3e Congrès “Paroles d’hommes” de la condition masculine. Bruxelles, 17-18 oct.

Après Genève en 2003 et Montréal en 2005, le congrès “Paroles d’hommes” troisième du nom se tiendra en Belgique au mois d’octobre. Voulu par des hommes et prioritairement pour des hommes, les deux premières éditions ont vu la participation de nombreuses femmes.

Congrès1.jpgCe congrès a été initié par John Goetelen et Yvon Dallaire en 2003, sur le constat que la condition masculine au mieux allait de soi, au pire n’existait pas. L’homme était une fois pour toutes classé dans quelques clichés réducteurs et déformés où peu se reconnaissaient.

L’époque était en pleine hystérie de l’affaire Dutroux et tous les hommes devenaient suspects. A cela, les campagnes féministes contre la violence conjugale et leurs chiffres démesurés et mensongers ajoutaient une criminalisation systématique de la gent masculine. Et en même temps la violence contre les hommes était généralement passée sous silence, ou ultra-minimisée.

Pourtant , années après années, les statistiques sérieuses montraient lentement une réalité trop ignorée. En 2007 l’Office national de la Délinquance Congrès2.jpgen France, se basant sur les statistiques policières et judiciaires, montrait que si 2,3% des femmes subissaient de la violence physique, 1,7% des hommes aussi (chiffres extrapolés). D’autres statistiques canadiennes démontrent une parité dans la violence physique. On est bien loin des 10%, 20% voire 30% annoncés sans vergogne. Et une étude de 2004 en Suisse, faite par l’OFAS, donne un instantané surprenant:

« 8% des femmes et 7 % des hommes reconnaissent bousculer, pousser ou secouer leur partenaire sous l'effet de la colère. 1,6 % des femmes comme des hommes disent frapper leur partenaire, que ce soit à coups de pied ou de poing ; 0,6 % des femmes et 0,7 % des hommes admettent régulièrement rouer de coups leur partenaire, le maltraiter avec des objets voire l'étrangler. En ce qui concerne la violence psychique, 9 % des femmes contre 5 % des hommes déclarent menacer leur partenaire ; 11 % des femmes contre 5 % des hommes avouent rabaisser volontairement leur partenaire en le dénigrant, en le vexant ou en trahissant sa confiance ; 1 % des femmes et 2 % des hommes endommagent ou détruisent, dans un conflit, des objets auxquels le partenaire tient particulièrement. »


Congrès3.jpgA cela s’ajoutait un déni des pères institutionnalisé depuis des décennies, le dénigrement des hommes de plus en plus affirmé, l’ampleurs des fausses accusations (violences sexuelles, attouchements sur enfants), l'indifférence à la souffrance morale des hommes, bref tout était pour le mieux dans le pire des mondes.

Etait-ce là l’égalité voulue et soutenue par de nombreux hommes? Assurément pas. Si je fais rappel des éléments ci-dessus, ce n’est pas pour alimenter une bataille - bien que bataille il y ait. Le congrès n’est pas un lieu de guerre des sexes, un forum de revendications agressives, un mur des lamentation, rien de tout cela. La présence des femmes est d’ailleurs bienvenue et toujours souhaitée, car modératrice et opportunité de dialogues vrais et utiles.

Le congrès Parole d’hommes est un forum de discussion, de partage, d’information sur la condition masculine. Des chercheuses de renom y Congrès4.jpgparticipent comme intervenantes, aux côté des orateurs hommes.

Pour toutes informations, suivre ce lien:

http://www.relais-hommes.org/presentation/congres-hommes-etat-des-lieux.html

http://www.parolesdhommes.com/


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Catégories : société 12 commentaires Lien permanent

Commentaires

  • Bonsoir John,

    Ravie que tu t'exprimes à nouveau sur la condition de l'homme dans notre société actuelle et d'apprendre qui tu seras présent au Congrès "Paroles d'hommes"..décue par contre de ne pas pouvoir y assister, j'aurais grandement apprécié, j'en suis certaine...
    La souffrance n'a pas de sexe...si l'égalité à tout prix serait de faire de l'homme ce Mâle aimé, un autre mot pourrait apparaître dans nos Larousses dans un proche avenir : "homminisme" en opposition et complémentaire à "féminisme".
    En cela, je rejoins la cause des hommes, n'étant pas une féministe dans l'âme, mais aspirant à un respect mutuel et à une reconnaissance d'une complémentarité nécessaire.

