Obama, premiers signes du changement: l'ère de l'intelligence a commencé

Pas d’idolâtrie. Seulement un intérêt soutenu.

Obama-by-Steven-Voss.jpgEt l’observation des premiers signes. Guantanamo? C’en est un, certes, mais peut-être pas le principal.

Il faut chercher du côté de ses ministres. La pluralité culturelle? Non, pas encore cela. L’un des signes les plus forts est dans les personnalités qui le composent.

On parle de “gouvernement de rivaux”. Les ministres ne sont pas des faire-valoir, des potiches comme en France et pire dans les pays qui se targuent de nous faire la leçon: Iran, Palestine, Chine, etc. Les ministres ont leur personnalité, ils sont forts dans leurs domaines, et n’ont pas forcément le même point de vue.

Le but d’Obama: présenter un point de vue critique des décisions à prendre. C’est l’intelligence en action. Pas de consensus mou, pas de cirage de pompes. Enfin, l’analyse critique fait partie d’une équipe gouvernementale.

On est loin de Sarkozy et de son besoin d’être le seul et l’unique, ne laissant à ses ministres que la soumission ou la possibilité de se faire un bébé sans père pour amater la presse people. On est loin des clowneries de Ségolène et de sa posture autoritaire sous les fanfreluches de la fraternitude.

Loin du hamas, des ses boucliers humains civils et de ses enfants-soldats embrigadés  pour en faire de futurs suicidés. Loin de la Chine et de ses ombres à la Frankenstein. Loin de la Suisse et de ses pâles orateurs qui confondent politique et jeu de scrabble. Loin d’Israël où plus aucune volonté de paix ne se manifeste. Loin des autocraties islamistes. Loin du narcissisme  satisfait des régimes de gauche ou de l'arrogance des régimes de droite.

On entre dans le réel, dans la dialectique chère à Marx et qu’aucun régime, de gauche ou de droite, aucun jamais n’a su mettre en place.

L’ère nouvelle a commencé. L'ère de l'intelligence.

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Catégories : Politique 8 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Bonjour,
    Je me pose une question à propos de Baraka Obama :

    Aura-t-il le courage d'aller au bout de ses convictions et de poursuivre devant les tribunaux les "tortionnaires" de Guantanamo et autres prisons illégales?

    Si oui, quelles sont ses réelles chances de survie (au propre comme au figuré)?

  • Bonsoir salegueule,

    Bonne question. Parce qu'il y a là un vrai déni de droit dont d'autres pays se sont faits complices. L'intégrité a semble-t-il été oubliée sous le règne de Bush. Difficile d'anticiper et de savoir jusqu'où il pourra aller. Le risque qu'il se fasse abattre s'il va trop loin est réel, nous le savons. Ce n'est pas par hasard qu'il est autant protégé. Il lui faudra beaucoup de savoir-faire et de soutiens. Ne lui en portons pas ombrage s'il ne va pas ouvertement aussi loin que nous le souhaitons. Mieux vaut un Obama vivant qui fait 50% de son programme. Enfin, c'est ce que je pense. A votre avis?

  • @ Rinema:

    Bonsoir,

    En complément à notre échange sans suite d'hier, qui n'était peut-être que publicitaire de votre part ou de la part de M. Plenel, voici mon nouveau billet sur Obama, que je viens de mettre en ligne.

    Si vous squattez mon blog qui réalise une jolie audience pour Genève pour faire valoir Médiapart, en posant un lien vers un article très réducteur (en contenu et en profondeur d'analyse) de M. Plenel, ce serait intéressant d'aller plus loin dans le débat.

    Bien à vous.

  • "L’ère nouvelle a commencé. L'ère de l'intelligence."

    L'ère nouvelle commencera lorsque nous saurons la vérité sur le 11 septembre...

    En attendant vous prenez vos rêves pour la réalité. Pourquoi pas?

    "qui réalise une jolie audience pour Genève"

    Et maintenant la grosse tête...

  • Un bon point: il a aussi décidé de fermer les prisons secrètes de la CIA à l'étranger... Il paraît que certains pays européens sont "inquiets". Les salopards.

  • Bonjour à toutes et à tous,

    Bonjour Hommelibre,

    M. le Président Obama suscite bien des attentes et d'espoirs à un moment où reprendre les rennes ne sera pas chose aisée.

    De plus, entre les promesses de campagne et l'application de ces dernières, il y a toujours un monde, il pourra donc mener à bien certaines réformes, et d'autres devront être reportées, voir abandonnées car la marge de manoeuvre d'un président dans le système US est limitée par le Congrès.

    Lorsque l'on mesure les intérêts en jeu dans les divers Etats et donc de leur représentants, M. le Président Obama devra indubitablement faire des choix Cornéliens. Et l'appareil d'Etat US est autrement plus difficile à atteindre que c'est lui qui a une réelle incidence sur la politique de ce pays.

    Espérons qu'il ne sera pas obligé de décevoir après avoir fait rêver ses concitoyens et une partie du monde car beaucoup oublient qu'il reste le Président des Etats Unis et, à ce titre, il appliquera une politique US dans la plus stricte tradition.

    Mais bon un arrière, arrière, petit fils de Bernois à la Maison Blanche c'est une grande première ! :o)

    Bien à vous Hommelibre,

    Stéphane

  • @ Stéphane: bonjour,

    En effet il appliquera une politique US, c'est d'ailleurs aussi et d'abord pour cela qu'il a été élu. Mais il comprendra peut-être mieux que Bush que l'intérêt des Etats-Unis est d'autant mieux défendu qu'ils seront respectés. Mais ne croyons pas pour autant que Barak Obama fait dans l'angélisme, et ses positions en matière d'économie mondiale ne seront pas forcément tendres.

    C'est aussi pour cela que dans notre monde multipolaire il faut des contre-pouvoir. Je crois à l'Europe même si elle a encore du chemin à faire, et l'Europe doit se donner les moyens d'être un contre-pouvoir.

    Ce que j'apprécie et que j'exprime dans ce billet, c'est de voir M. Obama mettre lui-même des contre-pouvoir au sein de son propre gouvernement. J'y vois un signe d'intelligence et de maturité.

    Bien à vous.

  • Bonjour HL, (plus vite tapé que Homme Libre)
    Je pense que nous (les occidentaux) attendons beaucoup trop de Baraka Obama.
    Nous avons tendance à penser que l'après Bush nous aurons le "Nirvana"...
    Les moyens financiers que l'ex président des USA a laissé à son successeur sont si faibles et les problèmes domestiques si grands, que je serais étonné que Baraka puisse faire beaucoup de chose sur le plan international. Nous avons pris l'habitude de laissé l'Amérique tiré la charrue et de profiter du sillon pour récolter une partie des fruits. Je crains fort qu'il n'y ait plus de capacité pour les USA de tiré cette charrue. Une Europe dirigée pas des gens un tantinet plus visionnaires que ceux qui président actuellement aux destinées de l'UE, auraient peut-être compris que le vieux continent avait une opportunité de "reprendre la main" et le leadership du développement moral, économique, social de notre planète. Hélas, nous avons affaire à des petits qui jouent encore dans la cour de l'école enfantine. Par chance, la Suisse ne fait pas partie de cette misère politique.

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