09 juin 2008
Père absent: la souffrance des filles
Les raisons et conséquences de l’absence d’un père dans l’éducation intellectuelle, morale et affective de ses enfants sont multiples. Voici quelques pistes. Ce sont des généralités certes, qu’il faut ajuster selon les cas, mais qui proposent une réflexion pour les parents.
Quelques raisons de l'absenceDes pères n’ont pas conscience de la responsabilité qu’implique la paternité, et se mettent eux-mêmes hors-jeu, voire abandonnent famille et enfants. D’autres acceptent que traditionnellement les mères principalement ont été éducatrices, leur laissant l’initiative dans ce domaine. D’autres se sentent peu compétents pour savoir que faire avec leurs enfants. D’autres sont dépressifs, alcooliques ou autre, et ne s’investissent pas dans la relation avec leurs enfants; même présents ils sont comme absents. D’autres sont évacués par la mère ou par certains enfants. D’autres aussi sont mis sur la touche par les décisions de justice dans lesquelles le père n’est qu’un payeur-pourvoyeur et non un éducateur à part entière.
Relation père fille: fondamentale
On parle souvent de l’importance de la relation père-fils. Elle devient souvent prioritaire à l’adolescence, comme au même âge le devient la relation mère-fille. Mais on aurait tort de sous-estimer les liens entre un père et sa fille, depuis la naissance et dans toute l’enfance pré-adolescente.
De nombreuses discussions que j'ai eues avec des pères, des mères et surtout des filles montrent que le manque du père génère une souffrance qui se manifeste de différentes manières.
Relation au père, relation à l’homme
A travers son père, une fille découvre ce qu’est un homme, comment il fonctionne. Elle apprend à gérer la force masculine, à l’apprivoiser, l’amadouer, la confronter parfois. Elle apprend à le relativiser, à savoir qu'il a ses failles et que ce n'est pas grave. Dans le désaccord ou la confrontation elle apprend à poser ses limites, à dire oui ou non.
La fille, qui a construit une partie de son intériorité dans la fusion maternelle initiale protectrice, acquière avec son père la possibilité de mettre sa personnalité en jeu dans le social, à s’extérioriser, à prendre place dans le monde. Elle saura peut-être, grâce à cela, se positionner clairement dans ses relations affectives, amicales et professionnelles.
Grâce au père, et dans de bonnes conditions bien sûr, les filles apprennent à construire peu à peu une relation homme-femme de partenariat, de reconnaissance mutuelle et donc d'égalité de valeur.
La souffrance des filles
La fille dont le père a été absent pour quelque raison, sera en manque de cette affectivité dynamique, constructive et stimulante dont elle a besoin pour grandir. Elle saura moins se positionner dans l’affectivité, sera moins autonome et plus dépendante. Elle cherchera parfois longtemps un homme qui soit aussi son père symboliquement, biaisant la relation amoureuse dès son début. Car une fois devenue adulte affectivement, ce qui adviendra parfois grâce à son couple, elle rompra souvent comme elle aurait rompu le lien filial pour prendre sa vie en main.
L’absence du père nourrit l’attente du Prince Charmant, dont on sait qu’il est un leurre. La fille n’aura pas pu apprendre à relativiser le père, à être en désaccord, voire à être déçue - ce qui est indispensable pour se construire sur ses propres bases. Si elle reconduit cette attente dans le couple, la déception inévitable ne sera pas un facteur de croissance mais d’échec du couple vécu comme un échec personnel, avec ce que cela suppose de perte d’estime de soi et de culpabilité.
Les filles sans père rêvent leur vie, mais n’ont pas eu de modèle pour trouver comment réaliser leurs rêves.
Les filles sans père pleurent souvent tout bas, même quand elles sourient. Elles rêvent de quelque chose qu’elles n’ont pas eu, et qu’elle ne savent pas où retrouver. Car jamais un mari ou un compagnon ne pourra leur apporter cette force initiale du père.
Ce n’est pas son rôle, ce n'est pas son temps.
P.S: à visionner, le clip "Tu l'attends encore" - http://www.youtube.com/watch?v=rr2_argl3Uw
18:16 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (80) | Envoyer cette note | Tags : père, hommes, filles, éducation, prince, charmant, souffrance |
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Commentaires
Voici, pour le bénéfice de vos visiteurs, le texte d'une note manuscrite rédigé par une fillette de 11 ans à son Papa après un séjour de 4 1/2 mois en prison pour avoir simplement tenté de communiquer avec ses enfants. Seules les fautes d'orthographe ont été corrigées.
Il s'agit bien de la même Camille dont il a été question sur cette tribune en mai dernier. Dimanche prochain, ce sera la troisième fête des Pères que Camille et son frère Adam passeront sans nouvelles de leur père. Elle fait partie du demi million d'enfants privés de l'accès à un parent, habituellement le père, en raison de l'inexorable corruption au sein du système de justice du Québec.
Bonjour Papa,
Je m’ennuie tellement de toi. J’ai appris des tas de choses. Comme tu me manques. J’aimerais plus que tout au monde retourner passer quelques jours, ne serait-ce qu’une heure ou deux en ta compagnie.
Avec toi, j’ai appris les vrais valeurs qu’un lac possède et aussi comment ça peut être amusant de prélever les champignons avec toi. Comment pourrais-je subsister sans ta présence durant 3 ans? Même si ça ne se voit pas, je sens ta présence au plus profond de moi-même.
Quand je suis dans tes bras, je suis comme sur un nuage qui me mène droit au paradis. Et, lorsque l’on joue ensemble, j’ai l’impression d’être dans un tournoi en affrontant le plus grand et le plus fort des papas au monde.
Lorsque je suis en ta présence, c’est comme si une joie s’installait en moi et que rien ne pourra jamais la défaire. Ne pas ressentir cette joie durant trois ans, ça me paraît une épreuve impossible à surmonter. Je ne pourrais pas être moi-même sans toi parce que tu es une partie de moi. Comme j’aimerais être avec toi.
Camille
Écrit par : Hermil LeBel | 09 juin 2008
Répondre à ce commentaireJe suis très touchée par la justesse et l'intensité de vos propos comme de la lettre de Camille et ne peux qu'adhérer à vos affirmations.
Je peux suggérer aussi la lecture d'un livre qui illustre très bien le sujet:
"Anorexie, boulimie, pourquoi?" de Margo Maine, Ed du Souffle d'Or, 1995
Sous-titre: "troubles de la nutrition et relation père-fille: faim du père, soif de contact.
Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 juin 2008
Répondre à ce commentaireje sui toucher comme mn histoire avc mn mn pere ressemble bcp a celle de sara ...
ce vraii que des fois les gens ne peuvent pas comprendre comme la violence verbale peut faire mal autant que phisique , on perd toute confiance et sest dur de continuer , bn dns le cas de sara elle a sa mere , tandis que dns mn cas ce s... ils nous met lune contre l'autre .. moi j'ai 18 ans et je voudraii telmen pouvoir reussir dans ma vie professionelle et de vivre comme tou le monde , mais j'y arrive pas j'ai aucune confiance et tout ce que je fait le rate .. je me detruit de l'interieure , tout ca pour essayer de satisfaire une personne kii en a riien a fouttre de moii .. me faire vomir , boulimie mutiler pour qu'il voie que je souffre et tou ce qu'il me dit cest de me traiter encore plus de merde , de conne ki narrivera a rien dns ma vie..
et cest vrai ke je garde une petite lueur despoir juste pour lui prouvrer ke je vau plus ,ke je reussiraii... avc la haine on survit du moins on essaiie .. me le mal est tjr la ...
sa fait du bien de ecrire se qui ns tracasse , pck cest dure surtout pour moi de faire confiance a quelqun ..
de passage pour etaler mn malaitre...
merci ..
Écrit par : black-star-03 | 07 décembre 2009
Répondre à ce commentaireBonsoir Sara,
Pardonnez-moi de répondre un peu tardivement à votre message. Comment ne pas être touché par votre histoire? Cela n'a pas fonctionné avec votre psy, car elle était trop touchée. Un thérapeute peut être touché, mais c'est vrai, il doit garder le recul. S'il souffre avec vous, il ne vous laisse pas entièrement l'espace thérapeutique qui pourtant est entièrement le vôtre, et dont vous avez besoin. Mais bon, il ne faut pas jeter la pierre.
Je trouve votre lucidité importante. Elle ne soigne pas, mais c'est une force, car à partir de cette lucidité vous pouvez affirmer ce que vous ne voulez plus jamais vivre. Parfois on se construit d'abord par le refus. Réactivité normale et utile.
Que dire sans vous connaître? C'est si délicat de trouver les bons mots, la bonne écoute, de suggérer sans en faire trop? De toutes façon il faut du temps, des essais, des tentatives, accepter de se tromper une fois, deux fois ou plus, et continuer quand-même à chercher à réaliser ce à quoi vous aspirez. Donnez-vous du temps, accueillez-vous avec ce qui est blessé mais avec le reste aussi, ce qui parfois sait voir de la lumière dans un regard, une gentillesse, sait se laisser remplir des ces bonnes choses que la nature ou les relations humaines nous offrent parfois.
Puisse votre chemin s'éclaircir, et les pensées de ceux et celles qui vous lisent ici vous accompagner.
Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2009
Répondre à ce commentaire@ black-star,
Bonsoir étoile noire. Ce que vous décrivez de votre père est une maladie. Cela n'excuse rien de son comportement odieux et destructeur, mais c'est une maladie.
Cela veut dire que ça lui appartient, pas à vous. Vous faire du mal c'est lui donner raison, c'est reprendre sa maladie à votre compte. Or il n'y a pas de raison à cela. Vous n'aurez rien de plus de lui, sinon il vous l'aurait déjà donné. Vient un moment où il faut choisir où mettre son énergie, avec qui. A vous de choisir les bonnes personnes, de faire un pas de plus dans le monde adulte qui signifie davantage d'autonomie affective et intellectuelle.
Je suis sûr que vous trouverez des soutiens dans ce chemin, dont celui de ceux qui vous lisent ici.
Donnez-vous des objectifs positifs, fréquentez les personnes qui vous aident à les réaliser. Ne traînez plus dans cette ambiance destructrice où vous perdez trop de plumes.
Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2009
Répondre à ce commentaireJ'ai fait un billet pour Noël, un peu inspiré des beaux et difficiles témoignages postés ici.
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/12/22/noel-c-est-dans-les-yeux.html
Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2009
Répondre à ce commentairebonjour,
lorsque l'on parle de l'absence du pere, parle t-on aussi des peres divorcé qui voient leur fille deux jours par semaine et qui leur inculque des valeurs, morale philosophie ou religion, amour etc...?
merci
Écrit par : francois | 12 juillet 2010
Répondre à ce commentaireBonjour, je viens de découvrir ce site et dire que votre commentaire m'a touchée n'est rien. Je suis dans la même situation que vous. Je suis née en 1960, maman a rencontré mon père qui était dans l'US AIR FORCE, sur une base en Alsace. Pendant longtemps, maman m'a fait croire qu'il était mort avant ma naissance. Puis, j'ai appris à mon adolescence qu'il n'était pas mort mais qu'il n'avait plus voulu aucun contact avec maman lorsqu'il a appris qu'elle était enceinte. Et voilà comment on se sent indésirable et non aimable. Je l'ai cherché pendant des dizaines d'années et j'ai réussi à retrouver sa trace. Si vous le souhaitez, je me propose de vous aider et également de nous soutenir, car quelle douleur et quel manque ! Je vous embrasse. Patricia
Écrit par : bouchentouf | 21 mai 2013
Bonjour,
Je suis née en 1955 de père inconnu, en fait pas tout à fait!
Mon père était un militaire américain qui était en France dans le cadre des accords de l'Otan.J'ai entamé des recherches que j'ai laissées tomber.J'avais l'impression que cette anomalie était intégrée et puis un jour cela revient comme une évidence.Le besoin, plus fort encore, de savoir d'où l'on vient.
Je fûs marié longtemps à un homme que j'ai aimé puis quitté car nous nous étions inscrits dans une relation très protectrice et enveloppante de père-fille.
Depuis j'erre car les hommes que je rencontre ne sont jamais assez bien pour moi.Ne pas connaître son père est pour une fille puis une femme, une véritable amputation!
Je reprends mes recherches ou je me crée un parent-père intérieur?
Je reprends mes recherches, d'ailleurs si vous pouvez m'aider...
Jenny
Écrit par : MARCHAND | 24 juillet 2010
Répondre à ce commentairebjr, moi je suis née en 1985 et mon père m'a renié depuis le ventre de ma mère. mais c est bizarre car maintenant que je suis majeur,je souffre de ce manque...je ne comprends pas pourquoi...
Écrit par : anne | 20 septembre 2010
Répondre à ce commentaireUne fille dont le père a été absent puis décédé m'a récemment quitté, je retrouve dans ce texte exactement ce que j'ai vécu... Elle a vu quelques unes de mes failles après 2 mois, on aurait pu passer outre, mais à ses yeux je n'étais alors plus le même... Elle m'a dit être déçue de ne pas arriver à saisir l'amour, alors qu'elle était consciente que j'étais quelqu'un de rare. Enfin je ne veux pas mettre cet échec uniquement sur son psychisme mais force est de constater que ça a dû jouer.
Écrit par : Gino | 24 septembre 2010
Répondre à ce commentairemoi je suis une jeune fille de 23ans je n'ai plus revu mon père depuis mes 10 ans car ma mère et luis on divorce il na jamais voulu me revoir ( lorsque l'on parle de l'absence du pere, parle t-on aussi des peres divorcé qui voient leur fille deux jours par semaine et qui leur inculque des valeurs, morale philosophie ou religion, amour etc...? (pour reprendre le message Ecrit par : hommelibre | 22 décembre 2009 moi mon père a u l’occasion de me revoir une foi par semaine mes rien ne sais passe
Écrit par : chai | 09 octobre 2010
Répondre à ce commentaireBonjour, Papa
Je voudrais savoir comment as-tu pu m'abandonnée dans le ventre de maman, javais 5mois et tu es parti en disan que maman t'avais tromper, alors que non maman na jamais pte tromper elle t'es rester fidéle. Je te connais pas, et sa a fait 13ans le 13 mai, que je tattend, Sa me fait souffrire de savoir que mon pére ma abandonnée, je ne tien plus, j'ai besoin d'un pere.
