18 morts, 4 ans de prison

La sentence est tombée ce soir. Les 3 adolescentes qui ont mis le feu à une boîte aux lettre à l'Hay-les-Roses, entraînant la mort de 18 personnes, sont condamnées.

Feu2.jpgComdamnée à 4 et 3 ans de prison.

Pour quoi? "Finalement, le coiffeur avait embauché Jennifer et licencié Tiana, ce qui avait entraîné un litige entre les adolescentes". Une jalousie d'ados qui tourne mal.

Un feu vengeur, un feu qui s'emballe, et ce sont 18 habitants de l'immeuble qui décèdent. Familles détruites, survivants qui ne comprennent pas. L'horreur d'une connerie qui déborde. "Leur avocate Françoise Cotta n'a eu de cesse au cours du procès de souligner le décalage entre la banalité de l'acte initial et la gravité des conséquences. Elle a insisté sur les expertises qui ont montré que l'incendie avait été favorisé par le fait que l'immeuble n'était pas aux normes."

Certes, pas aux normes, mais ce n'est pas l'immeuble lui-même qui s'est mis le feu. Elles, pas aux normes non plus.

On fait des conneries parfois, adolescent. Des conneries qui tuent, et qui tuent 18 personnes, ça fait beaucoup.

Et 4 ans de prison, moins de 3 mois par mort.

N'était-ce pas Staline qui disait: "On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu." ?

Auraient-elles eu une peine plus lourde si elles n'avaient tué qu'un homme? Oû est la raison dans une telle affaire?

Catégories : société 24 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Ce billet est votre plus mauvais billet, sans aucun doute. C'est pour cela que je n'ai jamais voulu ouvrir un blog : ne pas me laisser emporter par la tempête de la connerie.
    4 ans de prison pour ces "perdues" :
    Pensez-vous que ces idiotes avaient l'intention de tuer 18 personnes ?
    Pensez-vous qu'elles ont réalisé qu'en mettant le feu à une boîte aux lettres, elles mettaient en jeu la vie de 18 personnes ?
    Après avoir un peu réfléchi à ces questions, pensez à 3 ou 4 ans de taule...

  • non moi je dirais je pense à ces 18 personnes qui ne savent pas qu'elle sont devenues poussière "eternellement" fâce à 4 ans qui de plus il y a forte chance qu'elles se disent aprés leur prison qu'elles ont payées leur dette donc c'ets pas grave.

  • @Géo,
    Vous connaissez l'expression "on ne joue pas avec le feu" ?. En mettant le feu aux boîtes aux lettres, ces (perdues ?) pensaient résoudre quoi ?

  • Sujet extrêmement délicat...
    Combien font des "conneries" sans envisager une seconde les conséquences possibles? Aller...chacun d'entre nous en a fait....brûler un feu en essayant de passer encore à l'orange...

    Quand les chauffards vous colle à 2m derrière à 120 sur l'autoroute, c'est exactement le même ordre de gravité....de la connerie. transgresser l'interdit, sans penser aux conséquences....et pourtant , les conséquences peuvent être aussi grave...mort d'homme, voir de plusieurs....

    Et bien, des conneries, on en voit TOUS les jours. Heureusement, pas toujours avec les conséquences qu'il y a eu lors de cet incendie volontaire....

    J'crois quand même qu'il faut s'enlever ses oeillères et regarder le monde en face, avant de juger trop sévèrement les autres.

    Un peu surprise par ce post...

    Ark

  • Je voudrais ajouter ceci: un court-circuit en pleine nuit aurait provoqué les mêmes dégâts. J'espère donc que les bailleurs de l'immeuble en prennent pour quelques années aussi.

    Par contre, un extincteur à temps (qui ne se trouvait probablement pas dans l'immeuble, car en France, ce n'est pas obligatoire si l'immeuble a été construit avant 1990) donc, un extincteur à temps, et cette connerie de gamines mal élevées serait devenu un fait divers comme un autre....

    De quoi réfléchir....

  • J'ai vécu un incendie et depuis, je ne dors jamais sans lampe de poche...
    Pourquoi on n'apprend pas des règles de survie aussi basiques et élémentaires à chaque être humain ?

