Le stalinisme fait son entrée dans la Constituante, l'AVIVO pris en otage

J'ai lu le commentaire de Monsieur Pierre Gauthier de ce dimanche soir. Bien que n'ayant pas écrit le billet incriminé, je me suis senti concerné, et je souhaite commenter cette agression malvenue. Pour info je mets son commentaire en début de mon billet. Le billet mentionné est au lien suivant: http://geneve.blog.tdg.ch/archive/2008/08/23/oui-je-suis-de-droite-et-de-gauche.html

KGB1.jpg"Cher Monsieur,
Comme je l'écrivais à une de mes amies et de vos co-listières, je suis atterré par votre billet.
Un certain Jean-Marie avait déjà en son temps déclaré " je suis économiquement de droite et socialement de gauche." Cet oxymore a depuis fait recette et certains partis en font régulièrement leurs choux gras...
S'agit-il pour la FAGE - à laquelle vous appartenez je crois - d'un slogan "attrape-vote du marais" ? Ou s'agit-il d'une tentative, selon moi bien vaine et maladroite, de positionnement politique ?
Dans les deux cas, vous faites certainement erreur. En effet, le clivage droite-gauche est bien réel, c'est d'ailleurs là que se situera, nolens volens, l'enjeu principal des débats de la future constituante.
Voilà qui donne néanmoins sérieusement à réfléchir sur la nature ambiguë du conglomérat associatif auquel vous appartenez et sur votre désir d'ubiquité qui me rappelle le titre d'un journal de sinistre mémoire, "je suis partout".
Je crains qu'à vouloir être partout on ne soit finalement nulle part. A ceux qui ont l'ambition de la servir, la chose publique demande plus que des lieux communs.
Avec mes amitiés républicaines,
Pierre Gauthier, candidat de l'AVIVO, liste n°8"

 

Cher Monsieur Gauthier, dans le genre nauséeux votre commentaire décroche la palme. Vous vous adressez à l'auteur du billet, qui répondra s'il le souhaite. Me sentant concerné, je me permets d'intervenir. D'abord, ce que je comprends est que vous défendez l'idée d'une constitution OU de droite, OU de gauche, puisque vous dites que le clivage sera si important.

Curieuse conception de la chose publique, que vous ne pourrez plus dorénavant défendre comme étant le bien de tous. Votre projet est donc la guerre des clans politique au moyen de la constitution. Pas de poser la règle du jeu dans laquelle tous les citoyens, quel que soient leurs opinions, pourront coexister. Belle idée de la démocratie.

Vous parlez en tant que membre de la liste No 8 de l'AVIVO, soit de l'association des retraités. Dois-je vous rappeler le principe fondamental de l'AVIVO, car hormis votre sémantique littéraire séductrice, vous semblez avoir oublié vos fondamentaux, que l'éloquence de surface ne remplace pas:

"Fondée en 1949 déjà, politiquement indépendante et confessionnellement neutre, l'AVIVO..." (http://www.avivo-neju.ch/Cadredroit.htm).

Vous piétinez donc le principe fondamental de l'AVIVO: son indépendance politique. Mais cela ne semble pas vous émouvoir. Toutefois, à travers cette prise de position, c'est le statut même de l'AVIVO que vous avez remis en cause, y compris le fait qu'elle est reconnue d'utilité publique. Pourquoi ne pas reconnaître alors l'Alliance de gauche ou n'importe quel parti comme d'utilité publique? C'est décrédibilisant pour vous et pour la neutralité del'AVIVO que vous avez donc allègrement bafouée. Cela démontre que vous êtes prêt à tout et que vous n'avez pas le sens du bien public.

Donc l'AVIVO est devenue un bastion de la gauche hargneuse. Au fait, avez-vous fait un référendum auprès de tous ses membres pour savoir s'il sont de gauche et s'ils soutiennent le fait d'être pris en otages et manipulés par une faction idéologique? Avez-vous respecté les personnes qui attendent autre chose que de devoir soutenir un discours partisan, malhonnête, et gauchiste de la plus bête espèce?