Écrit par : Natacha | 16 août 2011
Répondre à ce commentaireCette lettre c'est pour mon pere que je n'est jamais vue, et sa me rend triste.
Écrit par : Natacha | 16 août 2011
Répondre à ce commentaire@ Natacha:
Votre témoignage touche beaucoup. Que dire? Que, je pense, beaucoup qui vous liront ici comprendront votre appel.
Ce que vous dites est très important. Pour vous c'est une profonde injustice.
Je souhaite de tout coeur qu'il vous lise et vous entende.
Écrit par : hommelibre | 16 août 2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
Personnellement, mon père s'est suicidé quand j'avais tout juste un an, nous laissant, ma soeur, mon frere, ma maman et moi.
Aujourd'hui j'ai 18 ans, et je ressent ce manque de plus en plus. Le fait de n'avoir que des photos me fait ressentir une telle frustration. Je dirais que je n'ai pas encore fait mon deuil, je suis dans une de ces 5 phases, la colère.
Je rêve parfois de lui, le dernier était qu'il etait la, juste devant moi, mais qu'il voulait pas me prendre dans ses bras, il a vu ma mère et l'a serré très fort dans ses bras. A la fin de mon rêve il me serrait enfin dans ses bras et on partait au loin tous les deux.
C'est dur, je suis continuellement dans ce "schemas" d'abandon. Je crois que je recheche un père a travers mes relations amoureuses, ce qui est très prolbématique, et je le force inconsciemment à me laisser toute seule, pour revivre ce shémas d'abandon.
Certaines personnes ne comprennent pas, en tout cas je voulais dire que psychologiquement c'est quelque chose de très difficile à gerer, et ça tout les jours, même si je ne l'ai pas connu.
Parfois j'imagine même qu'il n'est pas mort, qu'il est peut être la tout près de moi, hélas il faut se faire une raison.
Une grosse pensée à toutes ces filles/femmes, qui n'ont plus de papa ici, mais je préfère sourir à la vie, il me reste ma maman !
Bon courrage à toutes !
Écrit par : Cécile | 28 septembre 2011
Répondre à ce commentaireMa fille a 11ans nous avons divorcé elle avait 3ans, son géniteur (car un père ne fait pas ça a son enfant) il n'y a aucuns w-ends, aucunes vacances scolaires, il n'y a que mon fils 14ans qui existe pour ce PERE, il a droit a tout, sms, visite, très beaux cadeaux... Je ne comprends pas la DIFFERENCE entre deux enfants, ils viennent du plus profond de nous, nous nous devons de les rendre heureux, mais il y a des pères, et des mères d'ailleurs, qui les détruisent petit à petit....................
Écrit par : Le Pivert | 11 octobre 2011
Répondre à ce commentaireParent c'est bien prendre soin d'un autre que soi,consacrer du temps et de l'argent pour les besoins quotidien de l'enfant
Le père ,sa place son role parental pour la gente masculine cette fonction leur semble non transmise et si il l'occupe momentanément c'est pour l'image qu'is utilisent médiatiquement.
Cette tache ,ils ne la remplissent pas pourquoi ? tout simplement parce que une multitude de femmes se précipitent pour les réaliser à leurs places:la belle mère,la nouvelle maitresse,la collègue de travail ,la voisine,l'institutrice et entre eux les hommes ils se serrent les coudes,pour échapper à ce monde qu'ils considèrent comme domestique.
C'est comme si ils avaient toute leur vie fait l'apprentissage que du recevoir.
Quand on voit un père prendre soin de son enfant ,c'est rare voir,accidentel.
Il apprend à répondre à ses seuls besoins primaires ,qui s'empirent en vieillssant.Combien de femmes encore aujourd'hui se démunissent de leur bien ,au lieu de préserver leur indépendance materielle et affective.
Écrit par : rholia | 11 octobre 2011
Répondre à ce commentaireBonsoir,
Moi personnellement j'ai un père.. j'ai certes la chance d'avoir un père. Mes parents ont divorcé lors de mes 13 ans a cause de l'alcoolisme de mon pére, jusqu'avant c'était le bonheur dans ma famille , mon pére à changer comme ça d'un coup, il est devenu ''fou'', il n'a pas de limite dans la vulgarité,dans ça force physique, il était violent, et ne sait pas s'arreter au niveau de l'alcool. C'était horrible les dernieres année a la maison, ( Dispuute, tout faire quand ça lui plaisais, manger quand sa lui convenait c'est a dire quand il renter de la tourner des bars ) Il ma fait des promesses , lors du divorce qu'il n'a pas tenu.. Alors que pourtant un pére c'est le mieux a nos yeux? Maintenant il a refait ça vie, avec une femme, mais, il n'a pas arreter de boire,j'ai tout fais pour le revoir,j'ai été chez lui,mais je me suis rendu compte,que ça n'avait pas changer, chaque week,je revivais les même histoires qu'avant sauf que c'était avec sa nouvelle petite amie, les dispoutes , les bagarres , les insultes ect.. Désormais , j'essaye de l'oublier, en me disant qu'il ne mérite pas mes larmes, mais il refait toujours sur face,il invente toujorus des histoires , ( des maladies, qu'il va mourrir ect ) alors par pitié je lui reparle ..Et au final sa recommence il me repproche,que je profite de lui alors que je veux seulement son amour.. Et puis il ne veux pas,ce faire soignié il dit qu'il est pas accro, j'ai 17 ans, et ça continue c'est va et vient dans ma vie ca fait mal de ce dire qu'il ma laisser a cause de l'alcoolisme. J'ai fais des efforts,je lui rendu visite chez lui, contrairement a mon frère et ma soeur, mais il ne pense cas lui, a son propre petite personne, a son alcool , est ce qu'un homme , peut aimer une autre femme , s'il n'aime pas ces propres enfants? L'alcool détruit tout , en partie par sa faute ma soeur est partie vivre a l'autre bout du pays.. Enfin j'avais besoins de me vider..
Écrit par : Read on my face | 21 novembre 2011
Répondre à ce commentaireBonjour, depuis toujours je suis attirée vers des hommes qui ne me veulent pas, c'est une grande souffrance à chaque fois. Mon père était pas capable d'avoir une relation affectueuse avec moi et mon père n'avait pas confiance en lui non plus et donc incapable de me rassurer, incapable de me sortir vers le monde extérieur. Pourtant je suis incapable de ressentir cette souffrance, je la voie uniquement quand je suis en contact avec ces hommes. Comment attirer un homme qui va être en amour avec moi et réciproquement, je ne veux pas finir ma vie sans avoir connue ça.
Écrit par : elaine | 30 novembre 2011
Répondre à ce commentaireElaine,
Si je peux me permettre je peux te conseiller un livre très bien Filles sans père de louise grenier, je le lis et il est génial, ca permet de comprendre beaucoup de mécanismes liées à la relation au père.
Écrit par : Laura | 01 décembre 2011
Répondre à ce commentaireEt très sincèrement je comprends parfaitement ce que tu ressens puisqu'on a vecu à peu près la même chose:(.
Par ailleurs, le meilleur moyen pour comprendre pourquoi ta vie est ainsi, car c'est vraiment très lié à l'inconscient est de suivre une psychanalyse, c'est une thérapie formidable mais demande beaucoup de courage, de détermination, ca peut miner, fatiguer, tu peux même ressentir beaucoup de chagrin mais ca vaut le coup car celà te permettra de comprendre beaucoup de choses...
Je suis en thérapie actuellement, j'etais vraiment réticente au début.. mais maintenant c'est autre chose en d'autre terme je suis plus determinée que jamais...:)
Je te souhaite sincèrement un très bon courage!
Écrit par : Laura | 01 décembre 2011
Répondre à ce commentairecoucou
je m'appelle elena ,j'ai 14 ans.Sa fais 7 ans que j'ai pas vu mon père . Mes parents se sont séparer quand j'avais 5 ans et mon père m'a abandonner quand j'en avais 8.j'étais petite donc j'ai pas tout dessuite compris qu'il était parti.j'en souffre beaucoup , tout les soir je pleure et je me demande pourquoi moi ,pourquoi il est parti ,pourquoi il ma laisser alors que c'était de lui que j'avais le plus besoins de mes parents. Devant mes amis je fais comme si tout allai bien, je suis la fille toujours souriante ,forte et intelligente pour eux.J'ai jamais pleurer devant quelqu'un parce que pour moi, c'est une marque de faiblesse et une victoire pour mon père , parce que si je pleure sa voudrais dire qu'il compte et sa j'arrive pas a l'avouer.Ma mére et moi avons une relation tes froide et distante , on ne se parle jamais ,donc en definitive j'ai que ma meilleur amie sur qui je puisse compter quand j'ai trop mal ou que j'ai besoins de pleurer.Je me suis juré que mes enfants n'auront jamais a subir sa . Mon histoire est bidon par rapport au autre mais peut etre que des filles se reconnaitrons la dedans .:):/
Écrit par : elenaa | 17 décembre 2011
Répondre à ce commentaireEn lisant votre article je prends conscience de l'importance du père dans la vie d'une fille. Jusque là j'ai tout fait pour oublier mon père, parce qu'il n'avait rien d'un père; alcoolique, violent, l'appeler "papa" était inconcevable pour moi.. Alors j'ai essayé d'oublier ce passé mais il revient comme une gifle, malgré moi, alors même que j'essaye de me reconstruire à 20 ans...
Merci pour cet article, je me demanderai maintenant comment d'autres ont réussi à se construire malgré cette épreuve douloureuse .. il paraît que la vie reprend toujours le dessus..
leela
Écrit par : leela | 25 janvier 2012
Répondre à ce commentaireJ'ai beaucoup apprécié cet article et me suis retrouvée dans beaucoup de commentaires...
Pendant plusieurs années, je pensais ne jamais vraiment avoir souffert de l'absence de mon père (du moins consciemment).
Et du jour au lendemain pratiquement, à 32 ans, cette absence m'a fait l'effet d'une gifle! Même si encore aujourd'hui, je refuse parfois de dire que mon père me manque, parce que j'ai le sentiment qu'il aurait pu faire plus. Beaucoup plus pour ses enfants. De son vivant, quand on a repris contact avec lui (après presque 20 de silence) peu de temps avant qu'il ne décède, il disait qu'il voulait reprendre contact avec ses enfants. Mais pour moi, s'il voulait vraiment, il aurait pu faire plus.
Après cette "gifle", j'ai me suis mise à me poser beaucoup de questions sur ce que j'avais fait de ma vie (de bonnes choses, mais je me suis aperçue que j'étais fort instable), de ce que j'étais devenue en réalité et de la façon dont je me voyais.
Je me suis aussi mise à analyser de ce sentiment "d'inadéquation" avec le sexe opposé, vis-à-vis duquel je n'arrive pas à me comporter en femme adulte, vis-à-vis duquel je n'arrive toujours pas pas à me positionner. A 34 ans ... Est-ce que ce n'est pas lamentable...
Au début de cette "réalisation", je refusais d'accepter qu'il pouvait avoir une relation entre cette absence de père et cette fameuse "gifle".
Mais au plus je creuse, au plus cette relation devient une réalité.
Et la question que je me pose la même question que Leela: comment arrive-t-on à se reconstruire (quand on n'a plus l'occasion de reconstruire quelque chose avec "ce" père) après une épreuve et une réalisation aussi douloureuse?
A suivre ...
Écrit par : Agnès | 25 janvier 2012
Répondre à ce commentaireBonjour,
je viens a vous, toucher part vos témoinages dont je retrouve un peu un schéma de ma vie avec la relation pére et fille,
j'ai 47 ans j'ai vécu une adolescence entourer de garçon j'avais des copains, pas trop de copines, niveau fammial j'ai beaucooup de cousins dont je passai pas aml de vacances avec eux,
mes occupations été souvent liée aux jeux de garçon, ade 5 ans a mes 12 ans mon pére travaillé beaucoup je ne voyais pas le peu que je voyais il étais fatigué et voulait regarder les infos, jamais aucun dialogues avec nous surtout pas a table .... sur nos études se que nous faisions de beaux le soir avec les copains aucun interets pour nous de sa part, par contre je il c'est interresser a mes fréres qui eux faisaient du foot souvent le dimanche c'étais au bord d'un stade a voir jouer mes fréres mais ou était ma place ?