  • Salutations,

    C'est vrai qu'il me semble que vous vous êtes laissé emporter par vos émotions sur ce post. Je rejoins tout à fait Géo et arkencielle. J'ajouterais qu'il faut se souvenir qu'en plus de 4 ans de prison, ils ont 18 morts sur la conscience... Et ça, c'est plus lourd que n'importe quelle peine...

    Sincèrement,

    Q.

  • Tremblement de terre à Kobé au Japon en janvier 1995, plus de 6000 morts. Mise en cause: la corruption qui a fait que certains bâtiments n'étaient pas "aux normes". "On" empoche l'argent au lieu de le consacrer à la sécurité. Alors oui, être "aux normes" aurait tout aussi bien pu sauver la vie de ces 18 personnes. Si "l'immeuble ne s'est pas mis le feu lui-même", il l'a propagé. A combien ont été condamné les responsables? 0 jours divisé par 18, ça fait toujours moins de 1 jour par victime.

    Oui, "où est la raison dans une telle affaire?"

  • ces filles onts été mal élevées comme il est écrit plus haut, ce geste irréfléchi est inadmissible, un chatiment doit leur être appliqué, la population doit t'elle subir le manque d'écucation d'adolescentes.
    et leur trouver des excuses en plus, il y a eu des morts il ne faut pas l'oublier !!!!!

  • Mon commentaire n'arrivant pas à passer, je le scinde en 3 pour voir si cela passe mieux. Le voici:

    Cela fait partie du jeu d'être critiquable et critiqué. Si je ne l'acceptais pas je ne tiendrais pas de blog. Je ne fais pas la course au "bon" billet, je ne cherche pas à satisfaire tout le monde. J'assume ce que j'écris, et parfois certaines critiques fondées et argumentées me font réviser ma position et évoluer dans ma compréhension. Dans le cas présent, Géo, j'accepte que vous trouviez ce billet mauvais (en avez-vous trouvé une seule fois un bon? Vous ne l'avez jamais dit). Mais de dire cela ne m'avance pas sur mon questionnement: où est la raison dans un tel jugement? Vous-même, par exemple, qu'auriez-vous décidé? Quel jugement auriez-vous rendu, et comment l'auriez-vous motivé?

    Je ne sais pas ce que ces ados pensaient. J'espère qu'en effet elles n'imaginaient pas que leur geste allait entraîner 18 morts. J'imagine toutefois que mettre le feu dans un hall d'immeuble n'est pas comme mettre le feu à une poubelle dans la rue, casser un vélomoteur ou jeter une pierre dans une vitre. Le degré de puissance et de détermination agressive dans l'intention, et la prise de risque, ne sont pas les mêmes. J'ose espérer qu'à 18 ans on sait cela. Brûler une boîte aux lettres est en soi un geste d'une portée symbolique forte.

    Et mon questionnement est: comment évaluer la gravité et le degré de responsabilité d'un acte? La question de la responsabilité est régulièrement évoquée dans mes billets, celui-ci n'y déroge pas.

  • (Suite 2 et 3. J'ai cité de nombreux liens et cette partie ne passe pas, je les ai donc ^otés.)

    A titre de comparaison, un jeune homme de 22 ans, Salah Benfaiza, vient d'écoper de 8 ans de prisons pour un crime qu'il n'a pas commis. Assez édifiant. Dans le récent procès Ferrara, l'avocat Karim Achoui est condamné à 7 ans de prison pour être suspecté (il n'y a pas de preuve) d'avoir aidé à l'évasion.

    La mère qui avait fait croire faussement à la disparition de sa fillette de deux ans pour faire revenir son mari a été condamnée à 3 mois dont deux avec sursis; cela alors qu'elle a joué avec la peur des enlèvements, et qu'elle a pris sa fille en enjeu et en otage.

    Une mère qui maltraitait sa fille depuis l'âge de trois ans a été condamnée à 12 mois avec sursis. Une mère de famille est condamnée à 4 mois avec sursis pour avoir donné une gifle à une adulte. Et 4 ans de prison ferme pour un homme qui a incendié 9 voitures.

    Et, pour une mère qui a volé des jouets pour ses enfants (elle n'avait pas les moyens de les acheter) afin qu'ils passent un vrai Noël: 6 mois de prison avec sursis et 5 ans d'interdiction des droits civils!