Plus loin, je trouve particulièrement honteux vos propos suggérant que la réflexion non clivée de droite ou de gauche est forcément une réflexion fasciste. Etes-vous vraiment bête, ou bien le faites-vous exprès? C'est une honte morale, intellectuelle.

Relisez Edgar Morin, ancien communiste, relisez les vrais penseurs (pas seulement votre pensée mécanique et stéréotypée) avant de prétendre incarner les nécessités de notre époque. Et renseignez-vous: les dinosaures ont disparus. Mais pas en politique, visiblement. La sortie du clivage gauche-droite est un enjeu de notre époque, les vrais intellectuels le savent. Nous avons deux hémisphères cérébraux, mais si vous voulez vous mutiler intellectuellement de par votre propre choix et n'être qu'un demi-homme, n'entrainez pas les autres dans votre aventure réductrice digne de la propagande du KGB stalinien.

Hors de vos limites intellectuelles et de vos propres clivages, il y a un monde, LE monde, le vrai monde. Le monde, loin des oxymores qui vous dérangent, mais les incluant. Peut-être votre esprit n'est-il pas capable de gérer le paradoxe et la complexité - pour celail faut une vraie intelligence, pas seulement une capacité manipulatrice des mots, des retraités et des propos non clivés. Peut-être pour vous tout n'est que noir ou blanc. Votre monde est étroit, Monsieur Gauthier, trop étroit pour moi. Votre monde m'étouffe. Et  vous êtes déjà en train de biaiser le débat de la Constituante et de vous livrer à vos maneuvres politicienne.


Dans le vrai monde, je respire car j'ai droit à tenter de dépasser les oxymores et les sentences naphtalineuses de professeurs imbus d'eux-mêmes. Dans le vrai monde, Monsieur Gauthier, il y a des couleurs multiples, pas seulement le rouge sang des disciples de Staline.

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Commentaires

  • "Donc l'AVIVO est devenue un bastion de la gauche hargneuse."

    Cela ne date pas d'hier, John, je suis désolé...c'est tout comme l'ASLOCA, un sacré vivier d'électeurs mécontents...

    La seule question qui vaille la peine est celle de savoir pendant encore combien de temps vont-ils pouvoir manipuler ces gens-là ?

    Moritz Leuenberger, Carlo Sommaruga et Laurent Moutinot, 3 éminents membre du Parti Socialiste qui ont réussi grâce à l'ASLOCA ... excusez du peu ...

  • Les statuts de l'AVIVO et les positions de Monsieur Gauthier sont inconciliables. L'indépendance politique de l'AVIVO est clairement remise en cause. Plus encore que ses propos malhonnêtes intellectuellement, que l'amalgame simpliste et orienté qu'il fait, que la comparaison avec quelque chose qui n'a rien de comparable à défaut d'argumentation, cette torsion du principe de l'AVIVO posent aujourd'hui une seule question:

    FAUT-IL MAINTENIR LA LISTE AVIVO? NE DOIT-ELLE PAS ÊTRE RETIREE?