ma mére suivait sans protester ces envies, puis à l'age de 14 ans mon pére étais en place financiérement il est vrai que l'on ne manquer de rien mais moi en grandissant il me manquer de complicité et d'attention de mon pére mais c'étais en vain j'ai eu plus tôt une image négative de l'homme mon pére fait vivre le bonheur pacunier a ma mére mais malheureusemnet il l'a trompé avec la soeur de ma belle soeur et un gérante de boite de nuit je sentais que ma mére n'allait pas bien elle mais je ne me rendais compte que de petite choses j' ai pris le temps de découvrir se qu'il se passe puis ma mére m'avouer de la nos l'avons surveiller on c'est renseigner pour obtenir plus d'info arrivér a 16 ans mon avec ces maitresse mener une belle vie restau soties pour l'entreprise etc... pendant ce temps il avait mis un detective privé sur le dos de ma mére pendant lui battiffoler de droite et de gauche ... a mes 16 ans j'ai voulu travailler ma mére m'avait trouver un poste dans un grande surface pour que je travaille deux mois d'été j'avais étais avec elle au rdv voir le directeur un homme grisonant trés charmnat .....un jour rentrant de mon lyucéé professionnel jquand je suis rentrée chez moi j'ai entendu ma mére pleurait elle a genoux par terre devant mon pére assis sur une chaise ma mére la tête en sang mon pére le regard froid ... moi criant mais qu'est as fait elle a pris soit disant le prétexte du coup de tête mis a l'angle de la fenetre je n'y ai pas cru elle m'a avouer plus tard que c'étais un coup de crosse de pistolet ... finalement mon pére m'annonce que ma mére avais fauté avec le directeur du supermarché ... elle ça faisait des années qu'elle était trompé sans rien dire ... et moi qui en était au courant je me suis dit et je lui ai dit tant mieux tu as eu raison tu n'est pas sale c'est lui le pourri mais pendant des mois il l'a frappée il l'a faisais dormir par terre sur la descente de lit ... il lui arrivée une fois de me demander de lui faire une place dans mon lit il se levé furasque la tirer par les cheuveux pour qu'elle retourne se coucher a sa place ... dés que j'étais seule avec ma mére on discutait de la situation un jour lui levant la main desssus je suis sortie de ma chambre et dit arrete de la frapper c'est moi qui vait te frapper puis je ne vis plus rien a part que ma mére m'avait fait voir son bras elle avait le bras noir de coup du coude a l'épaule je lui ai conseiller de portais plaindre qu'elle fit jamais par peur de se retrouver dehors avec trois enfants sans rien puis elle l'aimais le bien être que mon pére lui donner et bien obligé de se comptentais de ça .. puis il s'en pris aussi et comme toujours a moi en me descendant me traitant de garçon manqué de gros c.. boubouline, que je n'arriverai à rien dans ma vie ... car j'avais pas pu choisir le domaine professionnel que je voulais la coiffure il me mis en comptabilité j'ai rien fait pendant deux ans plus d'école buissonniere que de cours, des bagarres avec des filles et garçons ....il pris la décision de déménager a mes 16 ans revenir dans sa régions natale pour appaiser les histoires mais moi en pleines adolescence il m'a enlever toute ma jeunesse mes amies et amis. arrivé dans les régions il me dit alors qu'est ce que tu vas faitre maintenant sans rien dans les mains je lui répondit coiffeuse il me dit ça y es tu recommence avec ça ben débrouille toi avec ta mére de chercher un patron puis je trouver la derniére d'une lidste d'essais qu'il avait fait il pris moi j'adorai fascinai je suis arrivée a réussir a avoir mon propre commerce un peu trop jeune pour tout connaitre il a voulu t tout gérer jusqu'a l'ouvertutre maintenant a 47 ans je fais le point sur ma vie et je me rend contre qu'il m'a fait beaucoup de mal il m'a même détriute je n'ai jamais eu confiance en moi il m'a donner la négation de l'image de l'homme et je n'arrête pas de me casser la figure sur tout se que j'entreprend aussi bien professionnel que amoureux je ne sais comment m'y prendre je nage dans et avec cette souffrance de manque d'un pére en gardant le sourire intérieurement je suis détruire et n'arrive pas a atteindre le bonheur de plus j'ai le sentiment que m'a fille vit le même malheur que moi je culpabilise de ne pas lui faire voir une maman heureuse épanouie . mes fréres sont heureux vu qu'il n'ont pas vecu le quart de se que j'ai vécu auprés de ma mére ... j'ai la haine il y a deux ans qu'il est parti et je n'ai pas eu l'occassion de parler de ce qui me ronger a l'intérieur du vecu que j'ai eu je sais même pas si il s'en rédait compte car toujour dans le négatif pour ma personne jamais un mots gentil toujours pas de bras qui me serrent pour me faire part de son amour pour sa fille .
avec tout cela comment faire pour se sortir de cette négation quand on se retrouve seule les gens n'arrive pas a comprendre ma souffrance si ma mére et ma fille
malgés tous ça je garde l'espoir de pouvoir guérir de se manque pour acquérir le bonheur professionnel et sentimental un jour mais il arrive souvent que je baisse les bras
alors si vous connaissez des solutions de guérison je les attend les bras ouverts merci a tous pour l'attention que vous allez porter a ma lecture
isabelle
Écrit par : isabelle | 15 février 2012
Répondre à ce commentairec'est trop dur de vivre sans père, se dire que jamais on ne connaîtra de père. J'aurais voulu lui raconter mes études, lui dire combien c'est passionnant d'apprendre, l'écouter toute la nuit, et pouvoir lui parler quand je n'arrive à rien.. je n'arrive pas à vivre sans lui et je ne trouve pas d'issue, c'est épuisant. Je ne mange presque plus rien, malgré moi, et je sens que je suis au tournant de ma vie, que je dois choisir entre vivre cette absence de père ou laisser cela me détruire.
Écrit par : liamine | 14 mars 2012
Répondre à ce commentaireMoi je connais mon pere, on a jamais vraiment vécu avec lui moi et mes soeurs mais c'est quand même mon pere.. J'ai 14 ans, il n'a jamais rien fait pour moi et ces seulement maintenant que je me rend compte de tout ce qu'il a fait, tromper ma mere, nous laisser, partir et revenir comme si de rien etait jusqu'au jour ou je lui es tout dit dans un long message, il n'a pas tres bien compris. Il ma demander de l'oublier, oublier que c'etais mon pere, il ma dit que je devais dire a mes amis qu'il était mort. Mais a quoi bon, je ne connais pas grand chose de lui et j'en souffre enormement , je lui en veux d'etre comme il est, de n'avoir jamais mais jamais rien fait pour moi enfin nous, mes soeurs continue a lui parler mais moi non c'est finis. Même si il me manque, bah sa se passera comme sa.. il ma fait trop de mal pour que sa redevienne comme avant. Et maintenant que mes parents divorce c'est la geurre a cause de moi, il dit a ma mere qu'elle nous a mal eduquer, qu'elle fait rien pour nous et tout.. c'est dur !
Écrit par : Mya | 25 mars 2012
Répondre à ce commentaireMoi je connais mon pere, on a jamais vraiment vécu avec lui moi et mes soeurs mais c'est quand même mon pere.. J'ai 14 ans, il n'a jamais rien fait pour moi et ces seulement maintenant que je me rend compte de tout ce qu'il a fait, tromper ma mere, nous laisser, partir et revenir comme si de rien etait jusqu'au jour ou je lui es tout dit dans un long message, il n'a pas tres bien compris. Il ma demander de l'oublier, oublier que c'etais mon pere, il ma dit que je devais dire a mes amis qu'il était mort. Mais a quoi bon, je ne connais pas grand chose de lui et j'en souffre enormement , je lui en veux d'etre comme il est, de n'avoir jamais mais jamais rien fait pour moi enfin nous, mes soeurs continue a lui parler mais moi non c'est finis. Même si il me manque, bah sa se passera comme sa.. il ma fait trop de mal pour que sa redevienne comme avant. Et maintenant que mes parents divorce c'est la geurre a cause de moi, il dit a ma mere qu'elle nous a mal eduquer, qu'elle fait rien pour nous et tout.. c'est dur !
Écrit par : Mya | 25 mars 2012
Répondre à ce commentaireBonsoir,
Tous ces témoignages éveillent tant de choses, difficiles à dire comme cela de loin. J'ai évité d'intervenir dans vos commentaires depuis un moment. Je voulais laisser la place aux paroles des filles que vous êtes, à votre vécu, sans y donner mon avis. Je n'en voyais pas l'utilité. Même pour Isabelle qui demande une solution.
Mais toutes vos paroles sont importantes. Toutes vos blessures sont à entendre, même s'il est difficile d'y apporter des réponses.
Père absent, qui est parti, qui ne veut plus vous voir, qui était dans l'alcool, ou dont on ne sait pas vraiment les raisons de l'absence. L'enfant se fait tant d'idées, il idéalise, il est dans l'attente, et si rien ne vient il lui manque quelque chose.
Rares sont les personnes qui n'ont pas de blessure intérieure dans la vie. Nous devons apprendre à faire avec. Parfois elles s'atténuent. Parfois aussi elles disparaissent, on ne sait pas comment. Parfois grâce à une thérapie, ou à une rencontre. Parfois aussi on comprend mieux les limites de l'autre quand on rencontre ses propres limites.
Il faut accepter la tristesse, la blessure, mais aller de l'avant. Les humains comme ils sont. Nous devons faire avec. Nous ne pouvons pas rattraper le passé, mais nous pouvons au moins en partie décider du présent. Vous n'avez pas eu de modèle d'homme réconfortant, complice et rassurant. Il faut le créer avec les compagnons de vie ou amis hommes que vous rencontrerez. Et pour cela, beaucoup parler, échanger, communiquer. Il faut dire ses besoins, écouter ceux de l'autre, prendre le temps de s'écouter mutuellement. Il faudra créer l'homme "idéal" en vous en sachant que chaque homme a aussi ses défauts. Les hommes ont besoin des femmes pour devenir hommes. Ils ont besoin de leur regard, de leur soutien, de leurs paroles.
Merci pour tous ces témoignages. Je pourrais vous lire pendant des heures, entendre ce que dit votre coeur, entendre aussi vos colères s'il y en a.
Je n'interviendrai pas souvent. J'ai écrit le billet, pour la suite je vous laisse l'espace. Mais je lis attentivement chaque commentaire, et je pense que d'autres aussi vous lisent, se retrouvent en vous. Certaines le disent, d'autres le vivent plus discrètement. Parfois on écrit et l'on aimerait une réponse. Mais les réponses sans connaître la personnes, je crains que cela ne soit pas sur le ton et avec les mots justes. Et puis, par exemple, que vous dire Mya? Je comprends votre dualité. C'est votre manière de répondre à une situation incompréhensible. Qu'est-ce qui fait que votre père passe ainsi à côté de vous, à côté des beaux moments qu'il pourrait passer avec sa fille? Lui-même le sait-il?
J'ai été père dans des conditions particulières et je réfléchis depuis des années à ce qu'est d'être père, et à l'importance du père pour les filles autant que pour les garçons. C'est pourquoi je suis très attentif à toutes vos interventions.
Merci de vos témoignages. Bonne soirée.
Écrit par : hommelibre | 26 mars 2012
Répondre à ce commentaireBonjour, je reçois déjà vos e-mail qui me font du bien à lire. Le dernier e-mail ci-haut mentionné est un homme père qui semblent nous lirent nous les femmes. Son e-mail est rempli d'espoir, lorsqu'il dit...«il faut le recréér avec un compagnon de vie et amis hommes. Le passé est passé on y peut rien on doit aller de l'avant et réparer....» Je veux le croire et je m'accroche à vos paroles Monsieur. Dans Internet on discute souvent des filles sans père mais les solutions sont rarement expliquées voir nulle, pourquoi ? Pour que les thérapeutes fassent de l'argent avec nos souffrances? J'en sais rien. J'ai 54 ans et tous mes hommes que j'ai connus ont besoin de reconnaissance mais pas capable d'en donner alors après quelques mois je les laisse pour courrir après d'autres pareils et ainsi de suite........Je garde vos paroles Monsieur en notes dans ma tête car j'ai peut-être des choses à travailler lorsque je suis en relation mais je suis écoeurée de connaitre toujours le même genre. Svp les hommes écrivez-nous les femmes on a besoin de vos paroles, de vos expériences, de vos histoires, vous êtes pas conscients comment vous êtes important pour nos les femmes et comment vos absences de mots et de touchers peuvent nous fucker et on cherche avec chaque amoureux la réparation. helene et ses hommes
Écrit par : helene | 26 mars 2012
Répondre à ce commentaireBonjour à vous tous,
J'ai tapé dans le moteur de recherche "père sans fille" et c'est cette page qui m'a interpellé... je me suis énormément retrouvée dans les "causes" que peuvent engendrer "la souffrance des filles" et vos commentaires m'ont vraiment touchés.
Mon père a quitté le domicile quand j'avais 2 ans, laissant ma mère, une femme rongée de douleurs de par son passé (dépressive, suicidaire...) N'avait il pas les épaules assez larges pour supporter tout ça? Bref...
De l'age de 4 à 11 ans je suis partis vivre dans le sud avec ma mère et je me souviens durant cette période avoir pleuré quelques fois à cause de ce manque mais rien de vraiment très marquant... Puis presque 10 ans après, quand nous sommes remontées sur Paris, il ai réapparu dans ma vie.
J'allais de temps à autres chez lui mais il travaillais et rentrait le soir pour manger et dormir, et en plus de ça, c'est pas quelqu'un de très bavard...donc une connexion père- fille quasi absente...
Il me sortait souvent juste pour voir ces potes à droite à gauche et leur exprimait avec fierté "c'est ma fille par ci... c'est ma fille par là..." Donc moi gentille petite fille que je suis, pas contrariante du tout, je faisais bonne figure...
Puis à l'âge de 18 ans il est partis vivre avec sa femme et son fils à 8000 km de là. Donc 2ème coupure... Quelques coups de téléphone par ci par là, mais une fois de plus rien de transcendant.
Par contre à l'âge de 26 ans, je décida de faire un voyage thérapeutique "A la rencontre de mon père"
Je voulais en savoir plus sur lui "mais qui es tu? qu'aimes tu? pourquoi es tu partis?..."
J'ai pu avoir quelques réponses et surtout voir à quel point je pouvais lui ressembler sur quelques points!(la même façon de rire, de bailler, le même humour décalé, les même mains, que j'avais joué du trombone à coulisse comme lui sans même savoir qu'il en faisait!) C'était très réconfortant d'avoir le sentiment d'appartenir à une "tribu"...
Ensuite j'ai fais une petite dépression à l'âge de 28 ans après une rupture amoureuse et pour la 1ère fois de ma vie j'avais besoin de mon père, en tout cas de manière consciente...Donc ma mère l'a appelé, ce qu'elle ne faisais jamais: "ta fille a besoin de toi"
Mais il n'a malheureusement pas répondu présent.Je l'ai mal vécu. Je lui en ai voulu. Je n'avais plus envie de faire des efforts pour lui, car il n'en avait pas fait aucun pour moi.Mais cette rage n'est pas restée. va savoir pourquoi...