    Où est la raison, la logique le lien, la hiérarchie de gravité dans ces affaires? Je n'ai pas la réponse, mais j'ai toujours la question.

    Et ce n'est pas votre jugement de valeur sur mon billet, Géo, qui fait avancer le débat. Je m'en fous de votre appréciation, et j'ai l'habitude de lire vos commentaires dénigrants. Mais sur le fond, qu'en pensez-vous? Comment jugeriez-vous une telle affaire? Car j'ai l'impression, à vous lire, que vous trouvez que c'est trop, 3 ou 4 ans de taule. Voulez-vous les exonérer de peine? Et laisser considérer que finalement, 18 morts ce n'est pas si grave, elles ne l'ont pas fait exprès, et laisser la société dans une dérive judiciaire dangereuse?

    Ark, dans une affaire comme celle-ci, il y a un jugement judiciaire, il en faut bien un. Comment évaluer cet acte? C'est ma question. Un court-circuit aurait fait les mêmes dégâts, oui, mais il n'aurait pas été chargé d'une violence déterminée à l'encontre d'une des habitantes.

    Bref, où est la raison? J'ai de quoi gamberger encore sur cette question.

  • D'accord avec Géo, Ark et Johann. (Mais oui, Géo, ça devait arriver ;)

    hommelibre, je ne comprend pas bien votre indignation. C'est, certes, un sujet délicat et qui mérite débat, mais 4ans ferme, c'est n'est pas rien. Ce n'est pas 6mois ou du sursis.

    Et puis, même si je n'ai pas suivi cette affaire, en quoi est-ce différent entre casser un vélomoteur (en supposant qu'il appartienne à la personne contre qui on en aurait) et brûler une boîte aux lettre (si c'est uniquement celle-ci) ? Bien entendu, je ne cautionne ni l'un ni l'autre, mais sur le principe, elles voulaient certainement endommager uniquement la boîte au lettre. Ce qui est répréhensible, oui, mais leur intention n'était que de commettre un délit de petit voyou. Ce n'est pas des meurtres avec préméditation.

    Moralité: ne brûles pas de boîte aux lettres car la maison pourrait bien partir avec.

  • Je trouve que c'est très difficile de trancher, grosse prise de tête. La responsabilité des ces filles est bien réelle, elles étaient de plus majeures, donc sensées répondre de leurs actes.
    C'est un homicide (enfin 18...) involontaire et devrait donc être jugé comme tel.

    La société immobilière devrait être également mise en cause pour non respect des normes de sécurité.

    Par contre la responsabilité de l'une ne devrait pas amoindrir celle des autres.

    Et, hommelibre, pour vos exemples, il semblerait parfois la propriété soit mieux défendue que la vie.

  • Fufus, Ark et Quentin, j'apprécie vos avis, même contradictoires. Me serais-je laissé prendre par l'émotion? Je n'en ai pas l'impression, mais on ne se voit pas toujours soi-même. Si c'est le cas, je suis alors en contradiction avec d'autres propos que j'ai écrits où justement je pense qu'en matière de justice l'émotion ne doit pas primer.

    Il est vrai que 4 ans et 18 morts, il y a une petite collision dans mes valeurs. Il est vrai aussi qu'on ne peut penser qu'elles ont mis le feu dans le but de tuer. Mais nous ne sommes pas dans leur tête.

    Comparaison n'est pas raison, et les différentes condamnations que je cite ont probablement fait l'objet d'une appréciation circonstanciée. Sauf pour le premier, où il a été démontré qu'il n'a pas tué.

    La comparaison avec la mère de famille qui a volé des cadeaux pour que ses enfants aient un vrai Noël (elle n'avait pas le sou) montre aussi un certain de gré de variabilité dans l'appréciation et la sanction des actes. Voler pour 600€ vaut six mois avec sursis, et 5 ans sans droit civils. Je suis étonné de la violence de la sanction au vu des circonstances.

    Bref, je vais encore y réfléchir, et tenter bien voir si ma question est fondée hors d'une réaction émotionnelle.

    Bien à vous.

  • @ Pascale: oui, il semble bien que la propriété est mieux défendue que la vie. Je suis d'accord que c'est un sujet délicat, et je ne sais pas où poser un repère stable. Pour les ados, une seulement était majeure au moment des faits.

