09 juin 2008

Père absent: la souffrance des filles

Les raisons et conséquences de l’absence d’un père dans l’éducation intellectuelle, morale et affective de ses enfants sont multiples. Voici quelques pistes. Ce sont des généralités certes, qu’il faut ajuster selon les cas, mais qui proposent une réflexion pour les parents.


295609941.jpgQuelques raisons de l'absence

Des pères n’ont pas conscience de la responsabilité qu’implique la paternité, et se mettent eux-mêmes hors-jeu, voire abandonnent famille et enfants. D’autres acceptent que traditionnellement les mères principalement ont été éducatrices, leur laissant l’initiative dans ce domaine. D’autres se sentent peu compétents pour savoir que faire avec leurs enfants. D’autres sont dépressifs, alcooliques ou autre, et ne s’investissent pas dans la relation avec leurs enfants; même présents ils sont comme absents. D’autres sont évacués par la mère ou par certains enfants. D’autres aussi sont mis sur la touche par les décisions de justice dans lesquelles le père n’est qu’un payeur-pourvoyeur et non un éducateur à part entière.


Relation père fille: fondamentale

On parle souvent de l’importance de la relation père-fils. Elle devient souvent prioritaire à l’adolescence, comme au même âge le devient la relation mère-fille. Mais on aurait tort de sous-estimer les liens entre un père et sa fille, depuis la naissance et dans toute l’enfance pré-adolescente.

De nombreuses discussions que j'ai eues avec des pères, des mères et surtout des filles montrent que le manque du père génère une souffrance qui se manifeste de différentes manières.


Relation au père, relation à l’homme

A travers son père, une fille découvre ce qu’est un homme, comment il fonctionne. Elle apprend à gérer la force masculine, à l’apprivoiser, l’amadouer, la confronter parfois. Elle apprend à le relativiser, à savoir qu'il a ses failles et que ce n'est pas grave. Dans le désaccord ou la confrontation elle apprend à poser ses limites, à dire oui ou non.

La fille, qui a construit une partie de son intériorité dans la fusion maternelle initiale protectrice, acquière avec son père la possibilité de mettre sa personnalité en jeu dans le social, à s’extérioriser, à prendre place dans le monde. Elle saura peut-être, grâce à cela, se positionner clairement dans ses relations affectives, amicales et professionnelles.

Grâce au père, et dans de bonnes conditions bien sûr, les filles apprennent à construire peu à peu une relation homme-femme de partenariat, de reconnaissance mutuelle et donc d'égalité de valeur.


La souffrance des filles

La fille dont le père a été absent pour quelque raison, sera en manque de cette affectivité dynamique, constructive et stimulante dont elle a besoin pour grandir. Elle saura moins se positionner dans l’affectivité, sera moins autonome et plus dépendante. Elle cherchera parfois longtemps un homme qui soit aussi son père symboliquement, biaisant la relation amoureuse dès son début. Car une fois devenue adulte affectivement, ce qui adviendra parfois grâce à son couple, elle rompra souvent comme elle aurait rompu le lien filial pour prendre sa vie en main.

L’absence du père nourrit l’attente du Prince Charmant, dont on sait qu’il est un leurre. La fille n’aura pas pu apprendre à relativiser le père, à être en désaccord, voire à être déçue - ce qui est indispensable pour se construire sur ses propres bases. Si elle reconduit cette attente dans le couple, la déception inévitable ne sera pas un facteur de croissance mais d’échec du couple vécu comme un échec personnel, avec ce que cela suppose de perte d’estime de soi et de culpabilité.

Les filles sans père rêvent leur vie, mais n’ont pas eu de modèle pour trouver comment réaliser leurs rêves.

Les filles sans père pleurent souvent tout bas, même quand elles sourient. Elles rêvent de quelque chose qu’elles n’ont pas eu, et qu’elle ne savent pas où retrouver. Car jamais un mari ou un compagnon ne pourra leur apporter cette force initiale du père.

Ce n’est pas son rôle, ce n'est pas son temps.


P.S: à visionner, le clip "Tu l'attends encore" - http://www.youtube.com/watch?v=rr2_argl3Uw

18:16 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (172) | Tags : père, hommes, filles, éducation, prince, charmant, souffrance | |  Facebook |  Imprimer | | | | hommelibre

Commentaires

Voici, pour le bénéfice de vos visiteurs, le texte d'une note manuscrite rédigé par une fillette de 11 ans à son Papa après un séjour de 4 1/2 mois en prison pour avoir simplement tenté de communiquer avec ses enfants. Seules les fautes d'orthographe ont été corrigées.

Il s'agit bien de la même Camille dont il a été question sur cette tribune en mai dernier. Dimanche prochain, ce sera la troisième fête des Pères que Camille et son frère Adam passeront sans nouvelles de leur père. Elle fait partie du demi million d'enfants privés de l'accès à un parent, habituellement le père, en raison de l'inexorable corruption au sein du système de justice du Québec.


Bonjour Papa,

Je m’ennuie tellement de toi. J’ai appris des tas de choses. Comme tu me manques. J’aimerais plus que tout au monde retourner passer quelques jours, ne serait-ce qu’une heure ou deux en ta compagnie.

Avec toi, j’ai appris les vrais valeurs qu’un lac possède et aussi comment ça peut être amusant de prélever les champignons avec toi. Comment pourrais-je subsister sans ta présence durant 3 ans? Même si ça ne se voit pas, je sens ta présence au plus profond de moi-même.

Quand je suis dans tes bras, je suis comme sur un nuage qui me mène droit au paradis. Et, lorsque l’on joue ensemble, j’ai l’impression d’être dans un tournoi en affrontant le plus grand et le plus fort des papas au monde.

Lorsque je suis en ta présence, c’est comme si une joie s’installait en moi et que rien ne pourra jamais la défaire. Ne pas ressentir cette joie durant trois ans, ça me paraît une épreuve impossible à surmonter. Je ne pourrais pas être moi-même sans toi parce que tu es une partie de moi. Comme j’aimerais être avec toi.

Camille

Écrit par : Hermil LeBel | 09 juin 2008

Non mais n'importe quoi déjà on n'empêche pas un père pour rien de voir ses enfant même si le père bat sauvagement la mère il peut voir ses enfant en la présence d'une assistante sociale
D'ailleurs je ne pense pas qu'une fille de 11 ans ai put écrire cette lettre arrêtez de vous moquer du monde

Écrit par : sarah | 03 mars 2015

Je suis très touchée par la justesse et l'intensité de vos propos comme de la lettre de Camille et ne peux qu'adhérer à vos affirmations.
Je peux suggérer aussi la lecture d'un livre qui illustre très bien le sujet:
"Anorexie, boulimie, pourquoi?" de Margo Maine, Ed du Souffle d'Or, 1995
Sous-titre: "troubles de la nutrition et relation père-fille: faim du père, soif de contact.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 juin 2008

je sui toucher comme mn histoire avc mn mn pere ressemble bcp a celle de sara ...
ce vraii que des fois les gens ne peuvent pas comprendre comme la violence verbale peut faire mal autant que phisique , on perd toute confiance et sest dur de continuer , bn dns le cas de sara elle a sa mere , tandis que dns mn cas ce s... ils nous met lune contre l'autre .. moi j'ai 18 ans et je voudraii telmen pouvoir reussir dans ma vie professionelle et de vivre comme tou le monde , mais j'y arrive pas j'ai aucune confiance et tout ce que je fait le rate .. je me detruit de l'interieure , tout ca pour essayer de satisfaire une personne kii en a riien a fouttre de moii .. me faire vomir , boulimie mutiler pour qu'il voie que je souffre et tou ce qu'il me dit cest de me traiter encore plus de merde , de conne ki narrivera a rien dns ma vie..
et cest vrai ke je garde une petite lueur despoir juste pour lui prouvrer ke je vau plus ,ke je reussiraii... avc la haine on survit du moins on essaiie .. me le mal est tjr la ...
sa fait du bien de ecrire se qui ns tracasse , pck cest dure surtout pour moi de faire confiance a quelqun ..

de passage pour etaler mn malaitre...
merci ..

Écrit par : black-star-03 | 07 décembre 2009

Bonsoir Sara,

Pardonnez-moi de répondre un peu tardivement à votre message. Comment ne pas être touché par votre histoire? Cela n'a pas fonctionné avec votre psy, car elle était trop touchée. Un thérapeute peut être touché, mais c'est vrai, il doit garder le recul. S'il souffre avec vous, il ne vous laisse pas entièrement l'espace thérapeutique qui pourtant est entièrement le vôtre, et dont vous avez besoin. Mais bon, il ne faut pas jeter la pierre.

Je trouve votre lucidité importante. Elle ne soigne pas, mais c'est une force, car à partir de cette lucidité vous pouvez affirmer ce que vous ne voulez plus jamais vivre. Parfois on se construit d'abord par le refus. Réactivité normale et utile.

Que dire sans vous connaître? C'est si délicat de trouver les bons mots, la bonne écoute, de suggérer sans en faire trop? De toutes façon il faut du temps, des essais, des tentatives, accepter de se tromper une fois, deux fois ou plus, et continuer quand-même à chercher à réaliser ce à quoi vous aspirez. Donnez-vous du temps, accueillez-vous avec ce qui est blessé mais avec le reste aussi, ce qui parfois sait voir de la lumière dans un regard, une gentillesse, sait se laisser remplir des ces bonnes choses que la nature ou les relations humaines nous offrent parfois.

Puisse votre chemin s'éclaircir, et les pensées de ceux et celles qui vous lisent ici vous accompagner.

Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2009

@ black-star,

Bonsoir étoile noire. Ce que vous décrivez de votre père est une maladie. Cela n'excuse rien de son comportement odieux et destructeur, mais c'est une maladie.

Cela veut dire que ça lui appartient, pas à vous. Vous faire du mal c'est lui donner raison, c'est reprendre sa maladie à votre compte. Or il n'y a pas de raison à cela. Vous n'aurez rien de plus de lui, sinon il vous l'aurait déjà donné. Vient un moment où il faut choisir où mettre son énergie, avec qui. A vous de choisir les bonnes personnes, de faire un pas de plus dans le monde adulte qui signifie davantage d'autonomie affective et intellectuelle.

Je suis sûr que vous trouverez des soutiens dans ce chemin, dont celui de ceux qui vous lisent ici.

Donnez-vous des objectifs positifs, fréquentez les personnes qui vous aident à les réaliser. Ne traînez plus dans cette ambiance destructrice où vous perdez trop de plumes.

Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2009

J'ai fait un billet pour Noël, un peu inspiré des beaux et difficiles témoignages postés ici.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/12/22/noel-c-est-dans-les-yeux.html

Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2009

bonjour,

lorsque l'on parle de l'absence du pere, parle t-on aussi des peres divorcé qui voient leur fille deux jours par semaine et qui leur inculque des valeurs, morale philosophie ou religion, amour etc...?

merci

Écrit par : francois | 12 juillet 2010

Bonjour, je viens de découvrir ce site et dire que votre commentaire m'a touchée n'est rien. Je suis dans la même situation que vous. Je suis née en 1960, maman a rencontré mon père qui était dans l'US AIR FORCE, sur une base en Alsace. Pendant longtemps, maman m'a fait croire qu'il était mort avant ma naissance. Puis, j'ai appris à mon adolescence qu'il n'était pas mort mais qu'il n'avait plus voulu aucun contact avec maman lorsqu'il a appris qu'elle était enceinte. Et voilà comment on se sent indésirable et non aimable. Je l'ai cherché pendant des dizaines d'années et j'ai réussi à retrouver sa trace. Si vous le souhaitez, je me propose de vous aider et également de nous soutenir, car quelle douleur et quel manque ! Je vous embrasse. Patricia

Écrit par : bouchentouf | 21 mai 2013

bonjour
VORE COMMENTAIRE M A INTERPELLE
NOUS SOMMES A PEU PRES DU MEME AGE
ET MON HISTOIRE EST LA MEME
J AI RETROUVE CE PERE QUI N A PLUS FREQUENTE MAMAN DES QU ELLE A ETE ENCEINTE
MAMAN EST DECEDEE
MAIS HELAS MALGRE FIERTE ET BONHEUR DE LE CONNAITRE IL Y A 6ANS CA FOIRE TOUT A NOUVEAU DEPUIS 2010
COMMENT AVEZ VOUS GERE????
MERCI DE BIEN VOULOIR CORRESPONDRE

Écrit par : MADYE | 29 août 2013

Bonjour,

Je suis née en 1955 de père inconnu, en fait pas tout à fait!
Mon père était un militaire américain qui était en France dans le cadre des accords de l'Otan.J'ai entamé des recherches que j'ai laissées tomber.J'avais l'impression que cette anomalie était intégrée et puis un jour cela revient comme une évidence.Le besoin, plus fort encore, de savoir d'où l'on vient.
Je fûs marié longtemps à un homme que j'ai aimé puis quitté car nous nous étions inscrits dans une relation très protectrice et enveloppante de père-fille.
Depuis j'erre car les hommes que je rencontre ne sont jamais assez bien pour moi.Ne pas connaître son père est pour une fille puis une femme, une véritable amputation!
Je reprends mes recherches ou je me crée un parent-père intérieur?
Je reprends mes recherches, d'ailleurs si vous pouvez m'aider...
Jenny

Écrit par : MARCHAND | 24 juillet 2010

Bonjour et oui cet article est très réaliste je connais une personne dans ce cas il a abandonné ses quatre gamins qui n était pas issu de l amour et à refait sa vie du coup les autres enfants on était placé à la dass et il ne sais jamais plus occupé d eux ensuite la jalousie maladive de ses deux filles qui on vécues sans père ainsi que les deux garçons ressentent tous un abandon et un rejet du père a l age adulte forcément il dois y avoir des séquelles grave rien que sur le développement intellectuel une d elle est bègue remplie de haine normal quand on vie sans l amour d un père une fille en souffrira toute sa vie un mec peut être pas d ailleurs elle inventés même une vie avec c e père même à plus de quarante ans la meuf est rester coincé dans son monde de petite fille allant jusqu a dire qu' elle emmener son père en boîte à plus de soixante dix ans étant grabataire et ne.pouvant sortir d ou il étais et oui ces personnes plus tard vont jusqu'à son inventés un monde et développés certaines maladie comme la melorheostose ou même d autres maladies insensées pour ne pas aller bosser c est triste de souffrir et d avoir un comportement digne de séquelles grave cause sans doute par un père absent et la case dass n a pas jouer en leur faveur fugue et cc attendant toujours le retour d un père une fille qui penses que son père va venir la défendre des méchants alors qu' il en a rien à foutre qu' en penses vous histoire triste de cette pauvre famille déboussolée a vie

Écrit par : cougnyj | 03 juin 2014

bjr, moi je suis née en 1985 et mon père m'a renié depuis le ventre de ma mère. mais c est bizarre car maintenant que je suis majeur,je souffre de ce manque...je ne comprends pas pourquoi...

Écrit par : anne | 20 septembre 2010

Une fille dont le père a été absent puis décédé m'a récemment quitté, je retrouve dans ce texte exactement ce que j'ai vécu... Elle a vu quelques unes de mes failles après 2 mois, on aurait pu passer outre, mais à ses yeux je n'étais alors plus le même... Elle m'a dit être déçue de ne pas arriver à saisir l'amour, alors qu'elle était consciente que j'étais quelqu'un de rare. Enfin je ne veux pas mettre cet échec uniquement sur son psychisme mais force est de constater que ça a dû jouer.

Écrit par : Gino | 24 septembre 2010

moi je suis une jeune fille de 23ans je n'ai plus revu mon père depuis mes 10 ans car ma mère et luis on divorce il na jamais voulu me revoir ( lorsque l'on parle de l'absence du pere, parle t-on aussi des peres divorcé qui voient leur fille deux jours par semaine et qui leur inculque des valeurs, morale philosophie ou religion, amour etc...? (pour reprendre le message Ecrit par : hommelibre | 22 décembre 2009 moi mon père a u l’occasion de me revoir une foi par semaine mes rien ne sais passe

Écrit par : chai | 09 octobre 2010

Bonjour, Papa
Je voudrais savoir comment as-tu pu m'abandonnée dans le ventre de maman, javais 5mois et tu es parti en disan que maman t'avais tromper, alors que non maman na jamais pte tromper elle t'es rester fidéle. Je te connais pas, et sa a fait 13ans le 13 mai, que je tattend, Sa me fait souffrire de savoir que mon pére ma abandonnée, je ne tien plus, j'ai besoin d'un pere.

Écrit par : Natacha | 16 août 2011

Cette lettre c'est pour mon pere que je n'est jamais vue, et sa me rend triste.