  • Cher Homme libre,
    Vous avez réagi, vertement, à mon commentaire aux propos de Monsieur Schwartz. Je vous en remercie,même si je n'adhère pas, loin de là, à votre pensée.
    Ma référence au titre d'un journal aux idées peu fréquentables se voulait sarcastique, ironique, elle s'est avérée maladroite. Bon. C'est la règle du jeu du blog. J'aurais sans doute dû me souvenir du conseil de Pierre Desproges qui disait "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui..."
    Convenez néanmoins que sur la forme vous n'y allez pas non plus de main morte dans l'usage de l'adjectif... Je suis "fair-play" et je ne doute pas que vous le soyez aussi donc 1 partout, balle au centre et remettons les mouches à nos fleurets.
    Mais revenons au sujet qui nous occupe, à savoir la Constituante.
    Oui, je n'adhère pas à l'idée que l'on puisse butiner une fois à droite et une fois à gauche dans l'espoir que l'on réussisse de la sorte à dépasser des clivages bien réels. Oui, je considère qu'il est illusoire de prôner tant le "ni-ni" que le "et-et". Non que je tienne particulièrement à l'affrontement entre telle famille de pensée contre telle autre, mais parce que, au delà de l'idéal de fraternité républicaine qui peut-être nous anime vous et moi, je dois constater que ces clivages sont bien réels et qu'ils ont des conséquences bien concrètes sur la vie de nos concitoyens. Peut-on pour autant les ignorer, faire comme si, par la simple déclaration de leur inexistence? Il ne suffit pas de dire:"cela n'existe pas ou cela ne doit plus exister" pour faire disparaître "cela" d'un coup de baguette magique... Même la méthode Coué a ses limites, aussi sympathique soit-elle.
    Même si, à en lire leur écrits, les blogueurs bien protégés par leur anonymat confondent, de façon un peu enfantine selon moi, bolchevisme avec gauche et fascisme avec droite, les choses sont heureusement un peu plus nuancées. Vu que vous m'en donnez l'occasion, permettez-moi de vous exposer ma pensée sur ce sujet.
    Il n'y a pas de frontière bien marquée entre la droite et la gauche mais plutôt un "no man's land", une zone grise où, au mieux, se négocient les arrangements, et où, au pire, se déroulent des confrontations parfois sanglantes. Pour simplifier à outrance, cette zone grise se situe entre la notion de primauté du collectif sur l'individuel et celle de primauté de l'individuel sur le collectif.
    Nous savons tous que l'extrême collectivisation nous entraîne vers une organisation sociétale de type "fourmilière" liberticide alors que l'autre extrême nous mène vers une concurrence sans merci où chacun ne peut être que proie ou prédateur, tout aussi liberticide d'ailleurs.
    Or, contrairement à ce que vous avancez, et même si je ne cache pas mon positionnement dans la famille de pensée dite de gauche républicaine, je n'ai jamais écrit que je voulais une Constitution exclusivement "de gauche".
    Pour moi, la gauche républicaine est celle qui organise du mieux qu'elle peut la "chose publique" entre citoyens libres et égaux en dignité et en droits, c'est à dire sans discrimination ni privilèges. Nous sommes, convenez-en, bien loin de la dictature, bien loin du communautarisme qui confond droit à la différence et différence de droits et loin également d'un système élitaire (élitiste?) où seuls celles et ceux qui en ont les moyens peuvent exercer leurs libertés fondamentales. Dont entre autres, se nourrir, se loger, être soigné et avoir une activité.
    La Constitution n'est pas un manifeste dogmatique et celles et ceux des candidats qui croient cela - et le font croire à leurs électeurs potentiels - seront immanquablement déçus.
    La Constitution n'est qu'un cadre d'organisation républicain, la règle du jeu politique futur, qui permettra aux assemblées et aux gouvernements élus par la suite de fonctionner tant aux plans législatif qu'exécutif. C'est pour cela que le programme de la liste à laquelle je participe, l'AVIVO, insiste tant sur l'importance qu'il y a à inscrire les droits sociaux, au sens large, dans la future loi fondamentale. Pour conclure ce billet, la future constitution ne va pas régler les problèmes, elle va donner à notre Canton le cadre politique et les institutions au sein desquels ces problèmes seront abordés et peut-être réglés, pour un temps du moins.
    Avec mes amitiés républicaines.
    Pierre Gauthier, candidat de l'AVIVO, liste n°8

  • Pierre Gauthier, candidat de l'AVIVO, liste n°8,

    Monsieur...vous écrivez ceci...:
    "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui..."

    Faites nous un peu rire, avec votre mère, votre père, racontez nous une bonne blague, que l'on se fonde la poire...si vous voyez ce que veut dire...

    Je vais vous rassurez de suite ...

    "les blogueurs bien protégés par leur anonymat confondent, de façon un peu enfantine selon moi, bolchevisme avec gauche et fascisme avec droite,"

    Sachez monsieur, que tout le monde le sait...
    bolchéviks, manchéviks, communistes, socialistes, fascistes et national-socialistes, sont, ont été tous de gauche.

