, que toutes les civilisations du monde ont connu l'esclavage sous une forme plus ou moins cruelle. Celles qui ont eu la plus grande influence sur le monde occidental, la Grèce et la Rome antique reposaient entièrement sur la main d'oeuvre de leurs esclaves, autochtones ou étrangers. Tous nos ancêtres ont donc connu ce que vous dénoncez comme une particularité africaine et personne si vous en accusez les blancs, alors tout le monde est blanc, mais c'est une chose que l'on préfère ne pas savoir ou ne pas dire dans certains milieux.
    PS J'espère que si on vous a tenue dans l'ignorance des certains faits essentiels concernant l'esclavage, on vous a en tout cas enseigné que, selon les meilleures sources scientifiques, nous sommes tous originaires d'Afrique à une très lointaine époque, ce qui devrait faciliter la compréhension entre les peuples selon une certaine idée de la logique.

  • HL@ Je répète mes questions : qui a fait le film, qui donne les conférences ?
    Dans le contexte mauritanien, les populations négro-africaines sont largement aussi féodales que les arabo-berbères. Je pense en particulier aux Soninkés, une société de castes hyper-hiérarchisée, hyper-autoritaire. Un Soninké de caste inférieure ne peut être assis sur une chaise si un noble l'est, il doit s'asseoir par terre. Son fils ne pourra en aucun cas épouser une noble, etc...
    Le père de famille avec ses dizaines ou centaines d'enfants enverra qui il veut en France, dût-il crever sur une barque aujourd'hui, pour travailler comme OS chez Renault et dormir à la Sonacotra, ceci jusqu'à la fin de sa vie. Curieusement, vos amis négro-africains n'en parlent pas.

    De plus, la Mauritanie est une république islamique, la RIM. Ses valeurs qui la fondent n'ont ABSOLUMENT ET STRICTEMENT rien à voir avec les valeurs de la Suisse et des autres pays occidentaux, quelque soit la volonté de domination culturelle de ces derniers. Ils ont le droit de défendre leurs valeurs contre nous, et ils le font très bien, exactement comme c'est un droit et un devoir pour nous de refuser l'actuelle invasion de l'Europe par les islamistes...
    Peut-être au prix de refuser leurs minarets...

    Je voudrais vous faire parvenir un texte particulièrement éloquent d'une sociologue syrienne sur l'Islam et le Hamas. Envoyez-moi un e-mail auquel je pourrais répondre en annexant cette analyse écrite par la bonne personne au bon moment...

  • "comme OS chez Renault et dormir à la Sonacotra, ceci jusqu'à la fin de sa vie."
    j'ai omis : ceci n'est-il pas aussi de l'esclavage ?
    Et le sort des talibés ? Ils en parlent ? C'est une pratique strictement négro-africaine sur laquelle les autorités arabo-berbères (Maures, si vous préfèrez...) n'osent pas intervenir en raison de ces fameux événements de 1988-89.
    Je le sais, j'ai vécu directement le cas en voulant faire qqch pour un de ces jeunes qui a failli claquer sous ma fenêtre en hiver, vêtu d'un seul T-shirt sale, culotte courte et pieds nus, couché sur le béton dans le vent mauvais de décembre, alors que moi j'avais sorti ma couverture de laine dans la maison aux murs encore chauds de la journée...

  • @ Geo: Je lirai volontiers ce texte. Je ne connais pas les Soninkés. J'ai fait plusieurs voyages en Afrique de l'Ouest il y a des années, surtout le Nigéria du sud-ouest, où l'on trouve l'ethnie Yoruba. Ils sont réputés de caractères forts. Ils ont aussi une structure hiérarchique bien ancrée, mais ils n'y a pas d'esclavage, les enfants sont ceux d'une famille (parfois agrandie mais pas d'un maître), bref je pense qu'il y a différentes cultures plus ou moins marquées sur tel ou tel aspect. Donc je lirai attentivement le texte dont vous parlez.

    Sur la question: qui a fait le film et la conférence, il est clair que chaque auteur peut affirmer sa vision sans que celle-ci soit forcément exacte, ou pire: qu'elle soit orientée politiquement, ce qui biaise toute connaissance et appréciation des fait et tout débat. C'est d'ailleurs ce que je déplore chez Jean Ziegler: un biais initial qui rejoint celui de djilani. Mais ce n'est pas le débat ici, du moins pas sur l'ensemble de l'Afrique. Cela dit, j'ai trouvé différentes sources sur la Mauritanie, qui semblent converger dans le sens de ce qu'affirme Biram Dah Abeid, qui est cité dans l'article.