Écrit par : Natacha | 16 août 2011

Voila moi depuis que je suis toute petite mon père tape sur ma mère car il est alcoolique et il était jamais a la maison sauf pour taper sur ma mère et ca toujours devant moi et mes soeurs mais ca fait tellement mal un jour j'étais en larmes et il ma dit "mais pleure pas tu vois bien que ta mère va bien" alors que je voyais le regarde de ma mère, elle avait peurs elle n en pouvait plus mais je ne pouvais rien faire j avais que 7ans. Mais un jour ma mère a voulu mettre fin a ces jours j'avais 9ans et la s en était trop alors j ai dit a ma mère que je voulais qu il se sépare ca était dure mais ma mère la fait mes soeurs m en ont tellement voulu. Depuis ce jour j allais un week-end sur deux chez mon père et j en prenais toujours plein la tête comme quoi c était de ma faute que j étais une bonne a rien...
puis il y a deux ans (13ans j'avais) j étais chez ma cousine, tard le soir je me suis coucher dans une des chambres et mon cousin a essayer de me toucher j avais tellement peur et la le monde mais tomber sur la tête j ai réussi a retourner dans la salle avec mon perd et ma cousine quand mon père c est mis a m engueuler comme la plupart du temps alors que je ne faisais rien. Et la il a demander a ma cousine de me garder a dormir et quand il lui a dit ca je me suis mise a le aillir au plus profond de moi, il m avait abandonner se soir je me suis demandé ce que j avais fait pour subir tout ca ... Les jours ont passer et maintenant je lui répondait je ne me laisser plus faire. Un jour pendant que j étais au collège il m envois un message comme quoi il met fin a ces jours mais je savais que ce n était pas vrai alors le week end je lui ai dit tout ce que je pensais et depuis décembre 2013 je n avais plus de nouvelle et au mois de mars a la proche de mes 15ans mon père ma envoyer un message disant ca: " écoute moi bien je viens chercher tes soeurs mais toi je ne veux pas te voir tu n es plus ma fille je ne suis plus ton père" et depuis plus de nouvelle si au téléphone y a une semaine il a dit a ma mère que je n avais plus de pere ca fait tellement mal presque tout les soirs je pleure je n en peux plus je n ai plus de vie .. :'(:'(:'(

Écrit par : monville | 22 avril 2014

@ Natacha:

Votre témoignage touche beaucoup. Que dire? Que, je pense, beaucoup qui vous liront ici comprendront votre appel.

Ce que vous dites est très important. Pour vous c'est une profonde injustice.

Je souhaite de tout coeur qu'il vous lise et vous entende.

Écrit par : hommelibre | 16 août 2011

Bonjour,
Personnellement, mon père s'est suicidé quand j'avais tout juste un an, nous laissant, ma soeur, mon frere, ma maman et moi.
Aujourd'hui j'ai 18 ans, et je ressent ce manque de plus en plus. Le fait de n'avoir que des photos me fait ressentir une telle frustration. Je dirais que je n'ai pas encore fait mon deuil, je suis dans une de ces 5 phases, la colère.
Je rêve parfois de lui, le dernier était qu'il etait la, juste devant moi, mais qu'il voulait pas me prendre dans ses bras, il a vu ma mère et l'a serré très fort dans ses bras. A la fin de mon rêve il me serrait enfin dans ses bras et on partait au loin tous les deux.
C'est dur, je suis continuellement dans ce "schemas" d'abandon. Je crois que je recheche un père a travers mes relations amoureuses, ce qui est très prolbématique, et je le force inconsciemment à me laisser toute seule, pour revivre ce shémas d'abandon.
Certaines personnes ne comprennent pas, en tout cas je voulais dire que psychologiquement c'est quelque chose de très difficile à gerer, et ça tout les jours, même si je ne l'ai pas connu.
Parfois j'imagine même qu'il n'est pas mort, qu'il est peut être la tout près de moi, hélas il faut se faire une raison.
Une grosse pensée à toutes ces filles/femmes, qui n'ont plus de papa ici, mais je préfère sourir à la vie, il me reste ma maman !
Bon courrage à toutes !

Écrit par : Cécile | 28 septembre 2011

Ma fille a 11ans nous avons divorcé elle avait 3ans, son géniteur (car un père ne fait pas ça a son enfant) il n'y a aucuns w-ends, aucunes vacances scolaires, il n'y a que mon fils 14ans qui existe pour ce PERE, il a droit a tout, sms, visite, très beaux cadeaux... Je ne comprends pas la DIFFERENCE entre deux enfants, ils viennent du plus profond de nous, nous nous devons de les rendre heureux, mais il y a des pères, et des mères d'ailleurs, qui les détruisent petit à petit....................

Écrit par : Le Pivert | 11 octobre 2011

Parent c'est bien prendre soin d'un autre que soi,consacrer du temps et de l'argent pour les besoins quotidien de l'enfant
Le père ,sa place son role parental pour la gente masculine cette fonction leur semble non transmise et si il l'occupe momentanément c'est pour l'image qu'is utilisent médiatiquement.
Cette tache ,ils ne la remplissent pas pourquoi ? tout simplement parce que une multitude de femmes se précipitent pour les réaliser à leurs places:la belle mère,la nouvelle maitresse,la collègue de travail ,la voisine,l'institutrice et entre eux les hommes ils se serrent les coudes,pour échapper à ce monde qu'ils considèrent comme domestique.
C'est comme si ils avaient toute leur vie fait l'apprentissage que du recevoir.
Quand on voit un père prendre soin de son enfant ,c'est rare voir,accidentel.
Il apprend à répondre à ses seuls besoins primaires ,qui s'empirent en vieillssant.Combien de femmes encore aujourd'hui se démunissent de leur bien ,au lieu de préserver leur indépendance materielle et affective.

Écrit par : rholia | 11 octobre 2011

Bonsoir,


Moi personnellement j'ai un père.. j'ai certes la chance d'avoir un père. Mes parents ont divorcé lors de mes 13 ans a cause de l'alcoolisme de mon pére, jusqu'avant c'était le bonheur dans ma famille , mon pére à changer comme ça d'un coup, il est devenu ''fou'', il n'a pas de limite dans la vulgarité,dans ça force physique, il était violent, et ne sait pas s'arreter au niveau de l'alcool. C'était horrible les dernieres année a la maison, ( Dispuute, tout faire quand ça lui plaisais, manger quand sa lui convenait c'est a dire quand il renter de la tourner des bars ) Il ma fait des promesses , lors du divorce qu'il n'a pas tenu.. Alors que pourtant un pére c'est le mieux a nos yeux? Maintenant il a refait ça vie, avec une femme, mais, il n'a pas arreter de boire,j'ai tout fais pour le revoir,j'ai été chez lui,mais je me suis rendu compte,que ça n'avait pas changer, chaque week,je revivais les même histoires qu'avant sauf que c'était avec sa nouvelle petite amie, les dispoutes , les bagarres , les insultes ect.. Désormais , j'essaye de l'oublier, en me disant qu'il ne mérite pas mes larmes, mais il refait toujours sur face,il invente toujorus des histoires , ( des maladies, qu'il va mourrir ect ) alors par pitié je lui reparle ..Et au final sa recommence il me repproche,que je profite de lui alors que je veux seulement son amour.. Et puis il ne veux pas,ce faire soignié il dit qu'il est pas accro, j'ai 17 ans, et ça continue c'est va et vient dans ma vie ca fait mal de ce dire qu'il ma laisser a cause de l'alcoolisme. J'ai fais des efforts,je lui rendu visite chez lui, contrairement a mon frère et ma soeur, mais il ne pense cas lui, a son propre petite personne, a son alcool , est ce qu'un homme , peut aimer une autre femme , s'il n'aime pas ces propres enfants? L'alcool détruit tout , en partie par sa faute ma soeur est partie vivre a l'autre bout du pays.. Enfin j'avais besoins de me vider..

Écrit par : Read on my face | 21 novembre 2011

Bonjour, depuis toujours je suis attirée vers des hommes qui ne me veulent pas, c'est une grande souffrance à chaque fois. Mon père était pas capable d'avoir une relation affectueuse avec moi et mon père n'avait pas confiance en lui non plus et donc incapable de me rassurer, incapable de me sortir vers le monde extérieur. Pourtant je suis incapable de ressentir cette souffrance, je la voie uniquement quand je suis en contact avec ces hommes. Comment attirer un homme qui va être en amour avec moi et réciproquement, je ne veux pas finir ma vie sans avoir connue ça.

Écrit par : elaine | 30 novembre 2011

Elaine,
Si je peux me permettre je peux te conseiller un livre très bien Filles sans père de louise grenier, je le lis et il est génial, ca permet de comprendre beaucoup de mécanismes liées à la relation au père.

Écrit par : Laura | 01 décembre 2011

Et très sincèrement je comprends parfaitement ce que tu ressens puisqu'on a vecu à peu près la même chose:(.
Par ailleurs, le meilleur moyen pour comprendre pourquoi ta vie est ainsi, car c'est vraiment très lié à l'inconscient est de suivre une psychanalyse, c'est une thérapie formidable mais demande beaucoup de courage, de détermination, ca peut miner, fatiguer, tu peux même ressentir beaucoup de chagrin mais ca vaut le coup car celà te permettra de comprendre beaucoup de choses...
Je suis en thérapie actuellement, j'etais vraiment réticente au début.. mais maintenant c'est autre chose en d'autre terme je suis plus determinée que jamais...:)
Je te souhaite sincèrement un très bon courage!

Écrit par : Laura | 01 décembre 2011

Laura j'ai la même histoire et j'ai vecu tous cela malheureusement

Écrit par : soukaina | 14 décembre 2013

coucou
je m'appelle elena ,j'ai 14 ans.Sa fais 7 ans que j'ai pas vu mon père . Mes parents se sont séparer quand j'avais 5 ans et mon père m'a abandonner quand j'en avais 8.j'étais petite donc j'ai pas tout dessuite compris qu'il était parti.j'en souffre beaucoup , tout les soir je pleure et je me demande pourquoi moi ,pourquoi il est parti ,pourquoi il ma laisser alors que c'était de lui que j'avais le plus besoins de mes parents. Devant mes amis je fais comme si tout allai bien, je suis la fille toujours souriante ,forte et intelligente pour eux.J'ai jamais pleurer devant quelqu'un parce que pour moi, c'est une marque de faiblesse et une victoire pour mon père , parce que si je pleure sa voudrais dire qu'il compte et sa j'arrive pas a l'avouer.Ma mére et moi avons une relation tes froide et distante , on ne se parle jamais ,donc en definitive j'ai que ma meilleur amie sur qui je puisse compter quand j'ai trop mal ou que j'ai besoins de pleurer.Je me suis juré que mes enfants n'auront jamais a subir sa . Mon histoire est bidon par rapport au autre mais peut etre que des filles se reconnaitrons la dedans .:):/

Écrit par : elenaa | 17 décembre 2011

Ne t'en fait pas Elena moi cela fait 19ans que je n'est pas vue mon pére et cela me fait énormément mal tout finira par s'arrenger

Écrit par : KHADY | 22 mai 2014

Bonne chance KHADY, bonne chance Elena. La route est parfois longue mais l'important est d'aller vers une autre vie. Il peut y avoir des rechutes, des tristesses, des échecs, mais en réalité à chaque fois que l'on croit échouer on apprend quelque chose. Même de l'absence on apprend.

Écrit par : hommelibre | 23 mai 2014

En lisant votre article je prends conscience de l'importance du père dans la vie d'une fille. Jusque là j'ai tout fait pour oublier mon père, parce qu'il n'avait rien d'un père; alcoolique, violent, l'appeler "papa" était inconcevable pour moi.. Alors j'ai essayé d'oublier ce passé mais il revient comme une gifle, malgré moi, alors même que j'essaye de me reconstruire à 20 ans...
Merci pour cet article, je me demanderai maintenant comment d'autres ont réussi à se construire malgré cette épreuve douloureuse .. il paraît que la vie reprend toujours le dessus..
leela

Écrit par : leela | 25 janvier 2012

J'ai beaucoup apprécié cet article et me suis retrouvée dans beaucoup de commentaires...
Pendant plusieurs années, je pensais ne jamais vraiment avoir souffert de l'absence de mon père (du moins consciemment).
Et du jour au lendemain pratiquement, à 32 ans, cette absence m'a fait l'effet d'une gifle! Même si encore aujourd'hui, je refuse parfois de dire que mon père me manque, parce que j'ai le sentiment qu'il aurait pu faire plus. Beaucoup plus pour ses enfants. De son vivant, quand on a repris contact avec lui (après presque 20 de silence) peu de temps avant qu'il ne décède, il disait qu'il voulait reprendre contact avec ses enfants. Mais pour moi, s'il voulait vraiment, il aurait pu faire plus.

Après cette "gifle", j'ai me suis mise à me poser beaucoup de questions sur ce que j'avais fait de ma vie (de bonnes choses, mais je me suis aperçue que j'étais fort instable), de ce que j'étais devenue en réalité et de la façon dont je me voyais.
Je me suis aussi mise à analyser de ce sentiment "d'inadéquation" avec le sexe opposé, vis-à-vis duquel je n'arrive pas à me comporter en femme adulte, vis-à-vis duquel je n'arrive toujours pas pas à me positionner. A 34 ans ... Est-ce que ce n'est pas lamentable...
Au début de cette "réalisation", je refusais d'accepter qu'il pouvait avoir une relation entre cette absence de père et cette fameuse "gifle".
Mais au plus je creuse, au plus cette relation devient une réalité.

Et la question que je me pose la même question que Leela: comment arrive-t-on à se reconstruire (quand on n'a plus l'occasion de reconstruire quelque chose avec "ce" père) après une épreuve et une réalisation aussi douloureuse?
A suivre ...