    Les franquistes, eux, était de droite, catholiques, monarchistes...
    Pour s'en convaincre, il suffit de lire leurs programmes électoraux respectifs...

  • Cher Monsieur, j'apprécie votre courtoise à me répondre. Et certes j'ai commenté vertement, comme vous le dites. Mais, je me suis mis au niveau de vos propos.

    C'était juste sarcastique, ironique, dites vous? J'ai de la peine à comprendre votre sens des mots. Car vous commencez en écrivant: "...je suis atterré par votre billet". Atterré me semble peu approprié être accouplé à "ironique" ou "sarcastique", adjectifs qui sont plus censés exprimer une projection vers l'extérieur ou une disposition mentale projective, alors qu'atterré exprime un ressenti et une intériorité.

    Ensuite citer directement Jean-Marie, vos références sont assez choisies... Puis rapprocher avec "Je suis partout", torchon fasciste et antisémite d'une époque terrible et totalement clivée, quel rapprochement vraiment très, très malheureux.

    Je ne connais pas l'expression "vote du marais", mais à première vue (ou odeur) elle représente la fange, la lie, à moins que ce ne soit le marais parisien où si je suis bien informé, habitent pas mal de gay et de juifs. Non? Si. Pas mal de juifs. Et ensuite, c'est peut-être vrai, on peut rire de tout mais pas avec tout le monde... Cela signifierait qu'on peut parler sans vergogne d'un ancien torchon antisémite, d'un leader antisémite, mais il vaut mieux s'en cacher. Est-ce bien cela? Car vos références sont antisémites, uniquement, dois-je me répéter. J'ose espérer que ce ne sont que vos références qui le sont.

    Quand bien-même ce ne serait qu'une appréciation malheureuse des mots que vous avez choisi, je me souviens d'un certain Jean-Marie qui faisait aussi des lapsus malheureux, genre "Durafour-crématoire", etc, ... toujours orientés contre les juifs, comme de par hasard. Je crois que par hasard j'ai sondé votre inconscient. Je vous prie de m'excuser de cette intrusion, faite bien malgré moi.

    Bref, cela étant posé, je maintiens et confirme que prôner le clivage parce qu'il existe, n'est que l'alimenter et l'amplifier, alors qu'il y a possibilité d'une vision plus loin, plus libre, plus créative.

    Dernier point: je ne suis pas anonyme. Comme il n'y a que 2 commentaires avant le vôtre, et que l'autre est signé de Victor, j'en déduis que c'est à moi que s'adresse ce reproche. Mais vous pouvez regarder "à propos" dans mon blog. Vous savez, un peu de curiosité ouvre l'esprit vers une pensée plus complète et moins clivée...

    Bien à vous.

  • Un peu d'infos sur Pierre Gauthier...

    Forte de 30 personnes – 13 femmes et 17 hommes – , cette liste se veut «représentative de la population», explique l'un des candidats, Pierre Gauthier, ancien délégué et porte-parole du CICR.

    «Il y a des gens de différents secteurs, de différentes générations», ajoute le candidat.
    Pour preuve, on y trouve un large éventail de métiers, du policier à la comédienne, en passant par un typographe et une psychologue.
    Et même une étudiante, un comble pour une association «des retraités».

    Pour cette élection, l'AVIVO part seule.
    «Nous ne sommes pas alliés à un parti politique ou une autre association» faute d'avoir pu «trouver suffisamment de convergence», selon les mots du président de l'AVIVO et candidat à la Constituante, Souhaïl Mouhanna.

    Par ailleurs, «nous n'avons pas du tout regardé l'orientation politique des candidats. Ce qui compte, c'est qu'ils adhèrent à notre programme».

    Et de donner en exemple Corinne Billaud-Antoniadès, ancienne conseillère municipale radicale.
    Malgré tout, la liste de l'AVIVO comporte de nombreux élus – actuels ou passés – très à gauche.
    Parmi eux, l'ancien conseiller d'Etat et vice-président de l'ASLOCA Christian Grobet.
    L'axe principal du programme est la «préservation des acquis sociaux (notamment des retraités, handicapés et chômeurs)».