    Je me dis qu'en mettant le feu à une boîte aux lettres, on sait que l'on passe à la vitesse supérieure dans la dangerosité de son acte. J'imagine que l'on sait que le risque est plus grand qu'ailleurs. Mais ce ne sont que des suppositions. Et comme dit Quentin, elles auront ces morts sur la conscience pour le reste de leur vie.

    Le jugement prévoit un suivi psychothérapeutique pour les accusées. Ne pourrait-on imaginer aussi un stage de travaux humanitaires, ou quelque chose de ce genre? Peut-être alors que leur culpabilité pourrait se transformer en quelque chose d'utile et d'éveilleur de la conscience.

  • Bonjour Homme Libre. D'abord, les feux de boîte aux lettres en guise de règlement de comptes ou de menaces entre bandes, c'est assez fréquent dans les grands ensembles français. D'habitude, cela ne fout pas le feu à l'immeuble. Donc je crois qu'on peut éliminer l'intention de tuer. Reste qu'il y a eu 18 morts. Mais le gars qui a tué une gamine en ôtant la sécurité du tire-fesse en Savoie a pris combien il y a quelques temps ? Il n'y avait pas d'intention agressive, mais une inconscience crasse.
    Les décisions de justice sont souvent aléatoires. Je me souvient de la condamnation du ravisseur de la fille de Frédéric Dard, par un tribunal genevois, qui m'avait beaucoup choqué à l'époque. Le type l'avait rendue vivante, hors il avait écopé du maximum, 20 ans ferme, exactement comme s'il l'avait tuée, davantage peut-être même, car bien des meurtriers sont condamnés à nettement moins dans notre bonne ville.
    Les juges parlaient de cruauté mentale. Mais il ne l'avait pas tuée, ni ne lui avait fait subir de violence physique. Seulement, c'était la fille de Frédéric Dard et Genève protège la tranquillité de ses célébrités. C'est du moins ainsi que j'avais interprété le jugement.
    Amtiés
    ps: vos copains du MCG volent décidément bien bas dans leurs invectives à mon égard.

  • "ps: vos copains du MCG volent décidément bien bas dans leurs invectives à mon égard."

    Comme tous les parvenus, aucune éducation, aucune classe (le MCG donc).

  • Bonjour Philippe, merci pour ce commentaire. Cela confirme que la Justice est parfois bien aléatoire.

    En ce qui concerne "mes copains" du MCG, j'ai vu l'insulte sur le biller d'Eric Stauffer. Des internautes anonyme, avec lesquels je n'ai pas eu l'occasion de débattre, ne sont pas des copains, quelle que soit leur appartenance politique. Je n'ai pas d'appartenance à un parti. Je n'aime pas le langage de l'insulte, qui ne sert à rien. On peut être en désaccord et débattre quand même avec des arguments. Je ne cautionne pas l'insulte. Et si j'étais sur la liste MCG pour la Constituante - ce que j'assume pleinement et qui m'a convenue par sa diversité de sensibilités - je ne pourrais pas faire de politique. C'est trop réducteur, clivé, pré-mâché. J'aurais besoin d'une trop grande liberté de pensée et de ton pour être politicien. J'ai envie de continuer à fonctionner avec une pensée qui parfois peut rejoindre la gauche dans certaines analyses et valeurs - en refusant définitivement sa philosophie dans ce qu'elle a de péremptoire et d'autoritaire, et qui a aussi ses fondamentaux de droite comme la liberté, puisqu'il faut utilisé ce clivage. Mais je ne me range dans aucun tiroir, ma maison est la commode, soit tous les tiroirs, utilisés à bon escient.

    A propos de l'insulte dont vous avez été gratifié, vous aviez pris le risque en parlant des "éructations" du MCG...

  • Cher John, j'ai d'excellents amis gais, et par respect pour eux je ressens comme un éloge d'être traité d'embrayage, mais par respect envers mes orientations sexuelles, vous m'obligeriez en rectifiant l'orthographe de "gratifié"...
    Et pour ce qui est de l'éructation, j'assume. C'est un qualificatif qui me semble convenir aux propos, aux textes et aux actes de certains de leurs ténors. J'y reviendrai d'ailleurs un de ces jours dans mon blog. Puisque ces messieurs se piquent de révélations croustillantes, allons-y.
    Dans le cas présent je pense qu'il y a eu gradation dans l'invective, en dehors du fait que je ne suis ni gai, ni de gauche.