Écrit par : Agnès | 25 janvier 2012

Bonjour,

je viens a vous, toucher part vos témoinages dont je retrouve un peu un schéma de ma vie avec la relation pére et fille,
j'ai 47 ans j'ai vécu une adolescence entourer de garçon j'avais des copains, pas trop de copines, niveau fammial j'ai beaucooup de cousins dont je passai pas aml de vacances avec eux,
mes occupations été souvent liée aux jeux de garçon, ade 5 ans a mes 12 ans mon pére travaillé beaucoup je ne voyais pas le peu que je voyais il étais fatigué et voulait regarder les infos, jamais aucun dialogues avec nous surtout pas a table .... sur nos études se que nous faisions de beaux le soir avec les copains aucun interets pour nous de sa part, par contre je il c'est interresser a mes fréres qui eux faisaient du foot souvent le dimanche c'étais au bord d'un stade a voir jouer mes fréres mais ou était ma place ?
ma mére suivait sans protester ces envies, puis à l'age de 14 ans mon pére étais en place financiérement il est vrai que l'on ne manquer de rien mais moi en grandissant il me manquer de complicité et d'attention de mon pére mais c'étais en vain j'ai eu plus tôt une image négative de l'homme mon pére fait vivre le bonheur pacunier a ma mére mais malheureusemnet il l'a trompé avec la soeur de ma belle soeur et un gérante de boite de nuit je sentais que ma mére n'allait pas bien elle mais je ne me rendais compte que de petite choses j' ai pris le temps de découvrir se qu'il se passe puis ma mére m'avouer de la nos l'avons surveiller on c'est renseigner pour obtenir plus d'info arrivér a 16 ans mon avec ces maitresse mener une belle vie restau soties pour l'entreprise etc... pendant ce temps il avait mis un detective privé sur le dos de ma mére pendant lui battiffoler de droite et de gauche ... a mes 16 ans j'ai voulu travailler ma mére m'avait trouver un poste dans un grande surface pour que je travaille deux mois d'été j'avais étais avec elle au rdv voir le directeur un homme grisonant trés charmnat .....un jour rentrant de mon lyucéé professionnel jquand je suis rentrée chez moi j'ai entendu ma mére pleurait elle a genoux par terre devant mon pére assis sur une chaise ma mére la tête en sang mon pére le regard froid ... moi criant mais qu'est as fait elle a pris soit disant le prétexte du coup de tête mis a l'angle de la fenetre je n'y ai pas cru elle m'a avouer plus tard que c'étais un coup de crosse de pistolet ... finalement mon pére m'annonce que ma mére avais fauté avec le directeur du supermarché ... elle ça faisait des années qu'elle était trompé sans rien dire ... et moi qui en était au courant je me suis dit et je lui ai dit tant mieux tu as eu raison tu n'est pas sale c'est lui le pourri mais pendant des mois il l'a frappée il l'a faisais dormir par terre sur la descente de lit ... il lui arrivée une fois de me demander de lui faire une place dans mon lit il se levé furasque la tirer par les cheuveux pour qu'elle retourne se coucher a sa place ... dés que j'étais seule avec ma mére on discutait de la situation un jour lui levant la main desssus je suis sortie de ma chambre et dit arrete de la frapper c'est moi qui vait te frapper puis je ne vis plus rien a part que ma mére m'avait fait voir son bras elle avait le bras noir de coup du coude a l'épaule je lui ai conseiller de portais plaindre qu'elle fit jamais par peur de se retrouver dehors avec trois enfants sans rien puis elle l'aimais le bien être que mon pére lui donner et bien obligé de se comptentais de ça .. puis il s'en pris aussi et comme toujours a moi en me descendant me traitant de garçon manqué de gros c.. boubouline, que je n'arriverai à rien dans ma vie ... car j'avais pas pu choisir le domaine professionnel que je voulais la coiffure il me mis en comptabilité j'ai rien fait pendant deux ans plus d'école buissonniere que de cours, des bagarres avec des filles et garçons ....il pris la décision de déménager a mes 16 ans revenir dans sa régions natale pour appaiser les histoires mais moi en pleines adolescence il m'a enlever toute ma jeunesse mes amies et amis. arrivé dans les régions il me dit alors qu'est ce que tu vas faitre maintenant sans rien dans les mains je lui répondit coiffeuse il me dit ça y es tu recommence avec ça ben débrouille toi avec ta mére de chercher un patron puis je trouver la derniére d'une lidste d'essais qu'il avait fait il pris moi j'adorai fascinai je suis arrivée a réussir a avoir mon propre commerce un peu trop jeune pour tout connaitre il a voulu t tout gérer jusqu'a l'ouvertutre maintenant a 47 ans je fais le point sur ma vie et je me rend contre qu'il m'a fait beaucoup de mal il m'a même détriute je n'ai jamais eu confiance en moi il m'a donner la négation de l'image de l'homme et je n'arrête pas de me casser la figure sur tout se que j'entreprend aussi bien professionnel que amoureux je ne sais comment m'y prendre je nage dans et avec cette souffrance de manque d'un pére en gardant le sourire intérieurement je suis détruire et n'arrive pas a atteindre le bonheur de plus j'ai le sentiment que m'a fille vit le même malheur que moi je culpabilise de ne pas lui faire voir une maman heureuse épanouie . mes fréres sont heureux vu qu'il n'ont pas vecu le quart de se que j'ai vécu auprés de ma mére ... j'ai la haine il y a deux ans qu'il est parti et je n'ai pas eu l'occassion de parler de ce qui me ronger a l'intérieur du vecu que j'ai eu je sais même pas si il s'en rédait compte car toujour dans le négatif pour ma personne jamais un mots gentil toujours pas de bras qui me serrent pour me faire part de son amour pour sa fille .
avec tout cela comment faire pour se sortir de cette négation quand on se retrouve seule les gens n'arrive pas a comprendre ma souffrance si ma mére et ma fille
malgés tous ça je garde l'espoir de pouvoir guérir de se manque pour acquérir le bonheur professionnel et sentimental un jour mais il arrive souvent que je baisse les bras
alors si vous connaissez des solutions de guérison je les attend les bras ouverts merci a tous pour l'attention que vous allez porter a ma lecture
isabelle

Écrit par : isabelle | 15 février 2012

c'est trop dur de vivre sans père, se dire que jamais on ne connaîtra de père. J'aurais voulu lui raconter mes études, lui dire combien c'est passionnant d'apprendre, l'écouter toute la nuit, et pouvoir lui parler quand je n'arrive à rien.. je n'arrive pas à vivre sans lui et je ne trouve pas d'issue, c'est épuisant. Je ne mange presque plus rien, malgré moi, et je sens que je suis au tournant de ma vie, que je dois choisir entre vivre cette absence de père ou laisser cela me détruire.

Écrit par : liamine | 14 mars 2012

Moi je connais mon pere, on a jamais vraiment vécu avec lui moi et mes soeurs mais c'est quand même mon pere.. J'ai 14 ans, il n'a jamais rien fait pour moi et ces seulement maintenant que je me rend compte de tout ce qu'il a fait, tromper ma mere, nous laisser, partir et revenir comme si de rien etait jusqu'au jour ou je lui es tout dit dans un long message, il n'a pas tres bien compris. Il ma demander de l'oublier, oublier que c'etais mon pere, il ma dit que je devais dire a mes amis qu'il était mort. Mais a quoi bon, je ne connais pas grand chose de lui et j'en souffre enormement , je lui en veux d'etre comme il est, de n'avoir jamais mais jamais rien fait pour moi enfin nous, mes soeurs continue a lui parler mais moi non c'est finis. Même si il me manque, bah sa se passera comme sa.. il ma fait trop de mal pour que sa redevienne comme avant. Et maintenant que mes parents divorce c'est la geurre a cause de moi, il dit a ma mere qu'elle nous a mal eduquer, qu'elle fait rien pour nous et tout.. c'est dur !

Écrit par : Mya | 25 mars 2012

Moi je connais mon pere, on a jamais vraiment vécu avec lui moi et mes soeurs mais c'est quand même mon pere.. J'ai 14 ans, il n'a jamais rien fait pour moi et ces seulement maintenant que je me rend compte de tout ce qu'il a fait, tromper ma mere, nous laisser, partir et revenir comme si de rien etait jusqu'au jour ou je lui es tout dit dans un long message, il n'a pas tres bien compris. Il ma demander de l'oublier, oublier que c'etais mon pere, il ma dit que je devais dire a mes amis qu'il était mort. Mais a quoi bon, je ne connais pas grand chose de lui et j'en souffre enormement , je lui en veux d'etre comme il est, de n'avoir jamais mais jamais rien fait pour moi enfin nous, mes soeurs continue a lui parler mais moi non c'est finis. Même si il me manque, bah sa se passera comme sa.. il ma fait trop de mal pour que sa redevienne comme avant. Et maintenant que mes parents divorce c'est la geurre a cause de moi, il dit a ma mere qu'elle nous a mal eduquer, qu'elle fait rien pour nous et tout.. c'est dur !

Écrit par : Mya | 25 mars 2012

Bonsoir,

Tous ces témoignages éveillent tant de choses, difficiles à dire comme cela de loin. J'ai évité d'intervenir dans vos commentaires depuis un moment. Je voulais laisser la place aux paroles des filles que vous êtes, à votre vécu, sans y donner mon avis. Je n'en voyais pas l'utilité. Même pour Isabelle qui demande une solution.

Mais toutes vos paroles sont importantes. Toutes vos blessures sont à entendre, même s'il est difficile d'y apporter des réponses.

Père absent, qui est parti, qui ne veut plus vous voir, qui était dans l'alcool, ou dont on ne sait pas vraiment les raisons de l'absence. L'enfant se fait tant d'idées, il idéalise, il est dans l'attente, et si rien ne vient il lui manque quelque chose.

Rares sont les personnes qui n'ont pas de blessure intérieure dans la vie. Nous devons apprendre à faire avec. Parfois elles s'atténuent. Parfois aussi elles disparaissent, on ne sait pas comment. Parfois grâce à une thérapie, ou à une rencontre. Parfois aussi on comprend mieux les limites de l'autre quand on rencontre ses propres limites.

Il faut accepter la tristesse, la blessure, mais aller de l'avant. Les humains comme ils sont. Nous devons faire avec. Nous ne pouvons pas rattraper le passé, mais nous pouvons au moins en partie décider du présent. Vous n'avez pas eu de modèle d'homme réconfortant, complice et rassurant. Il faut le créer avec les compagnons de vie ou amis hommes que vous rencontrerez. Et pour cela, beaucoup parler, échanger, communiquer. Il faut dire ses besoins, écouter ceux de l'autre, prendre le temps de s'écouter mutuellement. Il faudra créer l'homme "idéal" en vous en sachant que chaque homme a aussi ses défauts. Les hommes ont besoin des femmes pour devenir hommes. Ils ont besoin de leur regard, de leur soutien, de leurs paroles.


Merci pour tous ces témoignages. Je pourrais vous lire pendant des heures, entendre ce que dit votre coeur, entendre aussi vos colères s'il y en a.


Je n'interviendrai pas souvent. J'ai écrit le billet, pour la suite je vous laisse l'espace. Mais je lis attentivement chaque commentaire, et je pense que d'autres aussi vous lisent, se retrouvent en vous. Certaines le disent, d'autres le vivent plus discrètement. Parfois on écrit et l'on aimerait une réponse. Mais les réponses sans connaître la personnes, je crains que cela ne soit pas sur le ton et avec les mots justes. Et puis, par exemple, que vous dire Mya? Je comprends votre dualité. C'est votre manière de répondre à une situation incompréhensible. Qu'est-ce qui fait que votre père passe ainsi à côté de vous, à côté des beaux moments qu'il pourrait passer avec sa fille? Lui-même le sait-il?


J'ai été père dans des conditions particulières et je réfléchis depuis des années à ce qu'est d'être père, et à l'importance du père pour les filles autant que pour les garçons. C'est pourquoi je suis très attentif à toutes vos interventions.

Merci de vos témoignages. Bonne soirée.

Écrit par : hommelibre | 26 mars 2012

Bonjour, je reçois déjà vos e-mail qui me font du bien à lire. Le dernier e-mail ci-haut mentionné est un homme père qui semblent nous lirent nous les femmes. Son e-mail est rempli d'espoir, lorsqu'il dit...«il faut le recréér avec un compagnon de vie et amis hommes. Le passé est passé on y peut rien on doit aller de l'avant et réparer....» Je veux le croire et je m'accroche à vos paroles Monsieur. Dans Internet on discute souvent des filles sans père mais les solutions sont rarement expliquées voir nulle, pourquoi ? Pour que les thérapeutes fassent de l'argent avec nos souffrances? J'en sais rien. J'ai 54 ans et tous mes hommes que j'ai connus ont besoin de reconnaissance mais pas capable d'en donner alors après quelques mois je les laisse pour courrir après d'autres pareils et ainsi de suite........Je garde vos paroles Monsieur en notes dans ma tête car j'ai peut-être des choses à travailler lorsque je suis en relation mais je suis écoeurée de connaitre toujours le même genre. Svp les hommes écrivez-nous les femmes on a besoin de vos paroles, de vos expériences, de vos histoires, vous êtes pas conscients comment vous êtes important pour nos les femmes et comment vos absences de mots et de touchers peuvent nous fucker et on cherche avec chaque amoureux la réparation. helene et ses hommes

Écrit par : helene | 26 mars 2012

Bonjour à vous tous,

J'ai tapé dans le moteur de recherche "père sans fille" et c'est cette page qui m'a interpellé... je me suis énormément retrouvée dans les "causes" que peuvent engendrer "la souffrance des filles" et vos commentaires m'ont vraiment touchés.

Mon père a quitté le domicile quand j'avais 2 ans, laissant ma mère, une femme rongée de douleurs de par son passé (dépressive, suicidaire...) N'avait il pas les épaules assez larges pour supporter tout ça? Bref...

De l'age de 4 à 11 ans je suis partis vivre dans le sud avec ma mère et je me souviens durant cette période avoir pleuré quelques fois à cause de ce manque mais rien de vraiment très marquant... Puis presque 10 ans après, quand nous sommes remontées sur Paris, il ai réapparu dans ma vie.
J'allais de temps à autres chez lui mais il travaillais et rentrait le soir pour manger et dormir, et en plus de ça, c'est pas quelqu'un de très bavard...donc une connexion père- fille quasi absente...
Il me sortait souvent juste pour voir ces potes à droite à gauche et leur exprimait avec fierté "c'est ma fille par ci... c'est ma fille par là..." Donc moi gentille petite fille que je suis, pas contrariante du tout, je faisais bonne figure...

Puis à l'âge de 18 ans il est partis vivre avec sa femme et son fils à 8000 km de là. Donc 2ème coupure... Quelques coups de téléphone par ci par là, mais une fois de plus rien de transcendant.

Par contre à l'âge de 26 ans, je décida de faire un voyage thérapeutique "A la rencontre de mon père"
Je voulais en savoir plus sur lui "mais qui es tu? qu'aimes tu? pourquoi es tu partis?..."
J'ai pu avoir quelques réponses et surtout voir à quel point je pouvais lui ressembler sur quelques points!(la même façon de rire, de bailler, le même humour décalé, les même mains, que j'avais joué du trombone à coulisse comme lui sans même savoir qu'il en faisait!) C'était très réconfortant d'avoir le sentiment d'appartenir à une "tribu"...

Ensuite j'ai fais une petite dépression à l'âge de 28 ans après une rupture amoureuse et pour la 1ère fois de ma vie j'avais besoin de mon père, en tout cas de manière consciente...Donc ma mère l'a appelé, ce qu'elle ne faisais jamais: "ta fille a besoin de toi"
Mais il n'a malheureusement pas répondu présent.Je l'ai mal vécu. Je lui en ai voulu. Je n'avais plus envie de faire des efforts pour lui, car il n'en avait pas fait aucun pour moi.Mais cette rage n'est pas restée. va savoir pourquoi...

Puis 5 mois plus tard à ma grande surprise il est venu vivre chez moi 1 mois et demi...( coïncidence??? je sais pas)
Et comme d'hab R.A.S! Cohabitation tranquille sans vague,une fois de plus RIEN DE TRANSCENDANT. C'est un veille ours pépère avec sa petite vie pépère. Du coup notre relation/ connexion ne me semble pas vraiment établies.Par exemple je suis chanteuse et il n'est jamais venu me voir chanter...

J'ai énormément travaillé sur la relation que j'avais avec ma mère, j'en ai beaucoup souffert et du coup pendant des années,j'ai mis en place pierre par pierre des tas d'actions pour arriver enfin à une relation sereine avec elle.
Mais lui je ne sais pas. Il existe sans vraiment exister, je ne souffre pas "CONSCIEMMENT" de ce manque c'est bizarre...
Aujourd'hui à 30 ans, mes relations amoureuses se soldent toujours par un échec...de la déception et culpabilité viennent encrasser mon être. Et mes rêves sont bel et bien dans mon coeur et ma tête mais je peine à les concrétiser.
A présent je cherche de la CONSTANCE et de la CONSISTANCE dans ma vie, plus de choses bancales et plus de vent!

Une amie me rappela gentiment que je n'étais pas faite que d'une seule personne, Qu'ils faut être deux...j'ai certainement préféré ne rien ressentir de douloureux par rapport à mon père...
Et quand je lis tous vos commentaires je me dis que je dois certainement OCCULTER ce manque de lui car c'est le flou total!
La vérité? c'est que ça m'arrangerai de vivre ce mal pleinement comme vous, ça peut paraître tordu mais au moins je saurai quoi guérir.

Alors si quelqu' un se retrouve dans mon témoignage je lui en serait très reconnaissant de me faire part de son expérience, de sa lumière ;)

Merci

Nelly

ps: Isabelle tu m'a énormément touchée et je te trouve très courageuse, je suis sur qu' un jour le bonheur viendras frapper à ta porte!

Écrit par : Nelly Stanislas | 14 mai 2012

Bonsoir Nelly,

Merci pour ce témoignage. Traverser le fleuve sans bateau, apprendre à nager une fois dans l'eau.

Le chant vous permet-il peut être d'exprimer et de sublimer votre ressenti?

Je disais plus haut d'accepter, mais parfois il faut aussi se révolter, prendre à bras le corps. Chacun sa solution. Votre récit me fait me poser une question: vous dites R.A.S, pas de vagues. Mais avez-vous tenté de franchir cette distance? Lui avez-vous parlé face à face en lui disant votre besoin?

Peut-être l'avez-vous fait dans votre voyage thérapeutique et cela n'a rien changé. Peut-être craignez-vous de le faire vraiment parce que cela pourrait ne rien changer. Dans les deux cas il y a deux possibilité: soit cela bouge un peu, soit cela ne bouge pas et il faut accepter et faire le deuil de votre attente. Ou attendre encore plus longtemps. De toutes façons ces guérisons sont longues à conduire.

Dans la ressemblance avec lui que vous vous êtes découverte, il y a peut-être une partie de la réponse. Telle vous êtes, tel il est.

Peut-être faut-il lui écrire cela, lui écrire sur vous. Lui parler aussi de vos concerts.

Avec l'homme, dites votre réalité, dites vos besoins avec clarté, vérifiez que vous êtes entendue, vérifiez qu'il veut en tenir compte.


Bien à vous.