Puis 5 mois plus tard à ma grande surprise il est venu vivre chez moi 1 mois et demi...( coïncidence??? je sais pas)
Et comme d'hab R.A.S! Cohabitation tranquille sans vague,une fois de plus RIEN DE TRANSCENDANT. C'est un veille ours pépère avec sa petite vie pépère. Du coup notre relation/ connexion ne me semble pas vraiment établies.Par exemple je suis chanteuse et il n'est jamais venu me voir chanter...
J'ai énormément travaillé sur la relation que j'avais avec ma mère, j'en ai beaucoup souffert et du coup pendant des années,j'ai mis en place pierre par pierre des tas d'actions pour arriver enfin à une relation sereine avec elle.
Mais lui je ne sais pas. Il existe sans vraiment exister, je ne souffre pas "CONSCIEMMENT" de ce manque c'est bizarre...
Aujourd'hui à 30 ans, mes relations amoureuses se soldent toujours par un échec...de la déception et culpabilité viennent encrasser mon être. Et mes rêves sont bel et bien dans mon coeur et ma tête mais je peine à les concrétiser.
A présent je cherche de la CONSTANCE et de la CONSISTANCE dans ma vie, plus de choses bancales et plus de vent!
Une amie me rappela gentiment que je n'étais pas faite que d'une seule personne, Qu'ils faut être deux...j'ai certainement préféré ne rien ressentir de douloureux par rapport à mon père...
Et quand je lis tous vos commentaires je me dis que je dois certainement OCCULTER ce manque de lui car c'est le flou total!
La vérité? c'est que ça m'arrangerai de vivre ce mal pleinement comme vous, ça peut paraître tordu mais au moins je saurai quoi guérir.
Alors si quelqu' un se retrouve dans mon témoignage je lui en serait très reconnaissant de me faire part de son expérience, de sa lumière ;)
Merci
Nelly
ps: Isabelle tu m'a énormément touchée et je te trouve très courageuse, je suis sur qu' un jour le bonheur viendras frapper à ta porte!
Écrit par : Nelly Stanislas | 14 mai 2012
Répondre à ce commentaireBonsoir Nelly,
Merci pour ce témoignage. Traverser le fleuve sans bateau, apprendre à nager une fois dans l'eau.
Le chant vous permet-il peut être d'exprimer et de sublimer votre ressenti?
Je disais plus haut d'accepter, mais parfois il faut aussi se révolter, prendre à bras le corps. Chacun sa solution. Votre récit me fait me poser une question: vous dites R.A.S, pas de vagues. Mais avez-vous tenté de franchir cette distance? Lui avez-vous parlé face à face en lui disant votre besoin?
Peut-être l'avez-vous fait dans votre voyage thérapeutique et cela n'a rien changé. Peut-être craignez-vous de le faire vraiment parce que cela pourrait ne rien changer. Dans les deux cas il y a deux possibilité: soit cela bouge un peu, soit cela ne bouge pas et il faut accepter et faire le deuil de votre attente. Ou attendre encore plus longtemps. De toutes façons ces guérisons sont longues à conduire.
Dans la ressemblance avec lui que vous vous êtes découverte, il y a peut-être une partie de la réponse. Telle vous êtes, tel il est.
Peut-être faut-il lui écrire cela, lui écrire sur vous. Lui parler aussi de vos concerts.
Avec l'homme, dites votre réalité, dites vos besoins avec clarté, vérifiez que vous êtes entendue, vérifiez qu'il veut en tenir compte.
Bien à vous.
Écrit par : hommelibre | 14 mai 2012
Répondre à ce commentaireBonsoir
Chai comme je te comprend J'ai 22 ans et je ne connais pas mon père seulement un nom c'est dur de vivre sans!! Mais dit toit qu'il doit être beaucoup plus difficile de se construire en perdant un être qui nous est cher...
Si je m'adresse a vous ce soir c'est pour comprendre.
J'ai tourner la page du père absent,j'ai eu un beau père mais cela a été... désastreux, il a eu des comportements déplacés.. j'ai longtemps été détruite et je m'étais dit que je pouvais très bien vivre sans!! Le temps a passer j'ai construit ma vie et je suis (je pense) une jeune femme équilibrée, aimée et entourées.
Mon "soucis" si j'ose dire c'est que comme ça sans crier gare le voilà qui apparait dans ma vie ce père que je n'avais jamais connu et que pourtant j'attendais lui.. MON PÈRE...chercher a nous recontacter...
j'ai été dans un état que je ne peut pas décrire à la fois heureuse et anéantie.. J'ai eut des nouvelles de la vie qui est la sienne.
Il a fait sa vie a eu des enfant il est en train de divorcer..
On a échanger quelques sms, puis PLUS RIEN depuis février. je ne l'ai jamais vu et je ne sais pas ce que c'est une relation père fille.
Je sais que ma mère et lui se voit quasiment une fois par semaine, je vis a 860 km de là et quand je redescendrai pour l'été je ne sais même pas si je le rencontrerai.
Qu'est ce qu'il peut bien penser je n'arrive pas a me mettre a sa place qu'est-ce qui peut bien pousser un homme a renouer avec le passer? Et comment renouer ce contact qu'est ce que je pourrais lui dire....Je n'ai pas trouver quelqu'un dans ma situation si quelqu'un peut m'aider ...
Écrit par : Audrey | 14 mai 2012
Répondre à ce commentaireOn ne sait pas ce qui se passe dans la tête et le coeur d'un homme qui coupe ainsi avec sa fille - ou ses enfants en général. On peut y voir des choses négatives, mais aussi une souffrance qu'il reproduit ou ne sait pas gérer. A laquelle il n'a peut-être pas accès.
Mais les enfants ne sont pas dans la même problématique. Ils ne comprennent pas. Ils tentent de s'arranger, et ils ont raison, cela fait partie de la résilience.
Je pense que, quelle que soit la raison, ces pères n'arrivent pas à entendre leurs filles, leur besoin, leur manque. C'est malheureusement très fréquent. Il y a leur histoire personnelle et il y a aussi la société actuelle qui ne facilite pas le rôle des pères. Je ne veux culpabiliser personne, cela ne sert a rien. C'est juste un constat.
Votre père, Audrey, agit d'une manière difficile à comprendre: renouer, puis plus rien.
Envoyez-lui des sms, donnez-lui rendez-vous pour cet été. Vous en avez le droit parce que vous êtes sa fille. Enfin, essayez au moins ce que vous pouvez. Après, ce qu'il décidera ne vous appartient pas.
Bonne chance.
Écrit par : hommelibre | 15 mai 2012
Répondre à ce commentaireMerci de votre réponse aussi rapide je vous tiens au courant.
Écrit par : Audrey | 15 mai 2012
Répondre à ce commentaireOk. Un détail encore: n'attendez pas tout d'un unique rdv. Essayez si c'est possible et si vous le voulez d'en avoir plusieurs. Et parlez-lui de tout, de vous, faites quelque chose ensemble, allez peut-être visiter un endroit, pour avoir une approche pas trop frontale.
Mais c'est vous qui sentirez ce qui est juste et comment exprimer votre droit de fille avec votre père.
Écrit par : hommelibre | 15 mai 2012
Répondre à ce commentaire@Audrey : Les réponses d'hommelibre me semblent très raisonnables et pondérés. C'est certainement mieux d'agir que de ne rien faire et attendre que votre père prenne des initiatives. Il est peut-être indécis ou désolé, mais ne sait pas le dire.
A vous lire, il me semble que votre père se cherche, en ce moment. Il ne se rend peut-être même pas compte qu'il vous fait du tort en aparaissant, puis en disparaissant à nouveau.
Certaines personnes sont capables de penser et agir de façon à prendre en compte autrui, d'autres n'en sont pas capables. Votre père pourrait faire partie de cette deuxième catégorie. C'est vraiment son problème à lui ou comme le dit hommelibre : "ce qu'il décidera ne vous appartient pas."
Etre un parent suffisamment bon, mère ou père, n'est pas donné à tout le monde. Ca demande de la patience, du dévouement, une capacité à se décentrer de son nombril, une vision d'avenir pour son enfant et une conscience de ses responsabilités. Et je crois que je n'ai pas encore tout listé ...
Mon père ne nous a pas quittées, mais ma soeur s'est sentie abadonnée toute sa vie, car notre père était totalement absorbé par son travail qui le passionnait. J'ai eu la chance, en tant qu'aînée, de pouvoir profiter de sa présence avant qu'il ne devienne un homme important. Ca a créé des liens forts et ma petite soeur s'est toujours sentie rejetée et déconsidérée, en observant la complicité dont elle se sentait exclue.
Ca m'a fait souffrir, car je me sentais en quelque sorte responsable, comme si j'avais volé sa part à ma soeur, alors que c'était à notre père d'être équitable, d'être adulte, de ne pas chercher la facilité.
Cette constellation a eu pour effet de créer la discorde entre les soeurs
et une fois adulte, ma soeur a fait payer chèrement cette "absence" à ce papa un peu enfantin.
Chez nous, il était impossible de parler de tout ça, on se criait dessus, puis on boudait. J'ai adoré quitter la maison et commencer une nouvelle vie.
Je suis partie en ayant tout juste 19 ans et ne l'ai jamais regretté.
Heureusement, vous avez votre avenir devant vous.
Écrit par : Calendula | 15 mai 2012
Répondre à ce commentaireIl est vrai Calendula que j'ai eu de la chance quant à absence totale de père. Ne pas connaitre cette relation m'a permis de ne pas la regretter. Mais malgré cella je m’étonne moi-même, j'ai l'impression d'être retournée quelques années en arrière...et de ne pas maîtriser la petite fille qui est en moi et qui attend son papa. Je suis toute à fait consciente que je ne dois pas me faire trop d'illusion, pour ne pas encaisser une deuxième "claque" si il ne voulait pas ou qu'il n'arrivait pas a me faire une place dans sa vie... Mais malgré les doutes qui m' envahissent j'ai beaucoup d'espoirs, partager un café... des trucs que feraient un père et sa fille.
Je lui ai envoyer un message hier soir je lui ai demander si il était possible d'avoir des nouvelle pour garder ce début de "lien". Mais je n'ai pas eut de réponse pour l'instant.
ça fait 3 mois que je n'ai pas de nouvelle
Écrit par : Audrey | 17 mai 2012
Répondre à ce commentaireJe me retrouve tellement dans vos témoignages ... Ça rassure un peu de savoir que l'on est pas seule à vivre ça ... Pour ma part, je n'ai jamais connu mon père. Mes parents se sont séparés avant ma naissance. J'ai un beau père, mais nous n'avons jamais eu véritablement de lien affectif ... Je n'ai revu mon père qu'une seule fois depuis, j'avais 6 ans et ça n'avait pas vraiment été constructif ... Aujourd'hui j'ai 19 ans et je n'ai eu aucunes nouvelles. J'ai longtemps vécu sans m'en soucier plus que ça, et puis un jour je crois que ça m'est tombé dessus. Je pense que j'étais dans le déni. Maintenant dès que j'y pense j'ai les larmes aux yeux, je ne pleure jamais devant les autres, je reste toujours souriante, joyeuse, dynamique, je ne me met jamais en colère et je ne boude jamais. J'en parle très rarement et sans jamais entrer dans les détails. Je n'arrive pas à m’intéresser aux garçons que je peut avoir, je ne choisi que des inaccessibles, ou qui ne s’intéressent pas à moi et j'en souffre beaucoup. Je me sent abandonnée, je me demande souvent lequel des sentiments est le plus fort : la peine ou la colère. Je ne sais pas ce que je ferait si j'avais l'occasion de le revoir un jour ou quelle serait sa réaction, s'il se souvient même de moi ou si il me reconnaitrait. Je lui en veut pour ça.
Écrit par : Cupcakes | 04 juin 2012
Répondre à ce commentaireTrès juste ce texte. Mais il faut pas oublier que la majorité des pères absents, ne le sont pas par manque d'amour pour leur fils ou filles, mais principalement parce que la société actuelle l'a voulu ainsi. En ce qui me concerne, j'aurais souhaité construire quelque chose avec ma fille. Mais suite à un divorce, sa mère, appuyée par cette justice matriarcale, a eu toutes les cartes en mains pour m'éliminer du jeu. On m'a volé des années ou je n'ai pas pu la voir grandir, sans parler de sa mère ne cessait de lui répéter tout le mal qu'elle pensait de moi.
Le lien a vite été rompu, sans aucune possibilité de recours.
Bienvenue dans la réalité.
Écrit par : Wallace | 06 juin 2012
Répondre à ce commentairecommentaire suite au courriel de Cupcakes du 4 6 12: Evidemment je ne connais pas toute votre situation MAIS je voudrais dire que certaines femmes prennent possession de leur enfant et écarte le pêre par besoin de possèder. Rare que les médias parlent de ce genre de possession, les médias parlent souvent de la possession des hommes envers les femmes mais à ne pas oublier que les femmes expriment leur possession tout simplement autrement. Depuis 10 ans environ, les pères DÉFENDENT beaucoup leur PLACE et BRAVO BRAVO. Les hommes sont tellement tellement important dans la vie en tant que père, conjoint, ami,frère, cousin....etc etc.....Moi je le sais et svp les hommes prenez votre place, pas toute la place, VOTRE PLACE !!!! VOUS ÊTES IMPORTANTS POUR NOUS LES FEMMES. helene
Écrit par : helene | 06 juin 2012
Répondre à ce commentaireOui bien sur je sais que ça arrive souvent j'ai une amie dont la mère parle souvent de son père en mal, elle ne le vois pas très souvent et je sais qu'il tien beaucoup à elle même s'il a fait des erreurs ... Le mien c'est encore différent, il a eu les occasions de reprendre contact il y a des années, et ma mère m'a toujours parlé ouvertement à ce sujet. Ma grand mère le croise de temps en temps, il ne va même pas lui demander de nouvelles donc je crois que le message est clair ... Mais je trouve vraiment important que des pères se battent pour garder le contact avec leur enfants, car ça peut vraiment faire la différence, ça montre que leur enfant ont de l'importance !