  • Cher John, j'ai d'excellents amis gais, et par respect pour eux je ressens comme un éloge d'être traité d'embrayage, mais par respect envers mes orientations sexuelles, vous m'obligeriez en rectifiant l'orthographe de "gratifié"...
    Et pour ce qui est de l'éructation, j'assume. C'est un qualificatif qui me semble convenir aux propos, aux textes et aux actes de certains de leurs ténors. J'y reviendrai d'ailleurs un de ces jours dans mon blog. Puisque ces messieurs se piquent de révélations croustillantes, allons-y.
    Dans le cas présent je pense qu'il y a eu gradation dans l'invective, en dehors du fait que je ne suis ni gai, ni de gauche.

  • Philippe, désolé pour la faute d'orthographe... plutôt malvenue dans ce contexte. N'y voyez aucune malice, seulement le fait que même si je pense à corriger les fautes dues à une maîtrise très relative du clavier, certaines m'échappent. C'est réparé!

    Pour le MCG, je me demande si c'est le langage cru de certains de ses ténors ou la langue de bois et la hargne masquée de ses contradicteurs qui est le plus dérangeant. Et ma foi il faut bien reconnaître qu'il agit. Pour autant, je n'en suis pas membres, et je doute que je puisse en être. J'ai certaines positions très clairement différentes, voire opposées, comme sur les votations du 30 novembre dernier. Je ne pourrais donc, selon mes convictions et ma réflexion, soutenir les positions que le MCG a défendues lors de cette votation, sur deux sujets forts au moins.

  • Cher John, rassurez-vous, je n'y voyais aucune malice. Pour ce qui est du MCG, et s'il est vrai qu'en face la langue de bois et les partis pris sont parfois dérangeants, je ne trouve pas que ce partie agisse. Il se contente de dénoncer des scandales, parfois réels, souvent simulés, grossis, déformés ou déjà réparés. avec un art assez grossier mais je dois le dire efficace de la communication. Exactement comme d'autres en d'autres temps de sinistre mémoire avant eux.
    Seulement, s'il suffisait d'éviter les scandales pour gouverner un pays, les choses seraient extrêmement simples. Ceux-ci ne concernent qu'une part infime des finances gouvernementales. La part des ancêtres comme on dit en Afrique. Les vrais problèmes sont ailleurs.
    Le vrai travail de la politique consiste à préparer le lendemain, à gérer le quotidien, l'organisation, toutes ces choses qui demandent non pas une gueule élastique, comme on dit à Genève, mais de la compétence. Alors personnellement, je comprends assez la hargne des députés et autres qui se donnent de la peine tous les jours et dont le travail efficace est nié par les gesticulations de ces gens.
    Comme cette proposition absurde et discriminatoire sur les frontaliers qui est contraire aux accords internationaux signés par la Suisse après une votation démocratique... Alors que plusieurs d'entre leurs dirigeants ont fait un petit tour de l'autre côté de la frontière, à certaines époques, où ils se comportaient de manière fort vulgaire, comme en terrain conquis. J'étais le voisin de l'un d'eux. Et il se trouve que j'en ai bien connu un autre, professionnellement, il y a fort longtemps. Je peux vous dire qu'au niveau humain, c'est un bien triste sire. Le peu que je vois des autres me laisse à penser que qui se ressemble s'assemble.
    Après divers déboires professionnels, ils ont vu dans la politique racoleuse un moyen de gagner leur vie et de combler leur ego. C'est leur droit. Mais qu'ils ne viennent pas nous servir la fable du défenseur de la veuve et de l'orphelin. Pas eux.

  • Bonjour Hommelibre,

    J'ai personnellement toujours été étonné, par exemple, par la différence de peine encourue entre "tentative de meurtre" et "meurtre". Pourquoi la peine serait-elle moins sévère lorsque la tentative de meurtre échoue ?
    Coup de chance, la victime n'est pas décédée...

  • Bonne remarque, xx. En effet, dans la tentative l'intention est là, la volonté, et le début du passage à l'acte aussi - donc son organisation matérielle. La différence est donc très ténue et en effet c'est parfois un coup de chance que l'acte mis en oeuvre n'ait pas abouti. La gravité de l'intention est la même.

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