Écrit par : hommelibre | 14 mai 2012

Bonsoir
Chai comme je te comprend J'ai 22 ans et je ne connais pas mon père seulement un nom c'est dur de vivre sans!! Mais dit toit qu'il doit être beaucoup plus difficile de se construire en perdant un être qui nous est cher...
Si je m'adresse a vous ce soir c'est pour comprendre.
J'ai tourner la page du père absent,j'ai eu un beau père mais cela a été... désastreux, il a eu des comportements déplacés.. j'ai longtemps été détruite et je m'étais dit que je pouvais très bien vivre sans!! Le temps a passer j'ai construit ma vie et je suis (je pense) une jeune femme équilibrée, aimée et entourées.
Mon "soucis" si j'ose dire c'est que comme ça sans crier gare le voilà qui apparait dans ma vie ce père que je n'avais jamais connu et que pourtant j'attendais lui.. MON PÈRE...chercher a nous recontacter...
j'ai été dans un état que je ne peut pas décrire à la fois heureuse et anéantie.. J'ai eut des nouvelles de la vie qui est la sienne.
Il a fait sa vie a eu des enfant il est en train de divorcer..
On a échanger quelques sms, puis PLUS RIEN depuis février. je ne l'ai jamais vu et je ne sais pas ce que c'est une relation père fille.
Je sais que ma mère et lui se voit quasiment une fois par semaine, je vis a 860 km de là et quand je redescendrai pour l'été je ne sais même pas si je le rencontrerai.
Qu'est ce qu'il peut bien penser je n'arrive pas a me mettre a sa place qu'est-ce qui peut bien pousser un homme a renouer avec le passer? Et comment renouer ce contact qu'est ce que je pourrais lui dire....Je n'ai pas trouver quelqu'un dans ma situation si quelqu'un peut m'aider ...

Écrit par : Audrey | 14 mai 2012

On ne sait pas ce qui se passe dans la tête et le coeur d'un homme qui coupe ainsi avec sa fille - ou ses enfants en général. On peut y voir des choses négatives, mais aussi une souffrance qu'il reproduit ou ne sait pas gérer. A laquelle il n'a peut-être pas accès.

Mais les enfants ne sont pas dans la même problématique. Ils ne comprennent pas. Ils tentent de s'arranger, et ils ont raison, cela fait partie de la résilience.

Je pense que, quelle que soit la raison, ces pères n'arrivent pas à entendre leurs filles, leur besoin, leur manque. C'est malheureusement très fréquent. Il y a leur histoire personnelle et il y a aussi la société actuelle qui ne facilite pas le rôle des pères. Je ne veux culpabiliser personne, cela ne sert a rien. C'est juste un constat.

Votre père, Audrey, agit d'une manière difficile à comprendre: renouer, puis plus rien.

Envoyez-lui des sms, donnez-lui rendez-vous pour cet été. Vous en avez le droit parce que vous êtes sa fille. Enfin, essayez au moins ce que vous pouvez. Après, ce qu'il décidera ne vous appartient pas.

Bonne chance.

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2012

Merci de votre réponse aussi rapide je vous tiens au courant.

Écrit par : Audrey | 15 mai 2012

Ok. Un détail encore: n'attendez pas tout d'un unique rdv. Essayez si c'est possible et si vous le voulez d'en avoir plusieurs. Et parlez-lui de tout, de vous, faites quelque chose ensemble, allez peut-être visiter un endroit, pour avoir une approche pas trop frontale.

Mais c'est vous qui sentirez ce qui est juste et comment exprimer votre droit de fille avec votre père.

Écrit par : hommelibre | 15 mai 2012

@Audrey : Les réponses d'hommelibre me semblent très raisonnables et pondérés. C'est certainement mieux d'agir que de ne rien faire et attendre que votre père prenne des initiatives. Il est peut-être indécis ou désolé, mais ne sait pas le dire.
A vous lire, il me semble que votre père se cherche, en ce moment. Il ne se rend peut-être même pas compte qu'il vous fait du tort en aparaissant, puis en disparaissant à nouveau.
Certaines personnes sont capables de penser et agir de façon à prendre en compte autrui, d'autres n'en sont pas capables. Votre père pourrait faire partie de cette deuxième catégorie. C'est vraiment son problème à lui ou comme le dit hommelibre : "ce qu'il décidera ne vous appartient pas."
Etre un parent suffisamment bon, mère ou père, n'est pas donné à tout le monde. Ca demande de la patience, du dévouement, une capacité à se décentrer de son nombril, une vision d'avenir pour son enfant et une conscience de ses responsabilités. Et je crois que je n'ai pas encore tout listé ...
Mon père ne nous a pas quittées, mais ma soeur s'est sentie abadonnée toute sa vie, car notre père était totalement absorbé par son travail qui le passionnait. J'ai eu la chance, en tant qu'aînée, de pouvoir profiter de sa présence avant qu'il ne devienne un homme important. Ca a créé des liens forts et ma petite soeur s'est toujours sentie rejetée et déconsidérée, en observant la complicité dont elle se sentait exclue.
Ca m'a fait souffrir, car je me sentais en quelque sorte responsable, comme si j'avais volé sa part à ma soeur, alors que c'était à notre père d'être équitable, d'être adulte, de ne pas chercher la facilité.
Cette constellation a eu pour effet de créer la discorde entre les soeurs
et une fois adulte, ma soeur a fait payer chèrement cette "absence" à ce papa un peu enfantin.
Chez nous, il était impossible de parler de tout ça, on se criait dessus, puis on boudait. J'ai adoré quitter la maison et commencer une nouvelle vie.
Je suis partie en ayant tout juste 19 ans et ne l'ai jamais regretté.
Heureusement, vous avez votre avenir devant vous.

Écrit par : Calendula | 15 mai 2012

Il est vrai Calendula que j'ai eu de la chance quant à absence totale de père. Ne pas connaitre cette relation m'a permis de ne pas la regretter. Mais malgré cella je m’étonne moi-même, j'ai l'impression d'être retournée quelques années en arrière...et de ne pas maîtriser la petite fille qui est en moi et qui attend son papa. Je suis toute à fait consciente que je ne dois pas me faire trop d'illusion, pour ne pas encaisser une deuxième "claque" si il ne voulait pas ou qu'il n'arrivait pas a me faire une place dans sa vie... Mais malgré les doutes qui m' envahissent j'ai beaucoup d'espoirs, partager un café... des trucs que feraient un père et sa fille.
Je lui ai envoyer un message hier soir je lui ai demander si il était possible d'avoir des nouvelle pour garder ce début de "lien". Mais je n'ai pas eut de réponse pour l'instant.
ça fait 3 mois que je n'ai pas de nouvelle

Écrit par : Audrey | 17 mai 2012

Je me retrouve tellement dans vos témoignages ... Ça rassure un peu de savoir que l'on est pas seule à vivre ça ... Pour ma part, je n'ai jamais connu mon père. Mes parents se sont séparés avant ma naissance. J'ai un beau père, mais nous n'avons jamais eu véritablement de lien affectif ... Je n'ai revu mon père qu'une seule fois depuis, j'avais 6 ans et ça n'avait pas vraiment été constructif ... Aujourd'hui j'ai 19 ans et je n'ai eu aucunes nouvelles. J'ai longtemps vécu sans m'en soucier plus que ça, et puis un jour je crois que ça m'est tombé dessus. Je pense que j'étais dans le déni. Maintenant dès que j'y pense j'ai les larmes aux yeux, je ne pleure jamais devant les autres, je reste toujours souriante, joyeuse, dynamique, je ne me met jamais en colère et je ne boude jamais. J'en parle très rarement et sans jamais entrer dans les détails. Je n'arrive pas à m’intéresser aux garçons que je peut avoir, je ne choisi que des inaccessibles, ou qui ne s’intéressent pas à moi et j'en souffre beaucoup. Je me sent abandonnée, je me demande souvent lequel des sentiments est le plus fort : la peine ou la colère. Je ne sais pas ce que je ferait si j'avais l'occasion de le revoir un jour ou quelle serait sa réaction, s'il se souvient même de moi ou si il me reconnaitrait. Je lui en veut pour ça.

Écrit par : Cupcakes | 04 juin 2012

Très juste ce texte. Mais il faut pas oublier que la majorité des pères absents, ne le sont pas par manque d'amour pour leur fils ou filles, mais principalement parce que la société actuelle l'a voulu ainsi. En ce qui me concerne, j'aurais souhaité construire quelque chose avec ma fille. Mais suite à un divorce, sa mère, appuyée par cette justice matriarcale, a eu toutes les cartes en mains pour m'éliminer du jeu. On m'a volé des années ou je n'ai pas pu la voir grandir, sans parler de sa mère ne cessait de lui répéter tout le mal qu'elle pensait de moi.
Le lien a vite été rompu, sans aucune possibilité de recours.

Bienvenue dans la réalité.

Écrit par : Wallace | 06 juin 2012

commentaire suite au courriel de Cupcakes du 4 6 12: Evidemment je ne connais pas toute votre situation MAIS je voudrais dire que certaines femmes prennent possession de leur enfant et écarte le pêre par besoin de possèder. Rare que les médias parlent de ce genre de possession, les médias parlent souvent de la possession des hommes envers les femmes mais à ne pas oublier que les femmes expriment leur possession tout simplement autrement. Depuis 10 ans environ, les pères DÉFENDENT beaucoup leur PLACE et BRAVO BRAVO. Les hommes sont tellement tellement important dans la vie en tant que père, conjoint, ami,frère, cousin....etc etc.....Moi je le sais et svp les hommes prenez votre place, pas toute la place, VOTRE PLACE !!!! VOUS ÊTES IMPORTANTS POUR NOUS LES FEMMES. helene

Écrit par : helene | 06 juin 2012

Oui bien sur je sais que ça arrive souvent j'ai une amie dont la mère parle souvent de son père en mal, elle ne le vois pas très souvent et je sais qu'il tien beaucoup à elle même s'il a fait des erreurs ... Le mien c'est encore différent, il a eu les occasions de reprendre contact il y a des années, et ma mère m'a toujours parlé ouvertement à ce sujet. Ma grand mère le croise de temps en temps, il ne va même pas lui demander de nouvelles donc je crois que le message est clair ... Mais je trouve vraiment important que des pères se battent pour garder le contact avec leur enfants, car ça peut vraiment faire la différence, ça montre que leur enfant ont de l'importance !

Écrit par : Cupcakes | 15 juin 2012

IDem.laisser un homme entrer dans ma vie et y rester m'est aussi difficile cupcake..j'avais pas lu ton commentaire mais je suis comme toi,perfectionniste avec moi aussi.Sans cesse en quete de perfection,jaime pas faire des erreurs..et jai toujours besoin de donner une image assez valable,peur de pas etre valable non plus..Jai du mal a m'autoriser detre imparfaite,meme si je sais quon l'est tous et que ca empeche pas l'amour.mais les hommes que jai fréquentés ca a jamais duré plus d'un an..je voudrais rencontrer un homme aujourdhui,je ne crois pas au prince charmant ca nexiste pas mais il me faut laisser tomber mes barrières comme toi et apprendre a me laisser aimer..

Écrit par : rose jaune | 04 juin 2013

Voir tout ces commentaires me rassure.
Je me sentais seul mais en fait on est beaucoup dans cette situation...

Pour ma part, j'ai eu une enfance calme, mes parents étaient séparés mais il n'y avait pas de réels conflits.
Mon père me chouchoutais moi et ma soeur. Lorsqu'il nous voyait un weekend sur deux il nous faisait faire pleins de choses, il voulait qu'on soit heureuse... et il cédait à nos caprices.
Il n'a jamais eu d'autorité sur nous, car il n'as jamais agit comme un adulte.
Du coup, lorsque ma grande soeur a entamée sont adolescence, a quitté son corps et son âme de petite fille, cela a chambouler mon père.
Il est vrai qu'on étaient insolente elle et moi.
Mais est-ce une raison pour frapper son enfant?
A l'âge de 12 j'ai vu mon père frapper de toute ses forces ma soeur.
Ce fut un déchirure intérieure, même si je ne voulais y croire, je savait qu'il avait brisé un lien sacré.
Toute sa crédibilité, toute ma confiance envers lui, toute mes croyances furent envolées en l'espace de quelques seconde. Il a littéralement tout détruit.
J'ai perdu confiance en moi, je suis entré dans la phase d'adolescence avec un pilier en moins. Comme vous, j'ai voulu le renié, l'oublié, je lui ai pas adressé la parole pendant plus d'un an.
Après quelques passage au tribunal, je me suis décidé a le revoir.
C'est moi qui décide lorsque je le vois, c'est à dire une semaine par an car j'ai encore énormément de mal a joué le jeu de l'hypocrisie.
Lui, a nié tout ce qu'il s'est passé se soir la.
Je pensais avoir réussi a faire le deuil, mais à ce jour ou j'ai 18 ans et que je me cherche en tant qu' adulte, je me ressent désemparer.
Je regrette tellement qu'il ne soit pas ce que je désirais.
Et je lui en veux énormément, car dans mes relations avec les hommes, j'ai beaucoup de mal, j'ai tendance a les laissés entré dans ma vie pendant quelques mois pour un jour, les quittés, fuir je ne sait quoi.
Je recherche constamment la perfection, et je pense qu'il en ai responsable. Que je serai jusqu’à ma mort en quête de cette amour brisé, perdu, détruit.

Malgrès cela j'ai de la chance d'avoir ma soeur et ma mère qui sont mes piliers, ainsi que mes amis. Heureusement qu'on ne compte pas que sur le père..

COURAGE !

Écrit par : Isabelle | 17 juin 2012

Je viens de tomber sur vos commentaires assez surprenants tout de même. Je suis moi-même père de 6 enfants et je suis tout à fait d'accord avec les commentaires de Cupcakes (04 juin) et Wallace (06 juin).
Lorsque j'étais plus jeune (20 ans) la mère de ma première fille avait décidé de rompre notre relation 1 mois avant la naissance de notre fille car je n'avais pas de boulot. Cela m'avait énormément bouleversé car j'avais vécu toute la grossesse avec elle. Je téléphonais tous les jours à l'hôpital pour savoir si elle avait accouché car elle ne voulait plus aucun contact.
Le jour de l'accouchement, je me suis rendu dans cet hôpital où j'ai pu voir ma fille dans une couveuse car elle était prématurée.
Par la suite, j'ai alors introduit une requête en justice pour l'obtention d'un droit de visite, qui m'avait été accordé provisoirement.
J'allais donc voir ma fille 1h chaque week-end chez sa maman en attendant le jugement définitif. Ensuite, sa maman a tout fait pour encore rompre tout contact en racontant des mensonges et en se servant de faux témoignages (amis) en justice, ce qui m'a fait tout perdre pour le jugement définitif car j'étais seul pour me défendre. J'ai donc tout perdu, je n'avais même plus de droit de visite.
Je suis resté 8 années sans pouvoir voir ma fille, aucun contact, jusqu'au jour où ma fille a demandé à sa maman de reprendre contact avec moi.
Sa maman était devenue violente avec elle et ma fille est venue vivre chez moi avec mon épouse et mes autres enfants. Un service d'aide à la jeunesse m'avait vivement conseillé d'introduire une demande de droit de garde car ma fille était en danger chez sa maman, ce que j'ai fait.
Pendant ce temps, 4 années nous ont permis à ma fille et moi de créer un lien père-fille qui a été de nouveau rompu par sa maman qui suite à ma requête a réussi de nouveau à faire rompre tout contact entre ma fille et moi en lui racontant des mensonges, avec encore l'aide de ses amis.
Suite à tout cela, 2 années se sont écoulées sans contact car maintenant ma fille m'en veut pour rien, elle a cru les mensonges de sa maman et elle est très mal, elle est maintenant placée dans un centre et est suivie régulièrement dans un hôpital psychiatrique.
Malgré tout, elle retourne chez sa maman le week-end car selon ses dires sa maman lui fait des caprices et qu'elle doit donc l'aider.
J'ai donc de nouveau perdu ma fille de vue, après 2 longues années de procédures en justice sans compter le coût (5000 Euros) pour RIEN car elle ne veut plus de contact et lorsque je prends des nouvelles elle change carrément de carte SIM que sa maman lui remplace volontiers.
Pour résumer, il est assez compréhensible alors que beaucoup de pères n'osent pas faire le moindre pas en avant peur de perdre le minimum qu'ils ont à peine le droit d'avoir. La plupart des pères n'ont alors qu'un seul véritable droit envers leurs enfants en cas de séparation, s'éclipser !!! Et oui, POSSESSION et Conflit de loyauté ...
Maintenant je baisse les bras, ma fille a 15 ans et n'a plus aucun respect pour moi et toute ma famille.