Écrit par : Cupcakes | 15 juin 2012
Répondre à ce commentaireVoir tout ces commentaires me rassure.
Je me sentais seul mais en fait on est beaucoup dans cette situation...
Pour ma part, j'ai eu une enfance calme, mes parents étaient séparés mais il n'y avait pas de réels conflits.
Mon père me chouchoutais moi et ma soeur. Lorsqu'il nous voyait un weekend sur deux il nous faisait faire pleins de choses, il voulait qu'on soit heureuse... et il cédait à nos caprices.
Il n'a jamais eu d'autorité sur nous, car il n'as jamais agit comme un adulte.
Du coup, lorsque ma grande soeur a entamée sont adolescence, a quitté son corps et son âme de petite fille, cela a chambouler mon père.
Il est vrai qu'on étaient insolente elle et moi.
Mais est-ce une raison pour frapper son enfant?
A l'âge de 12 j'ai vu mon père frapper de toute ses forces ma soeur.
Ce fut un déchirure intérieure, même si je ne voulais y croire, je savait qu'il avait brisé un lien sacré.
Toute sa crédibilité, toute ma confiance envers lui, toute mes croyances furent envolées en l'espace de quelques seconde. Il a littéralement tout détruit.
J'ai perdu confiance en moi, je suis entré dans la phase d'adolescence avec un pilier en moins. Comme vous, j'ai voulu le renié, l'oublié, je lui ai pas adressé la parole pendant plus d'un an.
Après quelques passage au tribunal, je me suis décidé a le revoir.
C'est moi qui décide lorsque je le vois, c'est à dire une semaine par an car j'ai encore énormément de mal a joué le jeu de l'hypocrisie.
Lui, a nié tout ce qu'il s'est passé se soir la.
Je pensais avoir réussi a faire le deuil, mais à ce jour ou j'ai 18 ans et que je me cherche en tant qu' adulte, je me ressent désemparer.
Je regrette tellement qu'il ne soit pas ce que je désirais.
Et je lui en veux énormément, car dans mes relations avec les hommes, j'ai beaucoup de mal, j'ai tendance a les laissés entré dans ma vie pendant quelques mois pour un jour, les quittés, fuir je ne sait quoi.
Je recherche constamment la perfection, et je pense qu'il en ai responsable. Que je serai jusqu’à ma mort en quête de cette amour brisé, perdu, détruit.
Malgrès cela j'ai de la chance d'avoir ma soeur et ma mère qui sont mes piliers, ainsi que mes amis. Heureusement qu'on ne compte pas que sur le père..
COURAGE !
Écrit par : Isabelle | 17 juin 2012
Répondre à ce commentaireJe viens de tomber sur vos commentaires assez surprenants tout de même. Je suis moi-même père de 6 enfants et je suis tout à fait d'accord avec les commentaires de Cupcakes (04 juin) et Wallace (06 juin).
Lorsque j'étais plus jeune (20 ans) la mère de ma première fille avait décidé de rompre notre relation 1 mois avant la naissance de notre fille car je n'avais pas de boulot. Cela m'avait énormément bouleversé car j'avais vécu toute la grossesse avec elle. Je téléphonais tous les jours à l'hôpital pour savoir si elle avait accouché car elle ne voulait plus aucun contact.
Le jour de l'accouchement, je me suis rendu dans cet hôpital où j'ai pu voir ma fille dans une couveuse car elle était prématurée.
Par la suite, j'ai alors introduit une requête en justice pour l'obtention d'un droit de visite, qui m'avait été accordé provisoirement.
J'allais donc voir ma fille 1h chaque week-end chez sa maman en attendant le jugement définitif. Ensuite, sa maman a tout fait pour encore rompre tout contact en racontant des mensonges et en se servant de faux témoignages (amis) en justice, ce qui m'a fait tout perdre pour le jugement définitif car j'étais seul pour me défendre. J'ai donc tout perdu, je n'avais même plus de droit de visite.
Je suis resté 8 années sans pouvoir voir ma fille, aucun contact, jusqu'au jour où ma fille a demandé à sa maman de reprendre contact avec moi.
Sa maman était devenue violente avec elle et ma fille est venue vivre chez moi avec mon épouse et mes autres enfants. Un service d'aide à la jeunesse m'avait vivement conseillé d'introduire une demande de droit de garde car ma fille était en danger chez sa maman, ce que j'ai fait.
Pendant ce temps, 4 années nous ont permis à ma fille et moi de créer un lien père-fille qui a été de nouveau rompu par sa maman qui suite à ma requête a réussi de nouveau à faire rompre tout contact entre ma fille et moi en lui racontant des mensonges, avec encore l'aide de ses amis.
Suite à tout cela, 2 années se sont écoulées sans contact car maintenant ma fille m'en veut pour rien, elle a cru les mensonges de sa maman et elle est très mal, elle est maintenant placée dans un centre et est suivie régulièrement dans un hôpital psychiatrique.
Malgré tout, elle retourne chez sa maman le week-end car selon ses dires sa maman lui fait des caprices et qu'elle doit donc l'aider.
J'ai donc de nouveau perdu ma fille de vue, après 2 longues années de procédures en justice sans compter le coût (5000 Euros) pour RIEN car elle ne veut plus de contact et lorsque je prends des nouvelles elle change carrément de carte SIM que sa maman lui remplace volontiers.
Pour résumer, il est assez compréhensible alors que beaucoup de pères n'osent pas faire le moindre pas en avant peur de perdre le minimum qu'ils ont à peine le droit d'avoir. La plupart des pères n'ont alors qu'un seul véritable droit envers leurs enfants en cas de séparation, s'éclipser !!! Et oui, POSSESSION et Conflit de loyauté ...
Maintenant je baisse les bras, ma fille a 15 ans et n'a plus aucun respect pour moi et toute ma famille.
Écrit par : Ludo | 01 juillet 2012
Répondre à ce commentaireBonjour,
Je suis maman d'une adorable petite fille de 1 an. Son père ne l'a pas reconnue et vit à l'étranger. Je l'ai quitté car il m'a fait les pires crasses (tromperies +coups+volé de l'argent+mensonges+etc.). Il a même "volé" de l'argent à sa propre fille (de l'argent que mon père m'avait donné pour elle).
J'étais en contact avec lui jusqu'il y a peu, je lui montrais le bébé via messenger, mais j'ai réclamé qu'il me renvoie certaines choses (l'argent volé+les affaires du bébé notamment), ce qu'il n'a jamais fait malgré ses promesses.
Je refuse aujourd'hui de lui montrer ma fille car ma patience a des limites, et il est allé très loin. Il m'accuse de chantage, puis a coupé les ponts (n'ayant pas cédé à mon "chantage"), il dit aujourd'hui que ce n'est pas sa fille.
J'aurais pourtant voulu qu'elle puisse avoir des relations à peu-près normales avec son père, mais pas dans ces (ses) conditions.
Voilà, pensez-vous que je doive céder, pour le bien de ma fille ?
Écrit par : Theresa | 03 juillet 2012
Répondre à ce commentaireBonjour Theresa,
Il est difficile de répondre à votre question. Le témoignage de Ludo, ci-dessus, montre les dégâts profonds que peuvent faire les conflits des parents sur leurs enfants. Ce témoignage montre aussi qu'une relation parent-enfant est longue et fragile à construire. Votre situation est très différente et je ne compare pas. Je souligne seulement que les enfants souffrent presque toujours des conflits parentaux, des pertes, des absences.
Ce que j'entends dans votre témoignage est que votre fille paie pour les conflits entre les parents. Elle n'y est pour rien mais elle en devient l'enjeu. Cet engrenage est le début de l'aliénation parentale. Mais que pourriez-vous faire? Je ne peux dire quelle est la bonne position car je ne vous connais pas, ni lui.
Ces situations sont difficiles. Peut-être devriez-vous voir un médiateur familial pour en parler.
De toutes façons si vous privez votre fille de son père, elle grandira avec l'absence. Mais si elle est à son contact, peut-être aura-t-elle une image négative de son père et de l'homme, mais au moins elle se déterminera par elle-même. Votre patience a des limites, mais celle de votre fille n'en a pas encore.
Cela dit, si vous acceptez qu'elle soit en contact avec lui (ce qui est normal puisque c'est son père), vous n'êtes pas obligée de vous entendre avec lui. Mais ne le montrez pas trop. Et si elle voit son père, que cette décision soit durable, ferme. Ne la mettez pas en question à chaque conflit. A nouveau voyez le témoignage de Ludo ci-dessus.
Pour ce qui est de la paternité, voyez avec un médiateur ce qu'il faut faire. Il ne dit cela peut-être que pour faire un contre-chantage avec vous. Peut-être êtes-vous les deux entrés dans le jeu de pouvoir du chantage. Mais quoi que vous décidiez, je vous suggère de ne rien décider seule. C'est l'intérêt réel de l'enfant qui doit compter, pas les jeux de pouvoir des parents. Une position objective vous donnera plus de force et d'intégrité, même plus tard face aux questions de votre fille qui ne sauraient manquer de venir.
Écrit par : hommelibre | 03 juillet 2012
Répondre à ce commentaireMerci de votre réponse rapide.
Je vais en effet me rapprocher d'un médiateur afin d'avoir un avis impartial. Tous ceux à qui j'en ai parlé m'ont dit que j'avais raison, mais leur avis ne compte pas vraiment, puisqu'ils sont mes amis ou ma famille... Mais ma fille, que dira-t-elle?
"Et si elle voit son père, que cette décision soit durable, ferme." Je redoute en effet des conflits permanents (c'est presque sûr que ce sera comme cela) et intenables.
Je dois me laisser moi-même de côté avec tous mes ressentiments etc., mais je n'arrive pas à pardonner le fait qu'il ait commencé sa relation avec sa fille en détournant l'argent qui lui était destiné à elle...
Écrit par : Theresa | 04 juillet 2012
Répondre à ce commentaireVos témoignages sont tous si touchants !! Parfois la présence d'un père est aussi douloureuse que l'absence ... Et c'est vraiment à partir de ça que l'on se construit !!
Écrit par : Cupcakes | 11 juillet 2012
Répondre à ce commentaireBonsoir
Je suis très touchée par cet article (le passage : Les filles sans père rêvent leur vie, mais n’ont pas eu de modèle pour trouver comment réaliser leurs rêves.
Les filles sans père pleurent souvent tout bas, même quand elles sourient. Elles rêvent de quelque chose qu’elles n’ont pas eu, et qu’elle ne savent pas où retrouver." m'a tellement parlé que j'en ai pleuré)
J'ai grandi sans père, avec beaucoup d'amour de ma mère et de mes grands parents mais ils ont fait une erreur : avoir nié mon père, avoir toujours fait comme s'il n'existait pas.J'ai donc grandi sans lui ET sans même savoir qui il était,et j'ai l'impression de m'être construite "a moitié", un peu chancelante par manque de racines, angoissée de ne "pas savoir". J'ai l'impression qu'il me "manque" quelque chose, je me sent souvent vide, "pas exister", déprimée,et ce depuis des années. Je l'ai rencontré pour la première fois à 15 ans et de plus, cela s'est mal passé, mon père est vraiment un mauvais père, un homme egocentrique et manipulateur, ce qui a conduit à un clash, 1 ans plus tard, et puis de nouveau un, définitif cette fois il y a 8 ans. J'ai pourtant un homme dans ma vie depuis 13 ans, une petite fille adorable, mais non rien ne comble ce vide que je ressens parfois, ni la nourriture, ni les cigarettes, et parfois rien ne peut faire partir cette conviction que je n'etais pas attendue, que je suis un erreur (mon père a demandé à ma mère d'avorter quand j'etais dans son ventre") que je ne suis pas assez "aimable" pour que mon propre père m'aime,et ce sentiment d'être de trop, de n'exister qu'à moitié..........
Écrit par : Aurore | 17 juillet 2012
Répondre à ce commentaireBonjour je viens vous donner quelques nouvelles et vous demander ce que vous en penser car je suis à nouveau dans le flou...
je suis descendu un mois et demi chez ma mère (sachant qu'ils se voyaient au moins une fois par semaine) j'avais espéré l'éventualité d'une rencontre. Il n'a pas donné de nouvelle et a juste insister (par texto)sur le fait qu'il voulait me rencontrer et me connaitre.
Je suis repartie déçu et je le lui ai fait savoir ("dommage qu'on ai pas trouver un moment pour se rencontrer[...]cette attente me pèse..").
Vu qu'il n'a pas répondu à ce message une semaine et demi plus tard je lui en ai renvoyer un :
"imagines-tu un jour me rencontrer ..? Une journée , une après midi, ne serait-ce que le temps d'un café, je veux juste discuter... Je n'aime pas trop les textos, ils ne rendent pas bien compte de tous les échanges d'un dialogue, et ne sont pas spontanés..
Répond moi simplement, tu penses que je vais devoir attendre l'année prochaine pour te voir? Donne moi juste ton avis sans détour... j'ai besoin d'une réponse telle qu'elle soit."
ça réponse quelques heure après:
"Je ne veux pas m'imaginer te rencontrer, je veux le faire mais quand je serai bien et ce n'est pas le cas aujourd'hui. Bientôt je l'espère mais sans que cela me soit imposé, tu sais après avoir été "aux ordre" pendant plus de 28 ans, je veux rester maître de mes décisions . Alors a un de ces jours..."
Je ne comprend pas il fait référence a ma mère et à sa femme (ex) car je n'ai que 22 ans..il y a trop de sous-entendu que je ne peux même pas comprendre vu que on a pas réellement discuter, et arrêter moi si je me trompe mais il a vraiment pas de tact...