    Excellente soirée et à très bientôt
    Amitiés

  • Hello Valérie, oui respect mutuel, complémentarité de cas en cas car nous n'avons pas tous les mêmes besoins, bienveillance, dialogue, écoute sans peur ni jugement. Et pas trop de théorie ni d'idéologie...

  • @hommelibre

    Vous avez regardé ARTE hier soir?

  • Non Carlitos, dommage je vois en effet que le programme traitait des hommes. Vous l'avez vu?

  • Oui, j'ai un enregistrement pourri fait sur mon PC, j'ai pas encore tout vu mais j'ai bien pensé à vous. Le fichier doit être lourd, mais si vous connaissez une solution de transfert facile je peut vous l'envoyer...

  • Je vois qu'il y aura une rediff le 22.9 à passé minuit. J'essaerai de l'enregistrer (mais pas sûr que ça marche, mon magnéto est caractériel quand aux chaînes acceptées, sinon je vous tiens au courant. En effet cela risque d'être lourd à envoyer, à moins de le scinder en plusieurs parties. La présentation a l'air bien. Arte avait fait une émission grave contre les hommes il y a environ 2 ans, les présentant comme des salauds de cogneurs, tapant sur les pères, etc. Intoxication du système féministe. Il semble qu'ils ont un peu rectifié le tir. Bonne nouvelle.

  • "sinon je vous tiens au courant."

    Je peux vous envoyer un DVD aussi au cas où...

  • Oui bonne idée le dvd. Cool.

  • Voici un autre livre masculiniste. Il s'agit d'un roman intitulé : "Rudy et sa petite amie". Et ça parle d'un jeune type tellement dégoûté par les femmes d'aujourd'hui et le féministe qui finit "par aller voir" du côté des petites filles, plus maléables et dociles. Vous pouvez le télécharger gratuitement ici : http://www.lulu.com/content/941107

  • Ce Rudy doit être absolument formidable (la pédophilie, c'est aussi de la faute des femmes qui réclament simplement l'égalité, maintenant ?)... Personnellement, j'ai été tellement dégoûtée par les machos que j'ai fini par "aller voir" du côté des féministes, plus honnêtes et plus franc-he-s. Ça me semble tout de même bien plus sain que ce genre de torchon masculiniste.

  • @ Chaminou: ce post de Fabrice a été oublié, je crois que le thème annoncé me dérangerait beaucoup. Je n'ai donc pas téléchargé le livre pdf, jusqu'à ce soir où je lis votre commentaire. J'avais évité, mais peut-être dois-je lire pour savoir ce qui est dit. J'ai regardé la préface. Il, s'agit de l'histoire d'un pédophile et de sa victime, racontée par un étudiant en psychiatrie qui a obtenu sa confession. Dans la préface il ne fait aucune apologie, mais annonce qu'il veut essayer de faire comprendre ce qui se passe pour un malade de ce genre.

    Vous avez bien fait de poster votre commentaire. Je ne sais pas si je vais le lire, mais si je ne le lis pas est-ce par réflexe conditionné par les médias ou parce que cela me donne la nausée? Car c'est une chose que je ne peux ni comprendre ni imaginer. Alors, lire m'expliquerait-il quelque chose? En relisant ce soir ce post sur ce livre, je me demande si je dois le laisser, car en aucun cas je ne voudrais faire une quelconque apologie. Et c'est vrai que le texte de présentation sur le post est ambigu car presque justifiant. Le féminisme n'est pas ma tasse de thé mais il ne justifie en aucun cas la maladie d'un pédophile. Je crois que c'est pour cela que j'ai contourné ce livre.

    Honnêtement Chaminou, je ne sais que faire. Je lis votre réaction, je la comprends, moi-même je suis mal à l'aise de laisser cela sur mon blog. Mais sans connaître ne ferais-je pas que condamner sans savoir?

    Dois-je lire et commenter? Effacer le commentaire? Demander si quelqu'un l'a lu? Les premières phrases ne sont pas mon style de littérature (un de mes auteurs préférés est Christian Bobin, vous voyez la différence). Mais dois-je me forcer pour parler en connaissance de cause?

    Que feriez-vous à ma place? Qui ferait quoi à ma place?

  • Quelques précisions. L'auteur de ce roman montre clairement comment un garçon, au départ équilibré, se transforme petit à petit en un farouche antiféministe pédophile (99% des antiféministes ne sont pas pédos, je vous rassure). Il imaginera une société anti-femmes régie par les "lois de Nur-Humbert" (vous connaissez Humbert Humbert ?). Vous pouvez le lire, ce n'est qu'une fiction (à moitié réelle, en fait). Et c'est sans vulgarité.

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