Écrit par : Ludo | 01 juillet 2012

Bonjour,
Je suis maman d'une adorable petite fille de 1 an. Son père ne l'a pas reconnue et vit à l'étranger. Je l'ai quitté car il m'a fait les pires crasses (tromperies +coups+volé de l'argent+mensonges+etc.). Il a même "volé" de l'argent à sa propre fille (de l'argent que mon père m'avait donné pour elle).
J'étais en contact avec lui jusqu'il y a peu, je lui montrais le bébé via messenger, mais j'ai réclamé qu'il me renvoie certaines choses (l'argent volé+les affaires du bébé notamment), ce qu'il n'a jamais fait malgré ses promesses.
Je refuse aujourd'hui de lui montrer ma fille car ma patience a des limites, et il est allé très loin. Il m'accuse de chantage, puis a coupé les ponts (n'ayant pas cédé à mon "chantage"), il dit aujourd'hui que ce n'est pas sa fille.
J'aurais pourtant voulu qu'elle puisse avoir des relations à peu-près normales avec son père, mais pas dans ces (ses) conditions.
Voilà, pensez-vous que je doive céder, pour le bien de ma fille ?

Écrit par : Theresa | 03 juillet 2012

Bonjour Theresa,

Il est difficile de répondre à votre question. Le témoignage de Ludo, ci-dessus, montre les dégâts profonds que peuvent faire les conflits des parents sur leurs enfants. Ce témoignage montre aussi qu'une relation parent-enfant est longue et fragile à construire. Votre situation est très différente et je ne compare pas. Je souligne seulement que les enfants souffrent presque toujours des conflits parentaux, des pertes, des absences.

Ce que j'entends dans votre témoignage est que votre fille paie pour les conflits entre les parents. Elle n'y est pour rien mais elle en devient l'enjeu. Cet engrenage est le début de l'aliénation parentale. Mais que pourriez-vous faire? Je ne peux dire quelle est la bonne position car je ne vous connais pas, ni lui.

Ces situations sont difficiles. Peut-être devriez-vous voir un médiateur familial pour en parler.

De toutes façons si vous privez votre fille de son père, elle grandira avec l'absence. Mais si elle est à son contact, peut-être aura-t-elle une image négative de son père et de l'homme, mais au moins elle se déterminera par elle-même. Votre patience a des limites, mais celle de votre fille n'en a pas encore.

Cela dit, si vous acceptez qu'elle soit en contact avec lui (ce qui est normal puisque c'est son père), vous n'êtes pas obligée de vous entendre avec lui. Mais ne le montrez pas trop. Et si elle voit son père, que cette décision soit durable, ferme. Ne la mettez pas en question à chaque conflit. A nouveau voyez le témoignage de Ludo ci-dessus.

Pour ce qui est de la paternité, voyez avec un médiateur ce qu'il faut faire. Il ne dit cela peut-être que pour faire un contre-chantage avec vous. Peut-être êtes-vous les deux entrés dans le jeu de pouvoir du chantage. Mais quoi que vous décidiez, je vous suggère de ne rien décider seule. C'est l'intérêt réel de l'enfant qui doit compter, pas les jeux de pouvoir des parents. Une position objective vous donnera plus de force et d'intégrité, même plus tard face aux questions de votre fille qui ne sauraient manquer de venir.

Écrit par : hommelibre | 03 juillet 2012

Merci de votre réponse rapide.
Je vais en effet me rapprocher d'un médiateur afin d'avoir un avis impartial. Tous ceux à qui j'en ai parlé m'ont dit que j'avais raison, mais leur avis ne compte pas vraiment, puisqu'ils sont mes amis ou ma famille... Mais ma fille, que dira-t-elle?
"Et si elle voit son père, que cette décision soit durable, ferme." Je redoute en effet des conflits permanents (c'est presque sûr que ce sera comme cela) et intenables.
Je dois me laisser moi-même de côté avec tous mes ressentiments etc., mais je n'arrive pas à pardonner le fait qu'il ait commencé sa relation avec sa fille en détournant l'argent qui lui était destiné à elle...

Écrit par : Theresa | 04 juillet 2012

Vos témoignages sont tous si touchants !! Parfois la présence d'un père est aussi douloureuse que l'absence ... Et c'est vraiment à partir de ça que l'on se construit !!

Écrit par : Cupcakes | 11 juillet 2012

Bonsoir
Je suis très touchée par cet article (le passage : Les filles sans père rêvent leur vie, mais n’ont pas eu de modèle pour trouver comment réaliser leurs rêves.

Les filles sans père pleurent souvent tout bas, même quand elles sourient. Elles rêvent de quelque chose qu’elles n’ont pas eu, et qu’elle ne savent pas où retrouver." m'a tellement parlé que j'en ai pleuré)
J'ai grandi sans père, avec beaucoup d'amour de ma mère et de mes grands parents mais ils ont fait une erreur : avoir nié mon père, avoir toujours fait comme s'il n'existait pas.J'ai donc grandi sans lui ET sans même savoir qui il était,et j'ai l'impression de m'être construite "a moitié", un peu chancelante par manque de racines, angoissée de ne "pas savoir". J'ai l'impression qu'il me "manque" quelque chose, je me sent souvent vide, "pas exister", déprimée,et ce depuis des années. Je l'ai rencontré pour la première fois à 15 ans et de plus, cela s'est mal passé, mon père est vraiment un mauvais père, un homme egocentrique et manipulateur, ce qui a conduit à un clash, 1 ans plus tard, et puis de nouveau un, définitif cette fois il y a 8 ans. J'ai pourtant un homme dans ma vie depuis 13 ans, une petite fille adorable, mais non rien ne comble ce vide que je ressens parfois, ni la nourriture, ni les cigarettes, et parfois rien ne peut faire partir cette conviction que je n'etais pas attendue, que je suis un erreur (mon père a demandé à ma mère d'avorter quand j'etais dans son ventre") que je ne suis pas assez "aimable" pour que mon propre père m'aime,et ce sentiment d'être de trop, de n'exister qu'à moitié..........

Écrit par : Aurore | 17 juillet 2012

Bonjour je viens vous donner quelques nouvelles et vous demander ce que vous en penser car je suis à nouveau dans le flou...
je suis descendu un mois et demi chez ma mère (sachant qu'ils se voyaient au moins une fois par semaine) j'avais espéré l'éventualité d'une rencontre. Il n'a pas donné de nouvelle et a juste insister (par texto)sur le fait qu'il voulait me rencontrer et me connaitre.
Je suis repartie déçu et je le lui ai fait savoir ("dommage qu'on ai pas trouver un moment pour se rencontrer[...]cette attente me pèse..").

Vu qu'il n'a pas répondu à ce message une semaine et demi plus tard je lui en ai renvoyer un :
"imagines-tu un jour me rencontrer ..? Une journée , une après midi, ne serait-ce que le temps d'un café, je veux juste discuter... Je n'aime pas trop les textos, ils ne rendent pas bien compte de tous les échanges d'un dialogue, et ne sont pas spontanés..
Répond moi simplement, tu penses que je vais devoir attendre l'année prochaine pour te voir? Donne moi juste ton avis sans détour... j'ai besoin d'une réponse telle qu'elle soit."
ça réponse quelques heure après:
"Je ne veux pas m'imaginer te rencontrer, je veux le faire mais quand je serai bien et ce n'est pas le cas aujourd'hui. Bientôt je l'espère mais sans que cela me soit imposé, tu sais après avoir été "aux ordre" pendant plus de 28 ans, je veux rester maître de mes décisions . Alors a un de ces jours..."

Je ne comprend pas il fait référence a ma mère et à sa femme (ex) car je n'ai que 22 ans..il y a trop de sous-entendu que je ne peux même pas comprendre vu que on a pas réellement discuter, et arrêter moi si je me trompe mais il a vraiment pas de tact...

Écrit par : Audrey | 23 juillet 2012

Mon avis vaut ce qu'il vaut, mais le voilà malgré tout :

Effectivement, il n'a pas de tact, mais surtout pas de capacité de s'imaginer à votre place. Il est donc très centré sur lui et comme un ado.

De plus, il doit craindre des reproches et il évite de les affronter.

Qu'en dit votre mère ? Pouvez-vous en parler avec elle ou le sujet est-il tabou ?

Écrit par : Calendula | 23 juillet 2012

Ce n'est que mon avis mais je pense que ma mère redoute cette rencontre, de peur que ça se passe mal et qu'elle perde son amour d'adolescence, du moins c'est comme ça que je le ressens. Je lui ai déjà dit que je n'avais aucune rancœur que j'avais juste besoin de discuter avec lui d'avoir des réponses.. Et je penses que c'est aussi ça qui la dérange par ce que depuis 8 mois ou ils se revoient elle ne lui a JAMAIS poser une question "fâcheuse" elle m'a dit qu'elle le laisser parler et qu'il lui dirai quand il serait prêt.

Écrit par : Audrey | 23 juillet 2012

C'est donc bien compliqué entre elle et lui...
Et vous en faites encore les frais. Encore et toujours.

Une fois de plus, j'en viens à cette sagesse : En tant qu'enfant, on ne choisit pas sa famille.
Mais si des adultes choisissent de faire des enfants, à mon avis, ils doivent assurer un minimum de présence un peu positive.

Vous pourriez avoir de la rancoeur, mais vous décidez de mettre cela de côté.
Et vous faites preuve d'une grande patience et d'empathie.

Un truc qui marche parfois : laisser tomber. S'en défaire.
Ne plus rien attendre. Mais vraiment vraiment.
Si on trouve de bonnes raisons pour le faire, c'est un immense soulagement. Un gros poids en moins.

Écrit par : Calendula | 23 juillet 2012

Bonjour;
Voila je suis une ados de 16 ans. Mes parents on divorcée a l'age de mes 10 ans. Il est venue me cherché pendant quelque mois et du jour au lendemain il n'est plus venu. Mais sur le coup j'étais jeune je ne connaisai pas trop se que c'était la vrai vie, etc.. Puis deux ans sont passés est la jamais compris que mon pére n'etait plus là. Depuis l'age de 14 ans j'aimerai reprendre contacte avec lui je sais ou il habite, ma mère a sont numero de telephone mais elle veut pas me le donnée :(. Puis voilà sa fais setp mois quand j'ai 16 ans j'en est bientôt 17 ans et j'aimerai reprendre contacte avec lui mais je sais pas comment faire :'( L'amour parternel me manque beaucoup :(

Écrit par : Delphine | 31 juillet 2012

Bonsoir Delphine,

J'ai pris du temps pour me demander quelle était la meilleure suggestion. Je ne l'ai toujours pas trouvée!... :-)

Mais on peut tenter d'avancer quand-même un peu.

Ma première question est: que s’est-il passé pour lui pour qu’il cesse de vous voir du jour au lendemain, sans même une explication. Il a bien dû se passer quelque chose, dont il ne sait pas parler ou ne veut pas parler. Mais cela on ne peut pas le savoir sans lui demander.

Comment le prendre? Comment l’aborder? J’ai une idée un peu folle peut-être qui m’est venue à l’esprit. Je me dis que parfois il faut oser déconcerter pour recréer un lien. Alors, puisque vous savez où il habite, j’imaginais que vous vous postiez près de chez lui, à un endroit où il doive vous voir (en rentrant, en sortant ou depuis sa fenêtre), sans le regarder ni le chercher. Au bout d’un certain temps où il vous verra attendre, peut-être plusieurs jours ou semaines, il va peut-être venir de lui-même.

Bon, je reconnais que c’est un peu difficile d’être dehors près de chez lui par n’importe quel temps, mais c’est une des idées.

Une autre est de reprendre vos droit à l’égard de votre mère. Vous êtes en droit de contacter votre père. C’est un droit imprescriptible de l’enfant, un droit légal, moral, affectif. Elle vous contraint en refusant de vous donner le téléphone. A vous de lui dire jusqu’au bout, tous les jours, que vous attendez qu’elle vous respecte et vous donne le téléphone. Il faut peut-être passer cette confrontation. Vous serez plus forte après.

Voilà pour le moment. Je reviendrai si d’autres idées me viennent.

Bonne chance Delphine, je vous souhaite de trouver cet apaisement.

Écrit par : hommelibre | 01 août 2012

Bonsoir a tous. .

Je m appelle johanna jai 17 ans . Je vois plus mon pere
Depuis 5 mois et demi . Moi et lui in nait un separable
depuis ce jour . A causse probleme de famille . jai besin.
de vaux consielle . et en plus demain c mon anniversaire
sais la promire 1 fois que je le fete sans lui je sais faire
sans lui . il me manque tros

Écrit par : delecroix | 04 août 2012

Bonsoir Johanna,

C'est urgent alors, si c'est votre anniversaire demain!

Une première chose à se dire est que l'enfant a le droit d'aimer ses deux parents même quand ceux-ci se disputent. Vous n'avez pas à choisir l'un et à laisser l'autre si vous ne le voulez pas. La loyauté nous fait souvent nous ranger avec le parent chez qui l'on est, mais à 17 ans vous devez pouvoir dire vos souhaits.

Prenez votre courage, dites à votre mère que votre père vous manque et que vous voulez le voir pour votre anniv. Si vos deux parents ne veulent pas se voir vous prenez un moment avec votre mère et vos amis, et un autre moment avec votre père. Appelez-le. Envoyez-lui un sms ou un courriel, dites-lui qu'il vous manque et que vous voulez le voir. Dites-lui qu'il vous manque.

Si vous le ne dites pas il ne le saura pas.

Et si vous n'arrivez pas à le joindre pour demain, vous passerez un moment dans la semaine ou dès que possible pour rattraper votre anniversaire. Mais dites-le lui, et dites-le à votre mère. Sans la brusquer, dites-le lui. A 17 ans, osez. Ne restez pas à l'écart de vous-même. Ne subissez pas.

Bon courage, tenez-nous au courant. Et bon anniversaire.

Écrit par : hommelibre | 04 août 2012

@hommelibre,ce que vous dites est juste mais tous les parents n'ont pas forcément envie d'écouter ce qu'on a à leur dire même à 17 ans.J'ai tenté l'expérience après avoir enfin pu connaitre mon géniteur à l'âge de neuf ans,remarié à une belle mère de 10 ans de plus que moi que je détestai et le mot est faible ,ce fut peine perdue après avoir tenté cette expérience de me confier à lui il devint encore plus âne bâté qu'avant.
Décédé depuis belle lurette souvent je lui parle ,mon dieu ce qu'un homme peut être stupide sont mes mots à son envi.Parceque sa seconde femme, pour laquelle il avait abandonné sa femme non sans l'avoir rouée de coups alors qu'elle était enceinte et ses enfants était jeune,belle mais aussi stupide que la belle au bois dormant qui se réveille après avoir été embrassée par un crapaud sorti de l'étang de Blanche Neige
Avec l'âge je me suis rendu compte qu'au rayon masculin très souvent ce dernier quittait le rayon femme intelligente justement pour mieux manipuler celle qui le sera moins ,très souvent la seconde épouse est moins brillante que la première ,serait-ce que pour la seule fois de son existence l'homme réfléchisse ?
Souvent après le décès d'un parent l'humain se met à adopter un comportement extravaguant ,ce géniteur en l'occurence vit son père mourir et profita sans l'ombre d'un doute d'afficher un degré de masculinité supérieur qui ne lui seyat point du tout et qui conduisit sa pauvre mère à prier tous les saints afin de mourir avant son remariage et elle fut entendue seule consolation à laquelle je pus me raccrocher afin de ne pas sombrer dès mon premier souffle dans une haine totale envers toute la gente masculine
Je le vis deux minutes avant qu'il meurt,il me dit on se reverra,je n'osai lui dire j'espère jamais, surtout que derrière moi se trouvait une parente de mon âge belle jeune sectaire qui s'était empressée de me remplacer sitot mariée.Voyez comme le religion aide à se rapprocher les uns les autres pour que ceux qui devraient être choyés deviennent vos ennemis à vie
Bien sûr avec mon âge cannonique,rire j'ai pardonné mais je ne vais quand même pas être hypocrite et continuer de lui dire je t'aime alors que la seule fois ou j'ai tenté l'exploit je me fis punir à 17 ans on fessait encore dans certaines famille mais à 17 ans on peut aussi fuguer le temps d'une heure ou deux ce que je fis et j'en ris avec le recul
Alors espérons que vos conseils portent leurs fruits,on sait aussi qu'une maman est souvent plus perméable à ce que l'enfant confie alors croisons les doigts et que ce rapprochement entre ces deux êtres déchirés puisse ce réaliser sinon faudra dire comme d'autres Inch Allah
bon dimanche pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 05 août 2012

Coucou à toi, je voulais commencer en disant que j'adore le site. :D
Mais il apparait un tout petit embêtement, le header semble décalé vers la droite chez moi !!