Écrit par : Audrey | 23 juillet 2012
Répondre à ce commentaireMon avis vaut ce qu'il vaut, mais le voilà malgré tout :
Effectivement, il n'a pas de tact, mais surtout pas de capacité de s'imaginer à votre place. Il est donc très centré sur lui et comme un ado.
De plus, il doit craindre des reproches et il évite de les affronter.
Qu'en dit votre mère ? Pouvez-vous en parler avec elle ou le sujet est-il tabou ?
Écrit par : Calendula | 23 juillet 2012
Répondre à ce commentaireCe n'est que mon avis mais je pense que ma mère redoute cette rencontre, de peur que ça se passe mal et qu'elle perde son amour d'adolescence, du moins c'est comme ça que je le ressens. Je lui ai déjà dit que je n'avais aucune rancœur que j'avais juste besoin de discuter avec lui d'avoir des réponses.. Et je penses que c'est aussi ça qui la dérange par ce que depuis 8 mois ou ils se revoient elle ne lui a JAMAIS poser une question "fâcheuse" elle m'a dit qu'elle le laisser parler et qu'il lui dirai quand il serait prêt.
Écrit par : Audrey | 23 juillet 2012
Répondre à ce commentaireC'est donc bien compliqué entre elle et lui...
Et vous en faites encore les frais. Encore et toujours.
Une fois de plus, j'en viens à cette sagesse : En tant qu'enfant, on ne choisit pas sa famille.
Mais si des adultes choisissent de faire des enfants, à mon avis, ils doivent assurer un minimum de présence un peu positive.
Vous pourriez avoir de la rancoeur, mais vous décidez de mettre cela de côté.
Et vous faites preuve d'une grande patience et d'empathie.
Un truc qui marche parfois : laisser tomber. S'en défaire.
Ne plus rien attendre. Mais vraiment vraiment.
Si on trouve de bonnes raisons pour le faire, c'est un immense soulagement. Un gros poids en moins.
Écrit par : Calendula | 23 juillet 2012
Répondre à ce commentaireBonjour;
Voila je suis une ados de 16 ans. Mes parents on divorcée a l'age de mes 10 ans. Il est venue me cherché pendant quelque mois et du jour au lendemain il n'est plus venu. Mais sur le coup j'étais jeune je ne connaisai pas trop se que c'était la vrai vie, etc.. Puis deux ans sont passés est la jamais compris que mon pére n'etait plus là. Depuis l'age de 14 ans j'aimerai reprendre contacte avec lui je sais ou il habite, ma mère a sont numero de telephone mais elle veut pas me le donnée :(. Puis voilà sa fais setp mois quand j'ai 16 ans j'en est bientôt 17 ans et j'aimerai reprendre contacte avec lui mais je sais pas comment faire :'( L'amour parternel me manque beaucoup :(
Écrit par : Delphine | 31 juillet 2012
Répondre à ce commentaireBonsoir Delphine,
J'ai pris du temps pour me demander quelle était la meilleure suggestion. Je ne l'ai toujours pas trouvée!... :-)
Mais on peut tenter d'avancer quand-même un peu.
Ma première question est: que s’est-il passé pour lui pour qu’il cesse de vous voir du jour au lendemain, sans même une explication. Il a bien dû se passer quelque chose, dont il ne sait pas parler ou ne veut pas parler. Mais cela on ne peut pas le savoir sans lui demander.
Comment le prendre? Comment l’aborder? J’ai une idée un peu folle peut-être qui m’est venue à l’esprit. Je me dis que parfois il faut oser déconcerter pour recréer un lien. Alors, puisque vous savez où il habite, j’imaginais que vous vous postiez près de chez lui, à un endroit où il doive vous voir (en rentrant, en sortant ou depuis sa fenêtre), sans le regarder ni le chercher. Au bout d’un certain temps où il vous verra attendre, peut-être plusieurs jours ou semaines, il va peut-être venir de lui-même.
Bon, je reconnais que c’est un peu difficile d’être dehors près de chez lui par n’importe quel temps, mais c’est une des idées.
Une autre est de reprendre vos droit à l’égard de votre mère. Vous êtes en droit de contacter votre père. C’est un droit imprescriptible de l’enfant, un droit légal, moral, affectif. Elle vous contraint en refusant de vous donner le téléphone. A vous de lui dire jusqu’au bout, tous les jours, que vous attendez qu’elle vous respecte et vous donne le téléphone. Il faut peut-être passer cette confrontation. Vous serez plus forte après.
Voilà pour le moment. Je reviendrai si d’autres idées me viennent.
Bonne chance Delphine, je vous souhaite de trouver cet apaisement.
Écrit par : hommelibre | 01 août 2012
Répondre à ce commentaireBonsoir a tous. .
Je m appelle johanna jai 17 ans . Je vois plus mon pere
Depuis 5 mois et demi . Moi et lui in nait un separable
depuis ce jour . A causse probleme de famille . jai besin.
de vaux consielle . et en plus demain c mon anniversaire
sais la promire 1 fois que je le fete sans lui je sais faire
sans lui . il me manque tros
Écrit par : delecroix | 04 août 2012
Répondre à ce commentaireBonsoir Johanna,
C'est urgent alors, si c'est votre anniversaire demain!
Une première chose à se dire est que l'enfant a le droit d'aimer ses deux parents même quand ceux-ci se disputent. Vous n'avez pas à choisir l'un et à laisser l'autre si vous ne le voulez pas. La loyauté nous fait souvent nous ranger avec le parent chez qui l'on est, mais à 17 ans vous devez pouvoir dire vos souhaits.
Prenez votre courage, dites à votre mère que votre père vous manque et que vous voulez le voir pour votre anniv. Si vos deux parents ne veulent pas se voir vous prenez un moment avec votre mère et vos amis, et un autre moment avec votre père. Appelez-le. Envoyez-lui un sms ou un courriel, dites-lui qu'il vous manque et que vous voulez le voir. Dites-lui qu'il vous manque.
Si vous le ne dites pas il ne le saura pas.
Et si vous n'arrivez pas à le joindre pour demain, vous passerez un moment dans la semaine ou dès que possible pour rattraper votre anniversaire. Mais dites-le lui, et dites-le à votre mère. Sans la brusquer, dites-le lui. A 17 ans, osez. Ne restez pas à l'écart de vous-même. Ne subissez pas.
Bon courage, tenez-nous au courant. Et bon anniversaire.
Écrit par : hommelibre | 04 août 2012
Répondre à ce commentaire@hommelibre,ce que vous dites est juste mais tous les parents n'ont pas forcément envie d'écouter ce qu'on a à leur dire même à 17 ans.J'ai tenté l'expérience après avoir enfin pu connaitre mon géniteur à l'âge de neuf ans,remarié à une belle mère de 10 ans de plus que moi que je détestai et le mot est faible ,ce fut peine perdue après avoir tenté cette expérience de me confier à lui il devint encore plus âne bâté qu'avant.
Décédé depuis belle lurette souvent je lui parle ,mon dieu ce qu'un homme peut être stupide sont mes mots à son envi.Parceque sa seconde femme, pour laquelle il avait abandonné sa femme non sans l'avoir rouée de coups alors qu'elle était enceinte et ses enfants était jeune,belle mais aussi stupide que la belle au bois dormant qui se réveille après avoir été embrassée par un crapaud sorti de l'étang de Blanche Neige
Avec l'âge je me suis rendu compte qu'au rayon masculin très souvent ce dernier quittait le rayon femme intelligente justement pour mieux manipuler celle qui le sera moins ,très souvent la seconde épouse est moins brillante que la première ,serait-ce que pour la seule fois de son existence l'homme réfléchisse ?
Souvent après le décès d'un parent l'humain se met à adopter un comportement extravaguant ,ce géniteur en l'occurence vit son père mourir et profita sans l'ombre d'un doute d'afficher un degré de masculinité supérieur qui ne lui seyat point du tout et qui conduisit sa pauvre mère à prier tous les saints afin de mourir avant son remariage et elle fut entendue seule consolation à laquelle je pus me raccrocher afin de ne pas sombrer dès mon premier souffle dans une haine totale envers toute la gente masculine
Je le vis deux minutes avant qu'il meurt,il me dit on se reverra,je n'osai lui dire j'espère jamais, surtout que derrière moi se trouvait une parente de mon âge belle jeune sectaire qui s'était empressée de me remplacer sitot mariée.Voyez comme le religion aide à se rapprocher les uns les autres pour que ceux qui devraient être choyés deviennent vos ennemis à vie
Bien sûr avec mon âge cannonique,rire j'ai pardonné mais je ne vais quand même pas être hypocrite et continuer de lui dire je t'aime alors que la seule fois ou j'ai tenté l'exploit je me fis punir à 17 ans on fessait encore dans certaines famille mais à 17 ans on peut aussi fuguer le temps d'une heure ou deux ce que je fis et j'en ris avec le recul
Alors espérons que vos conseils portent leurs fruits,on sait aussi qu'une maman est souvent plus perméable à ce que l'enfant confie alors croisons les doigts et que ce rapprochement entre ces deux êtres déchirés puisse ce réaliser sinon faudra dire comme d'autres Inch Allah
bon dimanche pour Vous
Écrit par : lovsmeralda | 05 août 2012
Répondre à ce commentaireCoucou à toi, je voulais commencer en disant que j'adore le site. :D
Mais il apparait un tout petit embêtement, le header semble décalé vers la droite chez moi !!
Écrit par : Panneau solaire | 13 octobre 2012
Répondre à ce commentaireBonsoir,
Tout d'abord, je trouve reconfortant de voir que je ne suis pas la seule qui tient à l'absence de son père. Toutefois, je ne peux pas m'empecher de fermer cette page sans partager aussi cette souffrance liéée au départ de mon père.
Le mien s'est suicidé quand j'avais 4 ans en nous laissant (mon frère et ma mère également).
Aujourd'hui j'ai 24 ans,je pense toujours à lui comme s'il était parti il y a juste 2,3ans..
A 17 ans, j'ai quitté pour la 1ère fois mon pays d'origine en étant sûre de ne pas y revenir. Ainsi, j'ai laissé ma mère et mon frère et toute ma famille et amis dans mon pays de naissance. Je suis donc venue toute seule en France, malgré mon âge à l'époque.
J'ai réussi à poursuivre mes études, à travailler, et à avancer...Même si j'ai eu du mal car: J'ai du mal à me concentrer, je suis lente, j'ai du mal à mémoriser, avec les maths,... Par conséquent, j'ai toujours beaucoup bossé le double, voir triple pour avoir les mêmes resultats que les autres faisant tout en une fois. Je suis toujours très sensible. Je peux pleurer très facilement pour tout....
J'ai encore 7 souvenirs de lui dans ma tête du peu de temps que nous avons pu passer ensemble. Je pense à ça encore aujourd'hui pour être sûre de ne pas oublier la seule chose qui me reste de lui.
Je me rends compte aujourd'hui que ma relation avec les hommes est très ambiguë depuis mes 15 ans, et cela persiste... Etant attirée par des hommes beaucoup plus âgés que moi, sans avoir jamais eu aucune relation formelle.
j'ai l'impression que je cherche chez ces hommmes leur présence, leur compagnie seulement.
Je mets un STOP à ces sentiments auprès de ces hommes dès que je commence à beaucoup m'attacher à eux car je me pose trop de questions, je me remets en cause à chaque fois,et en plus cela me fait penser indirectement à mon père, ce qui fait mal.
Finalement, je les laisse tomber. Je les oublie et j'avance, mais à un moment donné je me rends compte que je suis toute seule, je ne sais plus parfois quel comportement adopter face aux situations, je me remets en quesion, je fais des recherches pour comprendre la situation, voir quel serait le meilleur comportement et chemin à prendre, je regarde des films pour essayer de trouver "un idole", qqn à qui admirer, trouver cette figure qui te donne réellement du courage quand tu en as besoin et sans rien atteindre et contrepartie, qui te comprends et peut t'apprendre plus, t'éclairer le chemin. Cependant,même en cherchant,et en me renseignant, en discutant, je ne parviens pas à trouver ailleurs cette energie que peut-être seul le père peut la donner, cette personne à qui admirer, et chez qui tu peux te confier.
J'espère que cette energie, compagnie, comportement existe quelque part d'autres car sinon je serai en pleures toute ma vie car il n'existe plus !!!
Écrit par : kelly | 18 octobre 2012
Répondre à ce commentaireBonjour Kelly,
Merci pour votre message. Je comprends que vous gardiez précieusement les quelques souvenirs de lui qui vous restent. C'est un lien à lui, et un lien à quelque chose en vous. C'est garder un peu de cette présence si courte dans votre vie.
Il y a des choses qui ne reviendront pas, comme vous le dites: admirer le père, partager avec lui. Il est même un peu idéalisé parce que vous n'avez pas eu le temps de connaître ses défauts. Mais ce n'est pas grave. Ce que m'inspire votre intervention est de vous comporter de manière digne à vos yeux, d'aller de l'avant, d'oser vivre et choisir, afin que s'il était encore vivant il serait fier de vous.
Vous cherchez des hommes plus âgés: peut-être est-ce la quête du père. Mais il y a des couples qui fonctionnent très bien ainsi. Votre père serait heureux de voir sa fille ouvrir ses ailes. Il serait heureux de sentir qu'elle prend confiance en elle. Quand elle se casse la figure il serait là, mais la laisserait apprendre par elle-même. Vous pouvez imaginer cette présence aimante et ce soutien. S'il était là c'est ainsi qu'il serait.
Et si vous trouvez cette énergie et compagnie dans un autre homme, il ne pourrait qu'en être également heureux. Il a dû souffrir pour faire ce qu'il a fait, et il vous a aussi fait souffrir par son absence. Il n'a pas su que faire de sa souffrance. Cela arrive. Cela peut éveiller colère ou tristesse, ou simplement le manque. Peut-être, malgré que vous l'aimiez, avez-vous aussi besoin de lui pardonner son départ pour ensuite oser aller plus loin avec un compagnon. Vous pouvez lui parler intérieurement, comme s'il était là, lui dire ce que vous avez envie, votre amour, vos souvenirs heureux, votre blessure aussi. Peut-être vous entendra-t-il avec bienveillance. En tous cas cette part de lui en vous vous écoutera.