    L'information est passée par l'agence Infosuds, dont je connais un peu le directeur. Il a comme moi une affection pour l'Afrique. La journaliste Madame Isolda Agazzi a écrit de nombreux articles. Je ne les ai pas tous lus mais ceux que j'ai lus étaient objectifs, sans parti-pris idéologique. Je lui attribue du crédit. Après, il est clair que même la plus grande objectivité n'est pas dénue d'un angle de regard. Et les ONG sont parfois imprégnées d'idéologie politique. Donc le risque de biais peut toujours exister, mais là il me semble très réduit.

    Je n'ai pas trouvé de rapports globaux et convergents sur la Mauritanie, or seules des enquêtes impartiales peuvent faire foi. Cela existe peut-être mais je n'ai pas trouvé de piste, je me réfère donc à l'article cité, au crédit que j'accorde à la journaliste, et au fait que j'aie trouvé différents témoignages qui convergent.

    Sur la question de préserver une culture comme nous préservons la nôtre, il y a matière à un vaste débat, qui d'ailleurs est parfois effleuré sur les blogs et ailleurs. Il pose la question du relativisme culturel ou de l'universalité des droits humains. Pour ma part, je respecte le relativisme en matière d'art, de forme de pensée, et d'un certain nombre de valeurs régionales. Toutefois je pense qu'il y a des données applicables à l'échelon de la planète - la préservation des ressources naturelles en est une. Notre pollution, par exemple, touche d'autres pays par différentes voies (air, océan, etc). L'épuisement des ressources naturelles touche tout le mode. Cela est peut-être différent de la notion d'esclavage, mais c'est juste un exemple.

    De nombreux mauritaniens fuient l'esclavage ou le combattent - signe que cela ne leur convient plus. Mais seuls contre l'ethnie dominante, ils ne peuvent guère faire avancer les choses. D'où l'utilité que nous en parlions aussi chez nous. Si par exemple un africain critique la trop grande puissance de la finance par rapport à l'économie, ou s'il critiquait l'écart salarial au détriment des femmes (alors qu0en Afrique ce sont beaucoup les femmes qui font tourner la société), j'accepterais.

    Voilà, vous pouvez m'envoyer le texte ici: hommecible@yahoo.fr.

  • Les coutumes locales n'excusent pas n'importe quoi Géo. Par exemple pas l'excision. C'est un très vaste débat. Mais la lutte contre l'esclavage et les traitements inhumains doivent faire partie de cette petite quantité de valeurs universelles à défendre au-delà des particularismes.
    Du même coup, les musulmans d'ici doivent avoir le droit de se recueillir dans le lieu qui leur convient, dans le respect des lois existantes, qui doivent être les mêmes pour tous. Ce qui n'inclut clairement pas l'instauration de la charia. Pas parce qu'elle est la charia mais parce que plusieurs de ses dispositions restreignent considérablement les droits humains, notamment ceux des femmes.
    En revanche, rien n'empêche d'accueillir et d'intégrer dans nos lois d'autres traits culturels qui constitueraient un progrès pour l'humain.

  • John, il y a effectivement grand nombre de cultures en Afrique aux contours extrêmement variés. Cela étant l'esclavage ne s'appelle plus comme cela chez les Yoruba (ou chez leurs cousins Fon et Guin du Bénin et du Togo), mais ils peuplaient tout de même ce que l'on appelait jadis la Côte des Esclaves, parce que les Royaumes de la Côte - yoruba - y fournissaient les trafiquants européens en matière première... Et actuellement encore, la pratique des "petites cousines" venues du village dans les familles des grandes villes est largement répandue.
    Les-dites familles n'ont en principe pas le droit de vie et de mort (en Mauritanie non plus, théoriquement), mais pour tout le reste: travail forcé sans salaire, maigre nourriture, châtiments corporels, droit de cuissage et j'en passe, c'est exactement la même chose. Avec des gamines souvent même pas pubères, les garçons étant plutôt envoyés aux champs.
    mais cela n'empêche pas qu'il faille combattre les pratiques subsistant en Mauritanie et au Soudan, entres autres.

  • @ Philippe: J'étais dans le bush, dans un village, donc loin des villes, et ce n'était pas le cas. Mais je n'ai pas tout vu, mais si je me suis un peu déplacé, et je ne faisais pas une enquête: j'allais voir travailler des guérisseurs traditionnels. D'autre part oui, le Nigéria fait partie de la côte des esclaves. Mais eux-même l'étaient souvent, c'est d'ailleurs de cette rlgion que vient le vaudou exporté vers les Antilles. Je vous rejoins quand à l'excision, qui de même que l'esclavage est une pratique aliénante en regard de valeurs que j'ose espérer universelles.