    L'objectif déclaré: «Inscrire le domaine social dans la Constitution, pour que le canton de Genève soit un exemple en la matière», résume son président.
    Pour se faire, l'association propose d'alléger les charges fiscales des bas et moyens revenus et de supprimer les cadeaux fiscaux.
    Par ailleurs, l'AVIVO veut assurer la gratuité des études à tous les niveaux, augmenter le nombre de logements sociaux, établir une politique de prévention en matière de sécurité et protéger le service public des privatisations.

    Bref, «combattre une société à 2 vitesse pour plus de justice sociale», récapitule Souhaïl Mouhanna.

    «Pour l'instant, ce ne sont que des grandes lignes, admet encore le président de l'AVIVO. Mais durant les débats de la Constituante, nous irons dans les détails.» Et de conclure: «Nous avons le potentiel d'avoir le quorum (3%), mais ce sera difficile.»

    VALENTIN EMERY "Le Courrier".

  • Cher hommelibre,
    Juste un petit mot concernant le marais. Non, rien à voir avec un quartier parisien... au sein duquel d'ailleurs j'ai passé une bonne partie de mon enfance et de ma jeunesse... l'école que je fréquentais alors s'y trouvait. Et, pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté, je me fiche complètement qu'une personne appartienne ou non à une religion de même que je me fiche qu'elle se sente plus à l'aise dans telle ou telle orientation sexuelle.
    Rien à voir non plus avec une hypothétique pestilence caractéristique du marécage.
    La clé de l'énigme: (source Wikipédia)
    "La Plaine ou le Marais est le nom donné au groupe le plus modéré, mais le plus nombreux (environ 400 députés) de la Convention nationale.
    Ses membres (appelés parfois par leurs adversaires les « crapauds du Marais ») siégeaient en bas des gradins. Leur dénomination provient de cette position, par comparaison aux espaces géographiques de plaine et de marais et par opposition aux membres de la Montagne, siégeant eux sur la partie la plus élevée des gradins. Issus pour la plupart de la bourgeoisie libérale et républicaine, ils étaient attachés aux conquêtes politiques de 1789 et à l'œuvre de la Révolution et souhaitaient l’union de tous les républicains."
    Le "Marais" est par la suite devenu le sobriquet par lequel on qualifiait, en France du moins, les députés sans ancrage politique clair et donc au vote aléatoire (les fameux "ni-ni" ou "et-et" d'aujourd'hui).
    Amitiés
    PG

  • Cher Hommelibre,
    J'ai pris connaissance de la rubrique "à propos" de votre blog et cela donne effectivement plus (+) de sens au titre de votre blog ainsi qu'à votre réaction à mon commentaire sur l'anonymat. Les présentations étant faites, je gage que nous aurons d'ailleurs certainement à nouveau l'occasion d'échanger quelques opinions.
    Une remarque cependant... Lorsque vous écrivez :"Je crois que par hasard j'ai sondé votre inconscient. Je vous prie de m'excuser de cette intrusion, faite bien malgré moi." Convenez que le sondage de l'inconscient ne peut s'opérer que dans l'intimité d'un cabinet, uniquement avec le consentement du patient et dans le cadre d'une relation codifiée précisément par la méthode thérapeutique employée. (On en aurait d'ailleurs recensé plus de 220 à Genève... Impressionnant non ?)
    Certes, en tant que thérapeutes nous avons acquis une profonde connaissance de l'humain... Mais de là à prétendre pouvoir sonder l'inconscient à distance pour y déceler à coup sûr un antisémitisme d'autant plus virulent qu'il serait refoulé... Admettez avec moi que nous quittons le monde de Sigmund pour entrer dans celui du magicien Oudini... Je vous apprécie plus (+) dans le rôle du Zorro indigné et volant au secours de Monsieur Schwartz dans sa quête du Graal de l'universalité politique que dans celui du policier de la pensée.
    Amicalement
    PG

  • Bien reçu, j'apprécie vos derniers commentaires, et j'apprécie que vous reveniez. Je reviendrai plus longuement demain. Bonne soirée.

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