Bonne chance, bonne route Kelly.
Écrit par : hommelibre | 18 octobre 2012
Répondre à ce commentaireMon histoire perso c'est un père malade, mélancolique - la forme la plus grave de la dépression ... Ce qui en résulte : aucune vie sentimentale, à 51 ans j'ai toujours vécu seule (j'ai quand même eu un enfant, heureusement, ce qui a été une grande joie)... J'ai un mal fou à comprendre ce qui m'arrive, je n'aime pas ma vie... Pourtant on me trouve très sympa !! (cela n'a probablement rien à voir évidemment !), et ce, malgré des années et des années de psychothérapie intensive (j'y vais en courant!) ; l'impression de ne pas m'en sortir. Je suis lassée, épuisée. Vais-je m'en sortir un jour ?
Écrit par : Frédérique | 02 novembre 2012
Répondre à ce commentaireFrédérique, je vous envoie mes bonnes pensées positives, ayez de l'espoir et croyez en vos aspirations ce que vous voulez dans votre vie, je vous souhaite tout ce que vous désirez. helene
Écrit par : helene | 02 novembre 2012
Répondre à ce commentaireJe m'appelle Charlotte, j'ai 16 ans depuis juillet dernier et je dois dire que votre article m'a interpellé. Comme vous toutes j'ai du grandir et me former sans mon père. Mes parents se sont séparés neuf mois après ma naissance. J'allais souvent le voir quand j'étais plus jeune, puis à l'âge de 8 ans à peu près, il a décidé de couper les ponts avec ses enfants (j'ai un frère de 21 ans). Il nous appelait de temps en temps, mais jamais rien de plus, il ne manifestait pas de signe nous indiquant qu'il désirait réellement nous revoir, prendre des nouvelles, des trucs basiques... Ma mère lui en veut clairement pour ça. Il ne s'est jamais occupé de mon frère et moi, et elle me le laisse bien savoir à travers de nombreux commentaires au quotidien. Dès que j'évoque mon père, elle part au quart de tour. Je sais qu'elle réagit comme ça parce qu'elle m'aime, et qu'elle ne comprend pas comment on peut renier ses propres enfants de cette façon. J'ai toujours été proche d'elle, nous avons un bon dialogue, une bonne entente, même si parfois quelques disputes éclates mais, cela est tout à fait normal ! Seulement, je ne crois pas qu'elle cherche à comprendre ce que je ressens. Elle ne veut surement pas l'entendre pour je ne sais quelle raison. Depuis mes 14 ans je dirai, je me suis posée énormément de question concernant mon père. Pourquoi nous avait-il laissé alors que je venais tout juste de venir au monde ? Etait-ce ma faute ? J'ai énormément culpabilisé, je me suis portée pour coupable et au fond, je crois toujours que je le suis. Cela me fait réellement mal etn j'ai l'impression que personne ne s'en rend compte, que personne n'y prête attention. Il est vrai que j'ai plutôt tendance à cacher ce genre de sentiment, je n'aime pas trop montrer mes émotions concernant ça, je suis le genre de fille à rire tout le temps et à jamais cesser de faire des blagues. Je possède une réelle joie de vivre, mais parfois, j'aimerai que l'on prête plus attention à ce que j'ai au plus profond de moi. A cette souffrance dont je n'arrive pas à me libérer. Je me sens tellement seule, et personne n'a l'air de s'en soucier... Je me demande si toute ma vie ce sera comme ça... Récemment mon père a failli mourir et je lui ai téléphoné, j'ai éclaté en larmes, c'était la première fois que j'extériorisé tout de cette façon là. Je n'ai pas pu m'empêché. Inconsciemment je sais que, ce que j'attendais c'était du réconfort mais, il n'a pas su s'y prendre bien. J'ai décidé de laisser tomber, même si je savais que ça aller me faire souffrir énormément, et c'est le cas...
J'avais besoin d'écrire sur le sujet, merci de me lire...
Écrit par : Charlotte | 19 janvier 2013
Répondre à ce commentaireBonsoir Charlotte,
Merci pour votre message. Vous écrivez avec beaucoup de justesse. Je vous ai lue attentivement. Tout ce que vous dites, je le comprends. Un enfant ne peut pas être coupable d'une telle chose. Lui a sa responsabilité. Ses raisons, quelles qu'elles soient, lui appartiennent. C'est difficile à accepter mais vous n'êtes pas responsable pour lui. Il faudra un jour accepter que vous n'êtes pas responsable des décisions des autres.
La souffrance est une sorte de loyauté envers lui. Un jour cela changera. Il y aura d'autres loyautés à construire, positives, et s'il restera une blessure il faudra faire avec.
Je vous envoie mes sentiments amicaux. Sur ce blog la porte est toujours ouverte.
Écrit par : hommelibre | 20 janvier 2013
Répondre à ce commentaireC'est dur de vivre sans papa
Jeune femme de 30 ans je n'ai pas été reconnu par mon père des la naissance et j'ai grandi dans une société(africaine) dans laquelle le fait d'être née de père inconnu est une honte.
Je me rappelle étant tout petite je savais déjà que j'avais un père dont j'ai attendu la venue pendant longptemps...Tout me rappellait que je n'étais ''normal'' mon acte de naissance,ma carte d'étude, ma carte d'identité (avec la mention Père inconnu)que je devait camoufler aux autres de peur de subir des moqueries. A la maison et dans la famille, c'etait sujet tabou, ma mère ayant refait sa vie et peut etre trop vite(histoire de rentrer tres vite dans le bon schema relationnel)avec mon beau pere qui est certes gentil mais qui était là sans etre la pauvre elle n'a pas vraiment eu de chance...
officiellement c'est à dire qu'aux yeux de tous je suis la fille de mon beau pere que j'appelle papa et que j'affectionne comme tel meme si dans sa famille à lui on me fait ressentir que je ne suis pas des leur...
Cette histoire m'a tuée émotionnellement, j'ai été pendant la fille qui acceptait tout qui se mettait en 4 pour les autres et aujourd'hui encore...
J'ai fait de longues études j ai acqueri de gros diplomes pour qu'on soit fière de moi, je pensait que ca changerait quelque chose mais il y'a toujours ce vide...
sur un plan relationnel, j'ai tendance à aller vers des Hommes qui me rejettent tres vite, conclusion 30 ans pas d'enfant pas de mari et anguoissée par cela...
J'ai cherché mon père biologique il y'a 6 ans je l'ai rencontré une fois histoire de voir d'ou je sortais. Lui il n'était pas près à me recevoir dans sa vie(lui ayant refait sa vie il voulait que ca reste secret) et moi pas preparer à le recevoir dans la mienne( de peur de blesser mon beau pere ma mere mon petit demi frere.Toute cette pression a fait que j'ai interrompu cette relation qui à mon avis était malsaine pour moi.
Après des années de silence j'ai repris contact à l'occasion de la nouvelle année et je veux repartir sur de nouvelles bases vis à vis de ce père qui m'a toujours manqué même si je ne sais pas comment y arriver. Si vous avez des idées je suis prenantes.
Merci pour ce blog ca rassure de savoir qu'on est pas seul dans sa situation.
Écrit par : valery | 20 janvier 2013
Répondre à ce commentaireBonsoir Valéry,
Les idées ne manquent pas, mais savoir si ce sont les bonnes, c'est autre chose. Vous avez fait vous-même une démarche importante: aller à sa rencontre. Si j'ai bien compris il a accepté de vous voir. Je comprends bien que les conditions (le secret) ne vous conviennent pas. En même temps on ne peut rien forcer. Renouer une relation est quelque chose de fragile, qui demande du temps, de la patience, et beaucoup d'acceptation de part et d'autre.
Je comprends votre besoin de reconnaissance. Peut-être faut-il beaucoup de temps. Peut-être doit-il apprendre à vous aimer assez pour un jour être fier d'être votre père. Il pourrait déjà l'être avec votre parcours et vos études, et simplement parce que c'est vous. Mais l'affect est plus compliqué.
Une bonne chose dans votre histoire: vous n'êtes plus "de père inconnu"! Vous le connaissez, et il vous connaît aussi.
Votre besoin de renouer est légitime. Tout ce que vous faites pour réparer, c'est quelque chose que vous réparez déjà en vous-même. Donc il ne faut pas vous arrêter en si bon chemin. Mais de même que vous aimeriez qu'il entende vos besoins, il vous faut aussi entendre les siens. C'est votre père, vous êtes sa fille, et en même temps vous êtes deux adultes. Les adultes, c'est long à apprivoiser. Il faudra accepter le temps que cela prendra. Lui dire votre besoin sans lui mettre de contrainte, seulement pour qu'il vous entende et qu'un jour peut-être, il change.
Tenez bon, sans mettre votre vie en dépendance de sa reconnaissance. Il faut aussi régler votre relation aux hommes. Cela ne dépend plus de votre père, c'est à vous de prendre en main et de prendre votre propre valeur. Les hommes qui vous rejettent ne considèrent pas votre valeur. Même s'ils vous attirent, il faut changer quelque chose en vous.
Je ne sais pas si cela vous est utile. C'est toujours plus facile à dire qu'à faire, je sais... :-)
A bientôt.
Écrit par : hommelibre | 20 janvier 2013
Répondre à ce commentaireMerci hommelibre pour vos conseils,
comme vous le dites il y'a beaucoup de boulot à faire de mon coté pour changer la donne.
je vous tiendrais au courant de mes avancées :)
A bientôt
Écrit par : valery | 21 janvier 2013
Répondre à ce commentaireBonjour
je n'ai pas vu mon père depuis presque 12 ans, j'ai bientôt 33 ans...
Il a quitté ma mère et nous ne nous sommes plus revus par la suite, malgré quelques tentatives de ma part. Il m'en a voulu je pense d'avoir pris soin de ma maman...
J'ai appris qu'il était gravement malade, je souhaiterais lui envoyer quelques mots par courrier, mais je ne sais vraiment pas quoi écrire...
Je vous remercie très sincèrement de l'aide que vous pourrez m'apporter, car cette situation me pèse beaucoup...
Écrit par : Karine | 07 février 2013
Répondre à ce commentaireBonjour, j'ai actuellement 17 ans et je n'ai jamais connu mon père. Je suis le fruit d'une simple aventure et je ne connais que son nom.
J'entame ma première longue relation avec un garçon, et cela fait 2 ans que nous sommes ensemble.
Malheureusement notre couple bas de l'aile et je pense que c'est dû au fait que je ne connaisse pas mon père.
J'ai un besoin inconsidéré dêtre rassurée et protégée, et je manque de beaucoup de confiance en moi. Je pense que mon copain joue un peu le rôle d'un père pour moi ...
Je voudrais savoir, si à votre avis, en retrouvant mon père mes problèmes de "comprotements" vont disparaitre ou en tout cas diminuer ? Est ce qu'un jour je pourrai me sentir libérée de ces problèmes, et vivre enfin une vie normale ?
Merci d'avance pour tout ce que vous pourrez m'apporter ..
Écrit par : Tara | 10 février 2013
Répondre à ce commentaireBonsoir,
Je m'appelle Sophia et j'ai 17 ans. Cela va bientôt faire 8 mois que je n'ai plus aucune nouvelle de mon père.
A l'âge de mes 9 ans, mes parents ont divorcé. C'est à ce moment là que mon père a eu une hémorragie cérébrale. J'allais le voir très souvent à l’hôpital même si je ne me rendais pas vraiment compte de ce qu'il se passait. Heureusement, il s'en est sorti indemne (seulement quelques séquelles).
J'ai toujours été très proche de mon père, surtout quand j'étais jeune. Même si c'était un père souvent absent.
Avant leur divorce, mon père fréquentait une autre femme (je ne l'ai appris que depuis peu). Et cette autre femme est à présent ma belle-mère depuis 6 ans.
Au début, nous nous entendions très bien elle et moi. Elle disait à tout le monde qu'elle me considérait comme sa petite sœur ou sa fille. Je lui ai fait confiance pendant longtemps.
Cependant, du jour au lendemain, elle c'est mise à me crier dessus sans aucune raison et de plus en plus fréquemment. Par la suite, je me suis rendue compte qu'elle parlait dans mon dos et racontait n'importe quoi sur moi. Par exemple, elle disait à ma tante, mon oncle et mon père que je l'espionnait pendant qu'elle faisait l'amour avec mon père. Ce qui était complètement faux. C'est à peine si je savais ce que voulait dire "faire l'amour" à cet âge là.
De plus, à cette époque, mon petit demi-frère (le fils de ma belle-mère et de mon père) avait à peine 1 an et c'est moi qui devait le garder presque tout le temps.
Bref, elle se mit à me reprocher tout et n'importe quoi et a inventer des histoires. J'ai tenu pendant presque 3 ans. Un jour, elle se fâcha à nouveau contre moi de manière très violente et complètement insensée. S'en était trop pour moi. J'ai fait mes valises et suis partie. A l'époque, je ne voyais mon père qu'un week-end sur deux. Je n'avais que 15 ans quand je suis partie. J'avais enfin compris que le seul but de ma belle-mère, depuis le début, était de me chasser de la vie de mon père.
Ensuite, je voyais mon père en dehors de chez lui, deux ou trois heures, un samedi sur deux. Ma belle-mère était totalement contre et c'est pour cela que je ne le voyais que très peu. Par la suite, mon père se mit à me reprocher des choses dont j'ignorais complètement l'existence. Ces mensonges venaient évidemment de sa femme. Mon père préféra croire ses mensonges totalement insensés plutôt que moi. Cela m'a fait beaucoup de peine, car j'aimais beaucoup mon père.