Écrit par : Panneau solaire | 13 octobre 2012

Bonsoir,

Tout d'abord, je trouve reconfortant de voir que je ne suis pas la seule qui tient à l'absence de son père. Toutefois, je ne peux pas m'empecher de fermer cette page sans partager aussi cette souffrance liéée au départ de mon père.

Le mien s'est suicidé quand j'avais 4 ans en nous laissant (mon frère et ma mère également).

Aujourd'hui j'ai 24 ans,je pense toujours à lui comme s'il était parti il y a juste 2,3ans..

A 17 ans, j'ai quitté pour la 1ère fois mon pays d'origine en étant sûre de ne pas y revenir. Ainsi, j'ai laissé ma mère et mon frère et toute ma famille et amis dans mon pays de naissance. Je suis donc venue toute seule en France, malgré mon âge à l'époque.

J'ai réussi à poursuivre mes études, à travailler, et à avancer...Même si j'ai eu du mal car: J'ai du mal à me concentrer, je suis lente, j'ai du mal à mémoriser, avec les maths,... Par conséquent, j'ai toujours beaucoup bossé le double, voir triple pour avoir les mêmes resultats que les autres faisant tout en une fois. Je suis toujours très sensible. Je peux pleurer très facilement pour tout....

J'ai encore 7 souvenirs de lui dans ma tête du peu de temps que nous avons pu passer ensemble. Je pense à ça encore aujourd'hui pour être sûre de ne pas oublier la seule chose qui me reste de lui.


Je me rends compte aujourd'hui que ma relation avec les hommes est très ambiguë depuis mes 15 ans, et cela persiste... Etant attirée par des hommes beaucoup plus âgés que moi, sans avoir jamais eu aucune relation formelle.
j'ai l'impression que je cherche chez ces hommmes leur présence, leur compagnie seulement.
Je mets un STOP à ces sentiments auprès de ces hommes dès que je commence à beaucoup m'attacher à eux car je me pose trop de questions, je me remets en cause à chaque fois,et en plus cela me fait penser indirectement à mon père, ce qui fait mal.

Finalement, je les laisse tomber. Je les oublie et j'avance, mais à un moment donné je me rends compte que je suis toute seule, je ne sais plus parfois quel comportement adopter face aux situations, je me remets en quesion, je fais des recherches pour comprendre la situation, voir quel serait le meilleur comportement et chemin à prendre, je regarde des films pour essayer de trouver "un idole", qqn à qui admirer, trouver cette figure qui te donne réellement du courage quand tu en as besoin et sans rien atteindre et contrepartie, qui te comprends et peut t'apprendre plus, t'éclairer le chemin. Cependant,même en cherchant,et en me renseignant, en discutant, je ne parviens pas à trouver ailleurs cette energie que peut-être seul le père peut la donner, cette personne à qui admirer, et chez qui tu peux te confier.

J'espère que cette energie, compagnie, comportement existe quelque part d'autres car sinon je serai en pleures toute ma vie car il n'existe plus !!!

Écrit par : kelly | 18 octobre 2012

Bonjour Kelly,

Merci pour votre message. Je comprends que vous gardiez précieusement les quelques souvenirs de lui qui vous restent. C'est un lien à lui, et un lien à quelque chose en vous. C'est garder un peu de cette présence si courte dans votre vie.

Il y a des choses qui ne reviendront pas, comme vous le dites: admirer le père, partager avec lui. Il est même un peu idéalisé parce que vous n'avez pas eu le temps de connaître ses défauts. Mais ce n'est pas grave. Ce que m'inspire votre intervention est de vous comporter de manière digne à vos yeux, d'aller de l'avant, d'oser vivre et choisir, afin que s'il était encore vivant il serait fier de vous.

Vous cherchez des hommes plus âgés: peut-être est-ce la quête du père. Mais il y a des couples qui fonctionnent très bien ainsi. Votre père serait heureux de voir sa fille ouvrir ses ailes. Il serait heureux de sentir qu'elle prend confiance en elle. Quand elle se casse la figure il serait là, mais la laisserait apprendre par elle-même. Vous pouvez imaginer cette présence aimante et ce soutien. S'il était là c'est ainsi qu'il serait.

Et si vous trouvez cette énergie et compagnie dans un autre homme, il ne pourrait qu'en être également heureux. Il a dû souffrir pour faire ce qu'il a fait, et il vous a aussi fait souffrir par son absence. Il n'a pas su que faire de sa souffrance. Cela arrive. Cela peut éveiller colère ou tristesse, ou simplement le manque. Peut-être, malgré que vous l'aimiez, avez-vous aussi besoin de lui pardonner son départ pour ensuite oser aller plus loin avec un compagnon. Vous pouvez lui parler intérieurement, comme s'il était là, lui dire ce que vous avez envie, votre amour, vos souvenirs heureux, votre blessure aussi. Peut-être vous entendra-t-il avec bienveillance. En tous cas cette part de lui en vous vous écoutera.

Bonne chance, bonne route Kelly.

Écrit par : hommelibre | 18 octobre 2012

Mon histoire perso c'est un père malade, mélancolique - la forme la plus grave de la dépression ... Ce qui en résulte : aucune vie sentimentale, à 51 ans j'ai toujours vécu seule (j'ai quand même eu un enfant, heureusement, ce qui a été une grande joie)... J'ai un mal fou à comprendre ce qui m'arrive, je n'aime pas ma vie... Pourtant on me trouve très sympa !! (cela n'a probablement rien à voir évidemment !), et ce, malgré des années et des années de psychothérapie intensive (j'y vais en courant!) ; l'impression de ne pas m'en sortir. Je suis lassée, épuisée. Vais-je m'en sortir un jour ?

Écrit par : Frédérique | 02 novembre 2012

Frédérique, je vous envoie mes bonnes pensées positives, ayez de l'espoir et croyez en vos aspirations ce que vous voulez dans votre vie, je vous souhaite tout ce que vous désirez. helene

Écrit par : helene | 02 novembre 2012

Je m'appelle Charlotte, j'ai 16 ans depuis juillet dernier et je dois dire que votre article m'a interpellé. Comme vous toutes j'ai du grandir et me former sans mon père. Mes parents se sont séparés neuf mois après ma naissance. J'allais souvent le voir quand j'étais plus jeune, puis à l'âge de 8 ans à peu près, il a décidé de couper les ponts avec ses enfants (j'ai un frère de 21 ans). Il nous appelait de temps en temps, mais jamais rien de plus, il ne manifestait pas de signe nous indiquant qu'il désirait réellement nous revoir, prendre des nouvelles, des trucs basiques... Ma mère lui en veut clairement pour ça. Il ne s'est jamais occupé de mon frère et moi, et elle me le laisse bien savoir à travers de nombreux commentaires au quotidien. Dès que j'évoque mon père, elle part au quart de tour. Je sais qu'elle réagit comme ça parce qu'elle m'aime, et qu'elle ne comprend pas comment on peut renier ses propres enfants de cette façon. J'ai toujours été proche d'elle, nous avons un bon dialogue, une bonne entente, même si parfois quelques disputes éclates mais, cela est tout à fait normal ! Seulement, je ne crois pas qu'elle cherche à comprendre ce que je ressens. Elle ne veut surement pas l'entendre pour je ne sais quelle raison. Depuis mes 14 ans je dirai, je me suis posée énormément de question concernant mon père. Pourquoi nous avait-il laissé alors que je venais tout juste de venir au monde ? Etait-ce ma faute ? J'ai énormément culpabilisé, je me suis portée pour coupable et au fond, je crois toujours que je le suis. Cela me fait réellement mal etn j'ai l'impression que personne ne s'en rend compte, que personne n'y prête attention. Il est vrai que j'ai plutôt tendance à cacher ce genre de sentiment, je n'aime pas trop montrer mes émotions concernant ça, je suis le genre de fille à rire tout le temps et à jamais cesser de faire des blagues. Je possède une réelle joie de vivre, mais parfois, j'aimerai que l'on prête plus attention à ce que j'ai au plus profond de moi. A cette souffrance dont je n'arrive pas à me libérer. Je me sens tellement seule, et personne n'a l'air de s'en soucier... Je me demande si toute ma vie ce sera comme ça... Récemment mon père a failli mourir et je lui ai téléphoné, j'ai éclaté en larmes, c'était la première fois que j'extériorisé tout de cette façon là. Je n'ai pas pu m'empêché. Inconsciemment je sais que, ce que j'attendais c'était du réconfort mais, il n'a pas su s'y prendre bien. J'ai décidé de laisser tomber, même si je savais que ça aller me faire souffrir énormément, et c'est le cas...

J'avais besoin d'écrire sur le sujet, merci de me lire...

Écrit par : Charlotte | 19 janvier 2013

Bonsoir Charlotte,

Merci pour votre message. Vous écrivez avec beaucoup de justesse. Je vous ai lue attentivement. Tout ce que vous dites, je le comprends. Un enfant ne peut pas être coupable d'une telle chose. Lui a sa responsabilité. Ses raisons, quelles qu'elles soient, lui appartiennent. C'est difficile à accepter mais vous n'êtes pas responsable pour lui. Il faudra un jour accepter que vous n'êtes pas responsable des décisions des autres.

La souffrance est une sorte de loyauté envers lui. Un jour cela changera. Il y aura d'autres loyautés à construire, positives, et s'il restera une blessure il faudra faire avec.

Je vous envoie mes sentiments amicaux. Sur ce blog la porte est toujours ouverte.

Écrit par : hommelibre | 20 janvier 2013

C'est dur de vivre sans papa
Jeune femme de 30 ans je n'ai pas été reconnu par mon père des la naissance et j'ai grandi dans une société(africaine) dans laquelle le fait d'être née de père inconnu est une honte.
Je me rappelle étant tout petite je savais déjà que j'avais un père dont j'ai attendu la venue pendant longptemps...Tout me rappellait que je n'étais ''normal'' mon acte de naissance,ma carte d'étude, ma carte d'identité (avec la mention Père inconnu)que je devait camoufler aux autres de peur de subir des moqueries. A la maison et dans la famille, c'etait sujet tabou, ma mère ayant refait sa vie et peut etre trop vite(histoire de rentrer tres vite dans le bon schema relationnel)avec mon beau pere qui est certes gentil mais qui était là sans etre la pauvre elle n'a pas vraiment eu de chance...
officiellement c'est à dire qu'aux yeux de tous je suis la fille de mon beau pere que j'appelle papa et que j'affectionne comme tel meme si dans sa famille à lui on me fait ressentir que je ne suis pas des leur...
Cette histoire m'a tuée émotionnellement, j'ai été pendant la fille qui acceptait tout qui se mettait en 4 pour les autres et aujourd'hui encore...
J'ai fait de longues études j ai acqueri de gros diplomes pour qu'on soit fière de moi, je pensait que ca changerait quelque chose mais il y'a toujours ce vide...
sur un plan relationnel, j'ai tendance à aller vers des Hommes qui me rejettent tres vite, conclusion 30 ans pas d'enfant pas de mari et anguoissée par cela...
J'ai cherché mon père biologique il y'a 6 ans je l'ai rencontré une fois histoire de voir d'ou je sortais. Lui il n'était pas près à me recevoir dans sa vie(lui ayant refait sa vie il voulait que ca reste secret) et moi pas preparer à le recevoir dans la mienne( de peur de blesser mon beau pere ma mere mon petit demi frere.Toute cette pression a fait que j'ai interrompu cette relation qui à mon avis était malsaine pour moi.
Après des années de silence j'ai repris contact à l'occasion de la nouvelle année et je veux repartir sur de nouvelles bases vis à vis de ce père qui m'a toujours manqué même si je ne sais pas comment y arriver. Si vous avez des idées je suis prenantes.
Merci pour ce blog ca rassure de savoir qu'on est pas seul dans sa situation.

Écrit par : valery | 20 janvier 2013

Bonsoir Valéry,

Les idées ne manquent pas, mais savoir si ce sont les bonnes, c'est autre chose. Vous avez fait vous-même une démarche importante: aller à sa rencontre. Si j'ai bien compris il a accepté de vous voir. Je comprends bien que les conditions (le secret) ne vous conviennent pas. En même temps on ne peut rien forcer. Renouer une relation est quelque chose de fragile, qui demande du temps, de la patience, et beaucoup d'acceptation de part et d'autre.

Je comprends votre besoin de reconnaissance. Peut-être faut-il beaucoup de temps. Peut-être doit-il apprendre à vous aimer assez pour un jour être fier d'être votre père. Il pourrait déjà l'être avec votre parcours et vos études, et simplement parce que c'est vous. Mais l'affect est plus compliqué.

Une bonne chose dans votre histoire: vous n'êtes plus "de père inconnu"! Vous le connaissez, et il vous connaît aussi.

Votre besoin de renouer est légitime. Tout ce que vous faites pour réparer, c'est quelque chose que vous réparez déjà en vous-même. Donc il ne faut pas vous arrêter en si bon chemin. Mais de même que vous aimeriez qu'il entende vos besoins, il vous faut aussi entendre les siens. C'est votre père, vous êtes sa fille, et en même temps vous êtes deux adultes. Les adultes, c'est long à apprivoiser. Il faudra accepter le temps que cela prendra. Lui dire votre besoin sans lui mettre de contrainte, seulement pour qu'il vous entende et qu'un jour peut-être, il change.

Tenez bon, sans mettre votre vie en dépendance de sa reconnaissance. Il faut aussi régler votre relation aux hommes. Cela ne dépend plus de votre père, c'est à vous de prendre en main et de prendre votre propre valeur. Les hommes qui vous rejettent ne considèrent pas votre valeur. Même s'ils vous attirent, il faut changer quelque chose en vous.

Je ne sais pas si cela vous est utile. C'est toujours plus facile à dire qu'à faire, je sais... :-)

A bientôt.

Écrit par : hommelibre | 20 janvier 2013

Merci hommelibre pour vos conseils,
comme vous le dites il y'a beaucoup de boulot à faire de mon coté pour changer la donne.
je vous tiendrais au courant de mes avancées :)
A bientôt

Écrit par : valery | 21 janvier 2013

Bonjour

je n'ai pas vu mon père depuis presque 12 ans, j'ai bientôt 33 ans...
Il a quitté ma mère et nous ne nous sommes plus revus par la suite, malgré quelques tentatives de ma part. Il m'en a voulu je pense d'avoir pris soin de ma maman...
J'ai appris qu'il était gravement malade, je souhaiterais lui envoyer quelques mots par courrier, mais je ne sais vraiment pas quoi écrire...

Je vous remercie très sincèrement de l'aide que vous pourrez m'apporter, car cette situation me pèse beaucoup...

Écrit par : Karine | 07 février 2013

Bonjour, j'ai actuellement 17 ans et je n'ai jamais connu mon père. Je suis le fruit d'une simple aventure et je ne connais que son nom.
J'entame ma première longue relation avec un garçon, et cela fait 2 ans que nous sommes ensemble.
Malheureusement notre couple bas de l'aile et je pense que c'est dû au fait que je ne connaisse pas mon père.
J'ai un besoin inconsidéré dêtre rassurée et protégée, et je manque de beaucoup de confiance en moi. Je pense que mon copain joue un peu le rôle d'un père pour moi ...
Je voudrais savoir, si à votre avis, en retrouvant mon père mes problèmes de "comprotements" vont disparaitre ou en tout cas diminuer ? Est ce qu'un jour je pourrai me sentir libérée de ces problèmes, et vivre enfin une vie normale ?
Merci d'avance pour tout ce que vous pourrez m'apporter ..

Écrit par : Tara | 10 février 2013

Bonsoir,

Je m'appelle Sophia et j'ai 17 ans. Cela va bientôt faire 8 mois que je n'ai plus aucune nouvelle de mon père.

A l'âge de mes 9 ans, mes parents ont divorcé. C'est à ce moment là que mon père a eu une hémorragie cérébrale. J'allais le voir très souvent à l’hôpital même si je ne me rendais pas vraiment compte de ce qu'il se passait. Heureusement, il s'en est sorti indemne (seulement quelques séquelles).
J'ai toujours été très proche de mon père, surtout quand j'étais jeune. Même si c'était un père souvent absent.

Avant leur divorce, mon père fréquentait une autre femme (je ne l'ai appris que depuis peu). Et cette autre femme est à présent ma belle-mère depuis 6 ans.
Au début, nous nous entendions très bien elle et moi. Elle disait à tout le monde qu'elle me considérait comme sa petite sœur ou sa fille. Je lui ai fait confiance pendant longtemps.

