Inceste banalisé et suspiçion illégitime contre un père

Chronique ordinaire du 21e siècle: aujourd'hui je raconte deux anecdotes significatives de notre époque.

1. La première se passe au printemps dernier.

Invité à un mariage, je prenais l’air en écoutant la discussion d’un petit groupe de personnes. Une femme d’une quarantaine d’années, jolie et fun, du genre qui crée l’enthousiasme par le désir d’arrière-plan qu’elle semble entretenir avec ses plaisanteries et ses attitudes corporelles, encensait son fils de 19 ans présent à ses côtés.

Parlant de lui elle dit avec un sourire minaudant et satisfait:

- “C’est bon le matin de me glisser dans son lit et de me serrer contre lui”.

Le fils ne dément pas, au contraire: il sourit avec une sorte de fierté devant ses copains.

J’interviens:

- “Si un homme avait dit cela en parlant de sa fille, la police serait déjà là et l’embarquerait en prison”.

Les personnes présentes font une moue gênée, mais sans plus. Et changent de sujet. On n’ose pas mettre en cause le comportement d’une femme quand il est abusif. Les genres ne sont pas égaux devant la loi, on le sait bien.

Voilà comment une mère va s’immiscer dans la vie affective de son fils, comment elle contribue à construire en lui l’image de la femme abusive - image qui deviendra normale, comment elle l’empêche de poser les limites relationnelles nécessaires, juste pour satisfaire ses propres besoins narcissiques.

Comportement abusif, limite incestueux de cette mère: personne ne s’en offusque.


2. Lu dans Libération aujourd’hui.

Un père sort avec son bébé dans la rue pour l’endormir. Sa femme, occupée, reste à la maison. Dehors, des jeunes le voyant avec ce bébé contre lui le harcèlent jusque dans un bistrot. Le barman lui dit: “Ce n’est pas normal d’être dehors avec un bébé dans un blouson”. La police, appelée, le suspecte bien sûr d’enlèvement. “Qu’est-ce que vous faites dans un bar avec un enfant dans les bras? Une femme passe encore, mais pas un homme seul”.

Ils lui demandent ses papiers. L’homme, choqué, tremble. Les policiers: “On voit que vous n’êtes pas en règle, votre main tremble”. Il demande alors ce qu’on lui reproche: “Maltraitance d’enfant”.

Le père propose alors d’aller chez lui. La police vérifie le certificat de naissance de l’enfant (alors que la mère est présente et qu’il n’y avait aucun problème). Puis demande à son autre enfant, une fillette de 9 ans: “Est-ce que ton père boit? Est-ce qu’il te frappe?”

Et voilà l’affaire, Un père sortant faire quelques pas pour endormir son bébé devient suspect de vol, de maltraitance ou pire. On ne lui pose pas de question, on ne lui demande pas si c’est son enfant: il est automatiquement suspect du pire.

Parce que c’est un homme. Allez. circulez, y a rien à voir.


PS: La nouvelle numéro 2 de la droite espagnole, María Dolores de Cospedal, revendique haut et fort d’être mère célibataire en s’étant faite inséminer. Pas besoin d’homme, pas besoin de père pour l’enfant; on fait un enfant pour sa propre convenance. Sentiment de sa toute puissance maternelle: besoin de personne et surtout pas d’un homme. A part pour le sperme. L’homme n’est qu’une chose, un machin juste bon à donner quelques gouttes de sperme.

En attendant le sperme synthétique...

L’égalité est une notion somme toute assez relative.
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Commentaires

  • Il y a un tel matraquage médiatique actuellement autour de la pédophilie que cela peut tourner au lynchage. Pourquoi ne pas adopter la même attitude que pour les suicides? Combattre énergiquement la pédophilie, mais motus au niveau des médias. On assiste à un retour à l'ordre moral, mais les conditions économiques (paupérisation des masses, qui doivent se tenir tranquilles) et techniques (accès internet, supports mobiles) sont telles que cela ne peut se faire que dans la plus totale hypocrisie.

  • Depuis l'affaire Dutroux il y a une psychose collective sur la pédophilie. C'est irrationnel. Je connais bien des pères qui depuis n'osent pas prendre leurs enfants dans leurs bras ou sur leurs genoux, ou n'osent pas sourire à un enfant dans la rue. L'ordre moral tend à revenir, oui, mais qui cela sert-il? Ce n'est peut-être pas anodin.

  • 20% des femmes et 7% des hommes subissent une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans. Dans 70 à 85% des cas, la victime connaît son agresseur(se) : il s'agit d'un membre de sa famille.
    A méditer avant de parler de "psychose" générale.
    Je pense au contraire qu'on n'en parle pas assez.

  • Je ne connais pas la source de vos chiffres. Les études sur cela diffèrent passablement. Les garçons sont bien plus victime que l'on n'imagine.

    J'espère qu'un jour des statistiques précises et détaillée existeront sur les fausses accusations, en particulier celles qui visent les pères, et en particulier lors de séparation ou divorce. Un jour on se rendra peut-être compte des débordements de notre époque.

    Cela dit sans faire de déni envers les vraies victimes.

  • je suis sérieuseement étonnée par le peu de commebntaires laissés à ton billet ! :)

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