De plus, je n'ai plus vu mon petit demi-frère depuis que je suis partie de chez eux alors que je l'ai presque élevé (étant donné que je le gardais souvent). Je l'aime vraiment beaucoup et il me manque terriblement. Mais elle m'interdit de le voir. Alors qu'elle, ses seules méthodes d'éducation avec son fils, c'est la gifle avec une cuillère en bois ou l'enfermer dans un placard sombre. Et après, elle s'étonnait que tous les jours mon petit frère lui demandait quand est-ce que j'allais revenir. A présent, il ne se souvient peut-être plus de moi. La dernière fois que je l'ai vu il avait 3 ans.
Par la suite, ma relation avec mon père c'est dégradée à cause de tous ces mensonges qu'elle lui racontait. Je le voyais de moins en moins souvent. Il ne me souhaitait jamais bon anniversaire et ne m'offrait jamais rien depuis plusieurs années. Mes résultats scolaires ne l'intéressaient plus et pareil pour ma santé (j'ai eu des problèmes de santé au niveau intestinale, et on ne parvenait pas à identifier la cause). Un jour, mon père m'a même dit sans aucun scrupule : "J'espère que ma maison en Tunisie sera vite finie pour que je puisse m'installer là-bas". Il n'a même pas pensé une seule seconde à moi.
Il y a 9 mois, je me suis rendue compte que sur mon compte en banque il me manquait 250€. Ma mère découvrit par la suite que depuis deux mois mon père prélevait de l'argent sur mon compte sans m'en avertir. Je me suis disputée avec lui. Je lui disait que si il m'avait demandé de lui prêter de l'argent, je lui aurais dis oui. Mais il répondit juste : "Tu es bien comme ta mère, égoïste".
Depuis ce jour, je n'ai plus aucune nouvelle. Ma mère essaya de discuter avec lui pour qu'il me revoit car je n'osait pas lui téléphoner moi-même. Il m'avait rejeté tellement de fois, que j'avais peur d'être à nouveau déçue et mise à l'écart. Et malheureusement pour moi, il dit à ma mère qu'il n'avait pas envie de me voir sinon sa femme allait se mettre en colère et il ne voulait pas se disputer avec elle. Et que de toute façon cela faisait une dépense en moins d'argent. Il ne voulait plus du tout me voir.
Ce qui me fait le plus mal dans cette histoire c'est que j'ai toujours aimé mon père. Et que j'ai essayé de me battre pour continuer à le voir. Et qu'il m'a rejetée à plusieurs reprises, principalement à cause de sa femme et pour préserver son porte-feuille. Alors que je ne lui demandais jamais d'argent. Je n'ai pas compris ce qu'il c'est réellement passé. Lui et moi, on s'entendait très bien.
A présent, je me sens abandonnée. Je me dis qu'il ne voulait tout simplement pas de moi. Et j'ai certainement raison. Je ne suis qu'une gène pour lui et sa nouvelle famille. C'est dure d'aimer quelqu'un et de voir cette personne vous abandonner froidement. A présent, je n'ai plus que ma mère comme famille. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle. Mon père me manque beaucoup et je ne sais pas quoi faire pour me sentir mieux.
Je n'aime pas embêter mon entourage avec mes problèmes alors je fais bonne figure et je prends mon courage à deux mains. C'est pour cela que je suis venue vous en parler. Je me suis dit que vous comprendriez ce que je traverse. Pouvez vous m'aider ? Que dois-je faire ? Et pourquoi mon père m'a-t-il abandonné comme ça ?
Merci d'avance pour votre réponse.
Cordialement,
Sophia
Écrit par : Sophia | 13 février 2013
Répondre à ce commentaireBonjour,
Je vais essayer de répondre aux trois derniers messages.
D'abord à Karine.
S’il est malade c’est le moment de reprendre contact. Il faut écrire avec simplicité. ne pas revenir sur les raisons de la séparation, pas maintenant. Ne vous justifiez pas. Cela raviverait des choses douloureuses. D’abord lui dire que vous êtes touchée et inquiète pour sa santé, et qu’il vous manque. Demandez-lui s’il est d’accord que vous veniez le voir, si c’est possible pour vous. Ecrivez-lui en l’appelant papa. Il a peut-être besoin de savoir qu’il a toujours une place dans votre coeur. Les séparations sont toujours difficiles, pleines de malentendus. Il n’y a pas besoin d’une trop longue lettre. Quand vous le reverrez vous aurez le temps de parler.
Et si vous lui rendiez directement visite? Je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais peut-être devriez-vous y réfléchir.
N’hésitez pas à dire ici comment cela se sera passé, ce peut être utile pour d’autres aussi. Bonne chance Karine.
Écrit par : hommelibre | 13 février 2013
Répondre à ce commentaireBonjour Tara,
Le besoin d’être rassurée est a priori normal. Tout dépend ensuite à quel degré d’intensité ou à quelle fréquence ce besoin se manifeste. S’il vous dérange vous-même c’est sûr que c’est difficile à vivre. Il faut aussi voir comment il s’exprime envers votre compagnon. Si c’est avec tendresse ou si c’est une sorte de harcèlement qui deviendrait lourd pour lui.
Vous dites être le fruit d’une simple aventure. C’est joli, le mot fruit. Il veut dire qu’il y a eu un désir et que vous être la concrétisation de ce désir. On ne peut savoir comment cela s’est passé à l’époque entre votre mère et ce compagnon d’aventure. Il faut donc prendre la situation sans jugement, mais en respectant le fait qu’au fond vous ressentez un lien en vous entre qui vous êtes aujourd’hui et votre père.
Toutefois je relativiserais. On peut avoir eu ses deux parents et mettre longtemps à se sentir en sécurité affective. Le manque du père y est possiblement pour quelque chose, mais pas seulement. C’est peut-être votre âge - on n’est pas encore bien sûr de soi à 17 ans, ou bien une part de votre sensibilité, de votre personnalité.
Voir votre père, lier quelque chose avec lui, peut être un apaisement. Mais cela vous ne le saurez qu’après. Il y a aussi le risque qu’il ne souhaite pas lier quelque chose. Cela lui appartient, même si je trouverais bien qu’il accepte. Pour vous et pour lui, ce pourrait être bien. Vous existez forcément dans son esprit, il y a un lien, et c’est si beau d’avoir une fille!
Je ne sais donc pas si le fait de créer un lien avec lui pourra vous rassurer dans votre vie en général et avec votre copain. Mais moi, j’essaierais. Puisque vous vous posez la question je pense bien d’essayer. Si vous n’essayez pas vous serez toujours dans l’incertitude. Après, vous risquez au pire d’être déçue, au mieux d’avoir du bonheur et peut-être un apaisement. Mais cela ne suffira peut-être pas à atténuer vous besoin d’être rassurée. Il faudrait, pourquoi pas, envisager quelques séances avec un psychologue, pour mieux vous comprendre vous-même? Parfois cela peut aider.
En tout cas, je le redis, à votre place je prendrais le risque d’essayer de nouer un lien avec votre père.
Bonne chance Tara!
Écrit par : hommelibre | 13 février 2013
Répondre à ce commentaireMerci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre.
Je pense en effet de plus en plus au fait de prendre contact avec mon père. Je pense d'un coté à ma mère, qui ne serait certainement pas heureuse d'apprendre que je souhaite le retrouver, mais je me dis que c'est aussi mon histoire et que j'ai besoin de savoir qui il est. Alors je vais sans doute suivre vos conseils !
Merci encore
Écrit par : Tara | 17 février 2013
Répondre à ce commentaireBonjour
C'est dur de vivre sans père mais de vivre avec lui et sans être aimer par lui, c'est aussi très dur. C'est ce que vit ma fille. Elle a 19 ans et je ne sais plus que faire pour améliorer la relation père-fille. Cette incompréhension dure depuis bientôt 5 ans.
Nous avons un fils ainé et il n'y a pas de problème entre père et fils.
Écrit par : Agnès | 12 mars 2013
Répondre à ce commentairebonjour , je nosais pas vraiment vous parlez.. mais j'ai besoin d'aide... je vis en garde alterner pour l'instant mais rien ne vas plus, j'ai 13 ans , et j'en souffre enormement , il nous a lacher pour aller avec ma belle mere , on a beaucoup souffert , tout les soir ma soeur et mon frere allon rejoindre ma mere dan son lit kan on lentendai pleurer et on pleurer avec elle... directement il c mi en menage et nous a forcer a venir chez lui avec ma belle mere , alor kil savai tres bien ce kon vivait et au debut ceter tout beau tout rose... pendant 3 ans ceter kome sa mais toujour cette boule au ventre kan je voyais ma belle mere, l'envie de l'insulter , de la punir du mal quon avai ue a cause de son arriver, pour moi c'est elle qui, encore aujourd'hui,a detruit ma vie..., mon comportement a vite changer , je peter des plombs tout seul san mm savoir la raison , je fondai en larme , a l'ecole , dans la rue , et mm dan les magasin comme auchan sans pouvoir me retenir , il on divorcer le 11 octobre 2012 alor ke jallai avoir 13 ans le 10 novembre 2012, je ne pu choisir ou je voulai aller, le juge me mi chez mon pere ... mon pere , qui etai souvent absent pendan cette rupture , sest apercue de mon comportement etrange, il mamena voir des psychologue , psychiatre , mai sa ne fesai rien.. il pensa que je devenai folle et a toujour me le repeter , je le pensai aussi.. a la sorti des cour, je voyai toujour une amie qui reparter avce son pere tout heureux et je souffrai beaucoup, tout mes proffesseur avai remarkai ce manque de kelke chose , cette tristesse en moi...defoi , mon pere devien violent avec moi , je nirai pa juska me battre mai au poin a se ke ma belle mere doi le retenir ...ensuite il ma mi en internat , en disant cette phrase quil a di un jour et ke je noublirai jamai " moins je te vois , mieux je te supporte , tu es la pire fille qu'on peut avoir." mais un internat catolique n'eter pa la solution.. je pleurai a linternat ma moyenne avai baisser et je ne travailler plus, je commencer mm a paiter des plombs sur les eleve , en me battant ou les insulter; je devenai insupportable, mon pere ki payer ne voulu plus payer "pour de la merde" alor il menleva et me metta dan un college pre de chez ma mere. maintenant , sa fai 3mois ke je nai pa parler a ma belle mere , et mon pere , je ne menetn plus avec et le faite ke je peter des plom ceter le manque de lavoir , de lavoir kome avant , voila kan jemploi cette phrase je me mai a pleure , ma vie davan me manque et jespere encore u jour , revoir tout comme avant...je ne menetn plus avec , et jai besoind e lui , de lavoir au pres , de moi , sa fai lontemp kil ne ma pa di je t'aime et sa me fai du mal... , ma belle mere et lui veu un enfant et la , c le drame, pck deja ke je suis un peu jalouse naturellement mai le faite de savoir kil na pa etai present pour nous et ke pour pour ce bébé il sera la.. je pense ke si il fai un enfant, je couperai completement le contact avec... voila , je prefere tout arretez que de souffrir encore et encore. ai-je fai le bon choix ?
Écrit par : emeline | 14 mars 2013
Répondre à ce commentaireVous devriez aller voir un psychologue tres rapidement. Je peux comprendre la douleur de voir son père partir avec une autre que votre mère, mais pourquoi ce rejet total? Vous semblez mener un combat au nom de votre mère, mais il faut compredre qu'elle n'a pas a vous montrer toute sa déception et vous impliquer dans son histoire.
Écrit par : pat | 14 mars 2013
Répondre à ce commentaireBonsoir, j'ai 17 ans. Mon père si on peut l'appeler ainsi battait ma mère, il était alcoolique et je me souviens de le voir rentrer le soir bourré avec une bouteille à la main. Lorsque j'ai eu 6 ans ma mère a demandé le divorce et a eu ma garde mais mon père pouvait venir me voir durant le week-end, quelques mois après ma mère s'est remit avec lui mais 2-3 mois après elle s'est enfuie avec moi.La dernière fois que je l'ai vu c'était le jour de ma communion ( enfin "vu" est un grand mot) il a donné un livre a une femme pour qu'elle me le donne , dans ce livre y avait un petit mot "N'oublie pas que je t'aime. Papa". Maintenant ma mère s'est remariée et elle est comblée , j'aime beaucoup mon beau-père que j'appelle même "papa" (chose que je n'ai jamais réussi à faire avec mon vrai père)mais dés que mes amies parlent de leur enfance je me sent mal car je n'ai que des petits souvenirs. J'ai l'impression qu'aucun garçon ne pourra m'aimer , que je mérite pas l'amour,que j'arriverai jamais à construire quelque chose. Parfois je me demande ce que serait devenue ma vie si ma mère était restée avec lui , je me demande aussi si il se souvient de moi ,si il a refait sa vie , si il a changé. J'ai tellement de questions sans réponses et ça me ronge de l'intérieur..
Écrit par : Maria | 23 mars 2013
Répondre à ce commentaireBonjour,
Alors voilà mon cas. Mon père était présent physiquement dans mon enfance, mais pas réellement présent pour moi, sa fille. Quand j'étais enfant mes parents se disputaient sans cesse, et moi à côté, souffrais beaucoup intérieurement de cette situation. Aujourd'hui et depuis deux, trois années ils sont divorcés, et quelque part ça ne me fait pas grand chose puisque aujourd'hui je suis majeure et ai encore un contacte avec mes deux parents.
Cependant voilà ma question, Est-il possible que mon enfance "sans père" a un rôle néfaste dans mes relations amoureuses?
Lorsque je commence une histoire avec une personne, et que je suis convaincu que celle ci pourrait être sérieuse, des doutes, des angoisses que je n'arrivent pas à décrire viennent me perturber, me déstabiliser, jusqu'à ne plus savoir ce que je peux ressentir pour cette personne qui pourtant au départ me laissait loin de là indifférente. Ce côté là me joue beaucoup de tours et m'effraie, et je sais pas pourquoi cela ce passe comme ça.. Auriez vous une réponse, pour m'éclairer?
Merci!
Écrit par : Essen'ciel | 26 avril 2013
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