Cependant, du jour au lendemain, elle c'est mise à me crier dessus sans aucune raison et de plus en plus fréquemment. Par la suite, je me suis rendue compte qu'elle parlait dans mon dos et racontait n'importe quoi sur moi. Par exemple, elle disait à ma tante, mon oncle et mon père que je l'espionnait pendant qu'elle faisait l'amour avec mon père. Ce qui était complètement faux. C'est à peine si je savais ce que voulait dire "faire l'amour" à cet âge là.
De plus, à cette époque, mon petit demi-frère (le fils de ma belle-mère et de mon père) avait à peine 1 an et c'est moi qui devait le garder presque tout le temps.

Bref, elle se mit à me reprocher tout et n'importe quoi et a inventer des histoires. J'ai tenu pendant presque 3 ans. Un jour, elle se fâcha à nouveau contre moi de manière très violente et complètement insensée. S'en était trop pour moi. J'ai fait mes valises et suis partie. A l'époque, je ne voyais mon père qu'un week-end sur deux. Je n'avais que 15 ans quand je suis partie. J'avais enfin compris que le seul but de ma belle-mère, depuis le début, était de me chasser de la vie de mon père.

Ensuite, je voyais mon père en dehors de chez lui, deux ou trois heures, un samedi sur deux. Ma belle-mère était totalement contre et c'est pour cela que je ne le voyais que très peu. Par la suite, mon père se mit à me reprocher des choses dont j'ignorais complètement l'existence. Ces mensonges venaient évidemment de sa femme. Mon père préféra croire ses mensonges totalement insensés plutôt que moi. Cela m'a fait beaucoup de peine, car j'aimais beaucoup mon père.

De plus, je n'ai plus vu mon petit demi-frère depuis que je suis partie de chez eux alors que je l'ai presque élevé (étant donné que je le gardais souvent). Je l'aime vraiment beaucoup et il me manque terriblement. Mais elle m'interdit de le voir. Alors qu'elle, ses seules méthodes d'éducation avec son fils, c'est la gifle avec une cuillère en bois ou l'enfermer dans un placard sombre. Et après, elle s'étonnait que tous les jours mon petit frère lui demandait quand est-ce que j'allais revenir. A présent, il ne se souvient peut-être plus de moi. La dernière fois que je l'ai vu il avait 3 ans.

Par la suite, ma relation avec mon père c'est dégradée à cause de tous ces mensonges qu'elle lui racontait. Je le voyais de moins en moins souvent. Il ne me souhaitait jamais bon anniversaire et ne m'offrait jamais rien depuis plusieurs années. Mes résultats scolaires ne l'intéressaient plus et pareil pour ma santé (j'ai eu des problèmes de santé au niveau intestinale, et on ne parvenait pas à identifier la cause). Un jour, mon père m'a même dit sans aucun scrupule : "J'espère que ma maison en Tunisie sera vite finie pour que je puisse m'installer là-bas". Il n'a même pas pensé une seule seconde à moi.

Il y a 9 mois, je me suis rendue compte que sur mon compte en banque il me manquait 250€. Ma mère découvrit par la suite que depuis deux mois mon père prélevait de l'argent sur mon compte sans m'en avertir. Je me suis disputée avec lui. Je lui disait que si il m'avait demandé de lui prêter de l'argent, je lui aurais dis oui. Mais il répondit juste : "Tu es bien comme ta mère, égoïste".

Depuis ce jour, je n'ai plus aucune nouvelle. Ma mère essaya de discuter avec lui pour qu'il me revoit car je n'osait pas lui téléphoner moi-même. Il m'avait rejeté tellement de fois, que j'avais peur d'être à nouveau déçue et mise à l'écart. Et malheureusement pour moi, il dit à ma mère qu'il n'avait pas envie de me voir sinon sa femme allait se mettre en colère et il ne voulait pas se disputer avec elle. Et que de toute façon cela faisait une dépense en moins d'argent. Il ne voulait plus du tout me voir.

Ce qui me fait le plus mal dans cette histoire c'est que j'ai toujours aimé mon père. Et que j'ai essayé de me battre pour continuer à le voir. Et qu'il m'a rejetée à plusieurs reprises, principalement à cause de sa femme et pour préserver son porte-feuille. Alors que je ne lui demandais jamais d'argent. Je n'ai pas compris ce qu'il c'est réellement passé. Lui et moi, on s'entendait très bien.

A présent, je me sens abandonnée. Je me dis qu'il ne voulait tout simplement pas de moi. Et j'ai certainement raison. Je ne suis qu'une gène pour lui et sa nouvelle famille. C'est dure d'aimer quelqu'un et de voir cette personne vous abandonner froidement. A présent, je n'ai plus que ma mère comme famille. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle. Mon père me manque beaucoup et je ne sais pas quoi faire pour me sentir mieux.

Je n'aime pas embêter mon entourage avec mes problèmes alors je fais bonne figure et je prends mon courage à deux mains. C'est pour cela que je suis venue vous en parler. Je me suis dit que vous comprendriez ce que je traverse. Pouvez vous m'aider ? Que dois-je faire ? Et pourquoi mon père m'a-t-il abandonné comme ça ?

Merci d'avance pour votre réponse.
Cordialement,

Sophia

Écrit par : Sophia | 13 février 2013

Bonjour,

Je vais essayer de répondre aux trois derniers messages.

D'abord à Karine.

S’il est malade c’est le moment de reprendre contact. Il faut écrire avec simplicité. ne pas revenir sur les raisons de la séparation, pas maintenant. Ne vous justifiez pas. Cela raviverait des choses douloureuses. D’abord lui dire que vous êtes touchée et inquiète pour sa santé, et qu’il vous manque. Demandez-lui s’il est d’accord que vous veniez le voir, si c’est possible pour vous. Ecrivez-lui en l’appelant papa. Il a peut-être besoin de savoir qu’il a toujours une place dans votre coeur. Les séparations sont toujours difficiles, pleines de malentendus. Il n’y a pas besoin d’une trop longue lettre. Quand vous le reverrez vous aurez le temps de parler.

Et si vous lui rendiez directement visite? Je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais peut-être devriez-vous y réfléchir.

N’hésitez pas à dire ici comment cela se sera passé, ce peut être utile pour d’autres aussi. Bonne chance Karine.

Écrit par : hommelibre | 13 février 2013

Bonjour Tara,

Le besoin d’être rassurée est a priori normal. Tout dépend ensuite à quel degré d’intensité ou à quelle fréquence ce besoin se manifeste. S’il vous dérange vous-même c’est sûr que c’est difficile à vivre. Il faut aussi voir comment il s’exprime envers votre compagnon. Si c’est avec tendresse ou si c’est une sorte de harcèlement qui deviendrait lourd pour lui.

Vous dites être le fruit d’une simple aventure. C’est joli, le mot fruit. Il veut dire qu’il y a eu un désir et que vous être la concrétisation de ce désir. On ne peut savoir comment cela s’est passé à l’époque entre votre mère et ce compagnon d’aventure. Il faut donc prendre la situation sans jugement, mais en respectant le fait qu’au fond vous ressentez un lien en vous entre qui vous êtes aujourd’hui et votre père.

Toutefois je relativiserais. On peut avoir eu ses deux parents et mettre longtemps à se sentir en sécurité affective. Le manque du père y est possiblement pour quelque chose, mais pas seulement. C’est peut-être votre âge - on n’est pas encore bien sûr de soi à 17 ans, ou bien une part de votre sensibilité, de votre personnalité.

Voir votre père, lier quelque chose avec lui, peut être un apaisement. Mais cela vous ne le saurez qu’après. Il y a aussi le risque qu’il ne souhaite pas lier quelque chose. Cela lui appartient, même si je trouverais bien qu’il accepte. Pour vous et pour lui, ce pourrait être bien. Vous existez forcément dans son esprit, il y a un lien, et c’est si beau d’avoir une fille!

Je ne sais donc pas si le fait de créer un lien avec lui pourra vous rassurer dans votre vie en général et avec votre copain. Mais moi, j’essaierais. Puisque vous vous posez la question je pense bien d’essayer. Si vous n’essayez pas vous serez toujours dans l’incertitude. Après, vous risquez au pire d’être déçue, au mieux d’avoir du bonheur et peut-être un apaisement. Mais cela ne suffira peut-être pas à atténuer vous besoin d’être rassurée. Il faudrait, pourquoi pas, envisager quelques séances avec un psychologue, pour mieux vous comprendre vous-même? Parfois cela peut aider.

En tout cas, je le redis, à votre place je prendrais le risque d’essayer de nouer un lien avec votre père.

Bonne chance Tara!

Écrit par : hommelibre | 13 février 2013

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre.
Je pense en effet de plus en plus au fait de prendre contact avec mon père. Je pense d'un coté à ma mère, qui ne serait certainement pas heureuse d'apprendre que je souhaite le retrouver, mais je me dis que c'est aussi mon histoire et que j'ai besoin de savoir qui il est. Alors je vais sans doute suivre vos conseils !
Merci encore

Écrit par : Tara | 17 février 2013

Bonjour
C'est dur de vivre sans père mais de vivre avec lui et sans être aimer par lui, c'est aussi très dur. C'est ce que vit ma fille. Elle a 19 ans et je ne sais plus que faire pour améliorer la relation père-fille. Cette incompréhension dure depuis bientôt 5 ans.
Nous avons un fils ainé et il n'y a pas de problème entre père et fils.

Écrit par : Agnès | 12 mars 2013

bonjour , je nosais pas vraiment vous parlez.. mais j'ai besoin d'aide... je vis en garde alterner pour l'instant mais rien ne vas plus, j'ai 13 ans , et j'en souffre enormement , il nous a lacher pour aller avec ma belle mere , on a beaucoup souffert , tout les soir ma soeur et mon frere allon rejoindre ma mere dan son lit kan on lentendai pleurer et on pleurer avec elle... directement il c mi en menage et nous a forcer a venir chez lui avec ma belle mere , alor kil savai tres bien ce kon vivait et au debut ceter tout beau tout rose... pendant 3 ans ceter kome sa mais toujour cette boule au ventre kan je voyais ma belle mere, l'envie de l'insulter , de la punir du mal quon avai ue a cause de son arriver, pour moi c'est elle qui, encore aujourd'hui,a detruit ma vie..., mon comportement a vite changer , je peter des plombs tout seul san mm savoir la raison , je fondai en larme , a l'ecole , dans la rue , et mm dan les magasin comme auchan sans pouvoir me retenir , il on divorcer le 11 octobre 2012 alor ke jallai avoir 13 ans le 10 novembre 2012, je ne pu choisir ou je voulai aller, le juge me mi chez mon pere ... mon pere , qui etai souvent absent pendan cette rupture , sest apercue de mon comportement etrange, il mamena voir des psychologue , psychiatre , mai sa ne fesai rien.. il pensa que je devenai folle et a toujour me le repeter , je le pensai aussi.. a la sorti des cour, je voyai toujour une amie qui reparter avce son pere tout heureux et je souffrai beaucoup, tout mes proffesseur avai remarkai ce manque de kelke chose , cette tristesse en moi...defoi , mon pere devien violent avec moi , je nirai pa juska me battre mai au poin a se ke ma belle mere doi le retenir ...ensuite il ma mi en internat , en disant cette phrase quil a di un jour et ke je noublirai jamai " moins je te vois , mieux je te supporte , tu es la pire fille qu'on peut avoir." mais un internat catolique n'eter pa la solution.. je pleurai a linternat ma moyenne avai baisser et je ne travailler plus, je commencer mm a paiter des plombs sur les eleve , en me battant ou les insulter; je devenai insupportable, mon pere ki payer ne voulu plus payer "pour de la merde" alor il menleva et me metta dan un college pre de chez ma mere. maintenant , sa fai 3mois ke je nai pa parler a ma belle mere , et mon pere , je ne menetn plus avec et le faite ke je peter des plom ceter le manque de lavoir , de lavoir kome avant , voila kan jemploi cette phrase je me mai a pleure , ma vie davan me manque et jespere encore u jour , revoir tout comme avant...je ne menetn plus avec , et jai besoind e lui , de lavoir au pres , de moi , sa fai lontemp kil ne ma pa di je t'aime et sa me fai du mal... , ma belle mere et lui veu un enfant et la , c le drame, pck deja ke je suis un peu jalouse naturellement mai le faite de savoir kil na pa etai present pour nous et ke pour pour ce bébé il sera la.. je pense ke si il fai un enfant, je couperai completement le contact avec... voila , je prefere tout arretez que de souffrir encore et encore. ai-je fai le bon choix ?

Écrit par : emeline | 14 mars 2013

Vous devriez aller voir un psychologue tres rapidement. Je peux comprendre la douleur de voir son père partir avec une autre que votre mère, mais pourquoi ce rejet total? Vous semblez mener un combat au nom de votre mère, mais il faut compredre qu'elle n'a pas a vous montrer toute sa déception et vous impliquer dans son histoire.

Écrit par : pat | 14 mars 2013

Bonsoir, j'ai 17 ans. Mon père si on peut l'appeler ainsi battait ma mère, il était alcoolique et je me souviens de le voir rentrer le soir bourré avec une bouteille à la main. Lorsque j'ai eu 6 ans ma mère a demandé le divorce et a eu ma garde mais mon père pouvait venir me voir durant le week-end, quelques mois après ma mère s'est remit avec lui mais 2-3 mois après elle s'est enfuie avec moi.La dernière fois que je l'ai vu c'était le jour de ma communion ( enfin "vu" est un grand mot) il a donné un livre a une femme pour qu'elle me le donne , dans ce livre y avait un petit mot "N'oublie pas que je t'aime. Papa". Maintenant ma mère s'est remariée et elle est comblée , j'aime beaucoup mon beau-père que j'appelle même "papa" (chose que je n'ai jamais réussi à faire avec mon vrai père)mais dés que mes amies parlent de leur enfance je me sent mal car je n'ai que des petits souvenirs. J'ai l'impression qu'aucun garçon ne pourra m'aimer , que je mérite pas l'amour,que j'arriverai jamais à construire quelque chose. Parfois je me demande ce que serait devenue ma vie si ma mère était restée avec lui , je me demande aussi si il se souvient de moi ,si il a refait sa vie , si il a changé. J'ai tellement de questions sans réponses et ça me ronge de l'intérieur..

Écrit par : Maria | 23 mars 2013

Bonjour,

Alors voilà mon cas. Mon père était présent physiquement dans mon enfance, mais pas réellement présent pour moi, sa fille. Quand j'étais enfant mes parents se disputaient sans cesse, et moi à côté, souffrais beaucoup intérieurement de cette situation. Aujourd'hui et depuis deux, trois années ils sont divorcés, et quelque part ça ne me fait pas grand chose puisque aujourd'hui je suis majeure et ai encore un contacte avec mes deux parents.
Cependant voilà ma question, Est-il possible que mon enfance "sans père" a un rôle néfaste dans mes relations amoureuses?
Lorsque je commence une histoire avec une personne, et que je suis convaincu que celle ci pourrait être sérieuse, des doutes, des angoisses que je n'arrivent pas à décrire viennent me perturber, me déstabiliser, jusqu'à ne plus savoir ce que je peux ressentir pour cette personne qui pourtant au départ me laissait loin de là indifférente. Ce côté là me joue beaucoup de tours et m'effraie, et je sais pas pourquoi cela ce passe comme ça.. Auriez vous une réponse, pour m'éclairer?

Merci!

Écrit par : Essen'ciel | 26 avril 2013

Ce commentaire sur l'importance du père dans la construction de sa fille et plus tard dans les relations aux hommes me parle tellement..mon père est mort mais il m'a été difficile de me construire,relation très fusionnelle avec ma mère,peur des hommes,difficulté a me positionner surtout dans mes relations affectives et sentimentales,a dire mes désirs,a dire "non"meme car jai pas appris ca,on me l'a pas appris avant l'age de trente ans environ..on est plus dépendante ca oui!et moins autonome aussi.jai 41 ans mais l'autonomie ma pris du temps et j'ai toujours besoin de tester l'autre,de vérifier si on m'aime aussi.;cest chez moi un fonctionnement..jattends aussi d'un homme quil me materne un peu,s'occupe de moi et quand je vois que bien des hommes sont fragiles,je flippe!ca me rassure pas du tout mais pas du tout de lire parfois que les hommes cherchent leur mère a travers leur femme car je ne saurais etre cette mère la..je suis fragile et jai besoin dun homme stable..car mon père était tout sauf ca,il était alcoolique,malade et immature,et égoiste alors ce genre la je le fuis !!je veux un homme qui soit l'opposé.Je me bats aussi contre le repli sur moi,étant sujette a la dépression,et contre la timidité,jai progressé la dessus et surtout je me bats puor que mes désirs passent avant ceux des autres,car pendant des années,trop d'années l'autre passait avant moi...mais je veux que ca change.COurage a toutes!amitiés.. Essentiel tu dios avoir peur de reproduire les disputes parentales,ca ta marqué donc quand un homme s'attache a toi,tu as peur inconsciement que cet homme te fasse souffrir je pense commme ton père..car si tes parents se disputaient sans cesse ca ta fragilisée et crée des angoisses..Ton père etait la mais violent,pas rassurant du tout.;donc tu as peur de revivre ca..je suppose..et peur peut etre de léchec ,de souffrir.;courage!les hommes sont pas comme ton père..prends ton temps quand meme avec un homme,te presse pas..pourquoi ne pas dire un jour a un gars sérieux ce que tu as vécu.ca pourrait t'aider.;et le gars si il taime pourrait te rassurer..courage...