  • John, il y avait des gens qui vendaient et des gens qui étaient vendus. Cela pouvait être des gens de la même ethnie, ou du même royaume, parce qu'ils étaient condamnés (ou déjà esclaves au sein même de l'ethnie) ou que pour x raisons on souhaitait se débarrasser d'eux. Mais le plus souvent c'était des gens appartenant à des tribus de l'intérieur, qui étaient razziés lors d'expéditions ou de guerres. Les célèbres Amazones du Bénin étaient d'ailleurs célèbres pour leur efficacité au combat et leur cruauté dans ce jeu sinistre.
    A noter que si à Dakar et à Gorée, les vendeurs étaient des vendeuses, les fameuses signares, métisses, sur la Côte des Esclaves c'étaient souvent d'anciens esclaves eux-mêmes revenus du Brésil ou des Caraïbes, ce qui explique les patronymes des grandes et riches familles de là-dite Côte : D'Almeida, Barboza, de Souza, Lawson. Johnson etc...

  • Souaille@ sur tout le pourtour de l'Afrique, les tribus de la côte vendaient leurs captifs pris aux tribus de l'intérieur. Au delà du cas littéraire le mieux connu, le Dahomey (vaudou, Bruce Chatwin...), le cas le plus important reste l'Angola, patrie du sinistre serial killer Savimbi, Khmer noir, protégé de vos services secrets le SDECE puisque vous êtes avant toute chose Français de chez Français bien que Suisse de papier, protégé de la CIA bien que maoïste, tueur fou protégé par le naïf professeur Jean Rieben de l'institut Monnet ainsi que par le quasi-débile Reto Breiter, patron des journalistes vaudois, chef et roi absolu avec droit de vie et de mort, surtout de mort, des Umbundus du Planalto contre les Kimbundus de Luanda qui les ont vendus pendant des siècles.
    Cette haine ne s'éteindra que par la fin de l'humanité...

  • "Les coutumes locales n'excusent pas n'importe quoi Géo. Par exemple pas l'excision."
    Ah ouais, et ce serait à vous, un Français, de dire cela ? comment s'appellaient ces deux capitaines fous qui ont mis à feu et à sang l'Afrique de l'Ouest ? Pourquoi pensez-vous que ces Africains vous haïssent à ce point, comme les Antillais aujourd'hui ?
    J'ai souvent essayé de défendre les Français dans cette Afrique-là, mais c'est peine perdue. Ces gens vous détestent au-delà de toute expression. Alors n'en parlez pas trop, svp...

  • Mary Robinson déplore les dérapages de l’antiterrorisme autant que de l'esclavage! «Le monde n’est pas devenu plus sûr, mais plus divisé.» 7 ans de «guerre contre la terreur» initiée par les Etats-Unis au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 montrent l'impuissance d'une telle voonté : «Pour justifier ces mesures, les gouvernements utilisent le même langage que les dictatures sud-américaines dans les années 70 et 80» ...

    L’ancienne haut-commissaire aux droits de l’homme a participé à la rédaction d’un rapport commandé par la Commission internationale de juristes (CIJ) sur le sujet. Parallèlement, elle évoque aussi l’exemple de l’Irlande du Nord dans les années 70 et de l’internement sans procès de membres du groupe armé de l’IRA.

    Elle assène ainsi en guise de conclusion : «La police elle-même a fini par reconnaître que cela avait produit un désastre total.»

  • Au fait Geo, je n'ai peut-être pas autant d'expérience que vous en Afrique, mais je m'inscris en faux contre votre affirmation: "J'ai souvent essayé de défendre les Français dans cette Afrique-là, mais c'est peine perdue. Ces gens vous détestent au-delà de toute expression." Les africains que j'ai rencontrés aiment la France, elle représente beaucoup pour eux. Peut-être votre prisme méprisant de l'humanité a-t-il quelque peu déformé votre vision, ou n'avez-vous écouté que ceux qui en voulaient à la France. mais n'en faites pas une généralité assénée comme si vous saviez tout sur tout sans que cela se discute. Peut-être êtes-vous trop vieux, aigri et sclérosé pour changer votre mentalité.; peut-être êtes-vous aussi négatif depuis toujours. Ce qui mettrait à mal ma foi dans l'humain. Mais il faut de tout pour faire un monde... même de vous...

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