Écrit par : rose jaune | 04 juin 2013

Bonne journée a toutes aussi et je m'appelle Séverine mais pour l'anonymat je préfère un pseudo..Merci pour vos commentaires aussi a toutes...

Écrit par : rose jaune | 04 juin 2013

bonjour je suis divorcé depuis peut mais enfants vive avec moi et il vont un week end sur deux chez leur pere et avec son amie .Comment faire comprendre a leur pére que les enfants on besoin de lui , car moi je lui dit mais il veut rien savoir .Car mais enfants veule sortir un week end tout seule avec leur pére mais sans son amie

Écrit par : denis | 11 juin 2013

Tout ça est très touchant, ça me concerne aussi... Mon papa ma laissé tombé quand j'avais environ 2ans, je le croise encore souvent mais ne me reconnait pas.. Commet peut-on oublié le visage de sa fille? je ne comprends pas, car moi j'ai de vague souvenir mais je me souviens très bien de son visage.. Tout sa me ronge beaucoup, parce que a relation entre mon père et ma mère n'est pas du tout comme avant, ils s'insultes, veulent qu'ils meurent,... Ce qui est dure c'est que je ne le connais pas du tout, quelques petites choses, que je n'aurais pas voulu spécialement envie de savoir mais bon, j'ai vraiment mal de tout ca, mon seule rêve c'est de retourné en arrière et recommencé tout. Pourquoi a-t-il fait des enfants si il n'est pas capable de s'en occupé? :(

Écrit par : Marjorie | 16 juin 2013

@Marjorie

Peut être votre père n'est pas le seul responsable de la situation ? Car lors d'une dispute, l'autre parents est co-responsable de la violence qui a dégénéré, même s'il n'est pas forcément l'initiateur.

Ceci dit, c'est très cruel de laisser une enfant de cette âge là et se retrouver dans la nature

Je ne peux que compatir à votre problème

Écrit par : prometheus | 16 juin 2013

Je me demande ce que je fais sur ce site aujourd'hui...

Voilà j'ai 27 ans et ai vécu jusque là avec uniquement ma mère.
mon père passais me voir très rarement jusqu'à il ya 13ans quand il est décédé. je ne l'ai pas vraiment connu.

Je ne parle JAMAIS de mon père à personne, même pas aux hommes que je fréquente.
Je n'arrive pas à avoir de relation durable, je suis dure avec les hommes, j'ai du mal à leur faire confiance, à me laisser aller, et je ne leur pardonne pas beaucoup d'écart.

Mais voilà...j'en ai parlé à un homme que j'ai rencontré (il a voulu savoir...)et à essayé de comprendre et en a encore reparlé etc => ce que je déteste par dessus tout :)

Je n'ai jamais pensé que cette absence jouerai sur moi sauf pour mes relations avec les hommes ( c'est dur...)

Je pense que je n'en parle pas parce que ça me fait trop de mal d'en parler.

Mais venir ici...apaise tout simplement

Écrit par : jo | 17 juillet 2013

Bonsoir Josh,
Je viens de lire votre témoignage qui m'a ému!! je sais la réponse est tardive un peu...je n'ai vraiment pas de conseils à vous donner! car chaque cas a ses particularités. ce que je peux vous dire par contre c'est qu'il me semble que vous etes un bon père! au contraire du mien. Vos enfants comprendront que celà ne fonctionne plus avec leur maman et si vous etes présents pour eux, physiquement et émotionnellement surtout!! c'est ce qui est important!!!
bon courage :)

Écrit par : ines | 15 décembre 2013

Bonjour, je suis un homme de 40 ans avec 2 jeunes enfants, une filles de 3 ans et un garçon de 8 ans, la relation avec leur mère ne fonctionnant plus depuis la naissance de notre fille, je suis tout de même demeuré avec elle pour le bien des enfants, mais bon, voilà, j'ai rencontré une femme merveilleuse avec qui je désire refaire ma vie, mais je veux éviter de faire souffrir mes enfants.

Je ne crois pas qu'il y ait de miracle possible, mais est-ce qu'il est possible de rendre cette absence du père moins difficile en étant très présent pour eux, mais seulement 2 jours par 2 semaines? Car j'imagine que ce sera leur mère qui aura la garde des enfants...

J'adore mes enfants, mais ma vie de couple actuelle qui est en fait inexistante, n'est plus soutenable...

J'aimerais avoir vos suggestions sur comment rendre cette séparation le moins difficile possible pour les enfants

Merci

Écrit par : Josh | 15 août 2013

Bonjour
Je m appelle audrey j ai 19 ans je vais vous raconter mon histoire je ne demande seulement votre attention voici mon histoire
Lorsque on ete enfants ma soeure et moi avont vus notre pere fraper injurier insulter notre mere e ossi lorsque ma soeure ete bebe mon pere ne sen occupait pa e l a deja frapper puis lors du divorce de no parent on voyai presque jamais notre pere ma mere insistai pour kil nous garde ou elle se deplacai devan chez lui sinon il nevener pa ou alors defois il nete pa chez lui kelk annes apres on a plu u de nouvelle de lui juska ce que ma soeure a fai une tentativ de suicide e mes grand paren e ma mere la appeller alor il e venu passer une seule soirer avec nou pui apre nous avion plus u de nouvelle juska mes 16 ans car moi e ma soeure souffron enorment de son absence e notre grand mere touchee la recontacter a. Son travail e il e venu. A la porte. De chez nous et nous a pa bocou attendu car il "se fait chier. " alors il e. Parti e. Nous a croiser et nous lavon pa reconnu e il nous a di alors on di pa bonjour e nou a reprocher que cete de notre fote quon na pa chercher a le recontacter bref on le voyai ke lorsquil attendai son trin pour rentrer cher sa copine de 24 ans ou avan kil a son render vou a sa banque a chaque foi kon le voyer il rabaisser ma mere il nous rabaisser il nous a fai plin de promesse kil na jamai tenu jusqua ojourdui a chak foi on latendai souvent pendant desheures et souvent il annulai nos rendez vou avec comme pretexte le travail une foi il ma di kil allai se marier avec sa copine e kil allai lui faire des enfants et il ma di e je sui jalouse en rigolant il save ke sa me faisai souffrir unee foi il apri plin de papier de pub. Pour des parc dattraction genre futuroscope e. Il ma lmontrer les attraction ki ete bien e ma di tu pourra i aller toute seule je te donne 10 euro va i mintenan onete le soir e ma di ke tous skil a pri c pour donner a son collegue de travail ki ne sortaiy pa d cher lui mai sa cete un mensonge e a chak foi kon lui parler il sennuyer apre mintenant sa fai 1 an e kelk kon a plu de nouvelles de luije tien a presiser kil disai a c copine kil na kun seule fils ou kil na pa denfant e ossi il na jamais payer de pension alimentaire mon problem e ke j ai du mal a loublier recament il hante chak soir mes penser tous le jours et ma soeure na plu le gou de vivre elle en e malade elle se fai du mal a cose de lui e jen peu plu de la voir dan cet eta a cose de lui il a gacher notre vie a cose de lui ma soeure a des difficulter intellectuelle e psychologique e moi jen souffrer enorment sa me detruit peti a peti e jn vou ai pa tou di mai sil vou plai pourrier vous m aider ou donner des conseils afin de ne plu souffrir e de reussir a loublier ma soeur et moi. Desoler pour les fautes cordialement audrey .

Écrit par : audrey | 21 août 2013

Bonjour Audrey,

Je dois vous détromper: vous ne pourrez pas l'oublier, ni cesser de souffrir hormis par médication, ce qui est toujours une mauvaise solution. Il est votre père, il le restera quoiqu'il arrive.

Pour aller mieux, il faut aller mal. Vous devez accepter la douleur, vivre avec, vous y habituer, car en la repoussant elle reviendra avec plus de force et sera toujours présente, quelque part. Mais vous pouvez atténuer cette douleur: écrivez, faites du sport, confiez-vous à un proche qui est dans l'écoute. Bref, trouvez une activité qui vous permette d'aller mieux.

Vous devrez également faire le deuil de votre relation avec votre père, car il a provoqué votre souffrance et votre malheur. Si vous ne mettez pas de barrières entre vous, votre souffrance continuera. Je sais à quel point c'est dur, mais cela sera nécessaire.

Enfin, ne vous aigrissez pas parce que votre père est ainsi: il y a tant d'hommes bien qui pourraient vous correspondre. Vous êtes jeune, vous pouvez goûter la vie. Si vous l'acceptez, l'obscurité qui vous étouffe ne durera pas, le soleil entrera dans votre vie.

Je finirai par un dicton:"ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". Cette souffrance que vous ressentez n'est pas fatale mais riche en enseignement. Simplement, parce que vous connaissez l'obscurité de l'être humain. Acceptez cet enseignement, et vous en bénéficierez toute votre vie.

Cordialement.

Écrit par : ApprentissageVie | 21 août 2013

Merci beaucoup de m avoir repondut je vais faire tout ce que je peu pour vivre avec cette souffrance du mieux que possible et esseyer d en parler a ma soeure cordialement .

Écrit par : audrey | 21 août 2013

Bonsoir Audrey,

Je reprends mes commentaires aux différents témoignages postés sous mon article. J'avais laissé poser par crainte de redire souvent la même car il y a souvent des points communs dans ces témoignages. Mais ils continuent à venir, comme des appels de loin en loin alors pourtant que l'article. Il y a aussi des témoignages qui, j'ai l'impression, ne demandent pas de réponses, mais seulement une lecture attentive. Ce qui s'est dit n'a pas toujours de solution. Il faut entendre, ressentir et méditer. Enfin il m'arrive d'avoir des pannes d'intuition et des périodes où je suis moins disponible.

Cet article a été mis en ligne en juin 2008, et il continue à faire son chemin sur le net. Je suis touché de tous les témoignages qu'il suscite.


La description de votre père, Audrey, est douloureuse. Il ne semble pas avoir tenu son rôle de père, et montré si peu d'affection. Etait-il fait pour avoir des enfants? Je me pose la question. On reste longtemps avec un manque au coeur. Le manque au coeur est un des sentiments le plus durable, justement parce que c'est un manque.

On peut apprendre à contourner ce manque. Peu à peu il devient moins brûlant, parce qu'il prend une place à laquelle on s'habitue, alors on le voit moins. Il est toujours là, parfois une parole ou une image nous le rappelle.

Apprendre à vivre avec un tel manque est long et difficile. Et aussi accepter de ne pas savoir ce qui motive votre père. Il peut y avoir des raisons que vous ignorez, ou bien c'est seulement son caractère. Il est difficile de ne pas pouvoir parler, ni être entendue ni comprendre. Il vous faudra trouver quoi faire de cela en vous, si possible sans colère car la colère vous blesserait plus encore vous-même.

Mais ne vous connaissant pas, peut-être trouverez-vous une autre manière de gérer cette relation, après bien des larmes, des question et des déceptions. Je sens de la persévérance chez vous, une force qui vous fait aller de l'avant. C'est une bonne chose. Un jour vous serez apaisée avec votre père, je vous le souhaite.

Pour les fautes... :-)
J'ai trouvé un rythme à vous lire.

Écrit par : hommelibre | 22 août 2013

Bonjour, je m'appelle Pauline j'ai 18ans et je sais pas vraiment si vous pouvez apporter une réponce a mes questions, je suis même pas sur d'avoir réellement des questions a posées enfaite, mais j'ai des choses a dire alors je me lance.
Lorsque j'étais petite, j'ai jamais su pourquoi mais le lien entre mon père et moi était rompu, peut-être meme qu'il n'y en a jamais eu. On ne s'adresser que trés rarement la parole, on était juste poli entre nous , bonjour aurevoir, ou alrs passe moi le sel quand on étais a table et sa s'arréter la. Ma mère ce poser pas mal de questions étant donner qu'avec mes frères il étais pas comme ça.. Bref, a mes 12ans mes parents se sépare, un soulagement pour tte la famille, on pensais tous que comme sa au moins les cris et les pleure cèsseraient peut-être enfin dans la maison. On avaient tord, ma mère a arrétée de s'occupé de ses enfants, elle a commencer a se replier sur elle meme, ne sortait plus de sa chambre,ne preparer plus a manger, ne laver plus ni nos vêtements, ni la maison.. Quand a mon père il avait deja débarasser le plancher. Ça ne pouvais plus continuer étant donner qu'une petite dernière était entrée dans la famille depuis moins de deux ans. Alors j'ai arreter d'aller a l'école, je me suis occuper de ma petite soeur et de mon petit frere, mon grand frere lui etait en pleine periode d'adolescence et pensais plus a ses copines qu'a sa famille, il partis de la maison lui aussi. Mais un jour les services sociaux se sont poser des questions, j'étais totalement déscolarisée alors, pas besoins de faire un déssin j'ai terminer en foyer ,puis sa etait au tour des deux petits.. Ma mere et mon grand frere m'en on beaucoup voulu , si j'avais continuer d'aller a l'école sa aurait pu etre différents. Ensuite s'en ai suivis des années de errances, fugues sur fugues, conneries sur conneries, sa m'allais tres bien! A mes 16ans j'apprends que mon père n'est pas mon vrai pere, mon père l'apprend également. Enfin tous sa maintenant c'est des histoires passer mais aujourd'hui 18 ans, je me suis sortie de toutes ces merdes, j'i un appart, un travail, mon petit frere vis chez mon pere, ma petite soeur est toujours en famille d'acceuil mais plus pour longtmps. Ma mere est toujours en depression et ne nous donne aucuns signe de vie. J'ai rencontrer mon pere biologique, sa c'est tres mal passer mais bizarement j'en suis contente, je culpabilise moins vis a vis de mon pere.. Bref tout sa c'est bien beau mais au final c'est pas pour sa que j'ai comencer a ecrire, voila apres tout sa aec mon pere notre relation est encore compliquer et je ne la comprend pas, il ne me parle jamais si je ne lui parle pas, il m'aide financierement de temp en temp et je pence que pour lui sa suffit. Je sais pas, quand je suis avec lui on dirait pas que j'ai 18ans, je redevient une gamine de douze ans , meme moi quand je m'ecoute parler jme dit que j'ai aucunes credibilité. C'est pzs une personne avec qui je peus vraiment parler , j'ai jamais reussi a comprendre pourquoi je me soumet devant lui alors que je suis quand meme une personne avec un fort caractere et sa ma causer pas mal de soucis d'ailleurs.. mais devant mon pere ya rien a faire je n'ai aucunes personnalité , rien.

Écrit par : Pauline | 25 août 2013

Merci beaucoup de vos conseils et de m avoir ecouter cela ma vraiment aider a avancer je vous en remercie encore cela ma fai vraiment de ien de me confier anonimement pour la premiere fois a l heure d aujourdhui je cherche a trouver du courage pour accepter ce manque e devenir plus fort merci encore mille fois cordialement .

Écrit par : audrey | 07 octobre 2013

Je vous remerci beaucoup. Pour m avoir ecouter e de m avoir repondu je ferai tou mon possilbe pour avoir la force d avancer mem avec ce manque qu il i aura toujours merci vraiment cordialement .

Écrit par : audrey | 07 octobre 2013

Merci à vous Audrey. Chacun doit se construire avec ce qu'il a. Il y a beaucoup de personne handicapées, mutilées qui vont de l'avant. Elles ont trouvé leur force.

Le manque, cette blessure en vous, vous l'aurez longtemps. Il faudra apprendre à marcher avec, comme avec une musique qui ne vous quitte jamais complètement, mais en l'acceptant vous vivrez aussi d'autres musiques, et un jour peut-être quelque chose en vous sera plus prêt à l'acceptation ou au pardon, sans que ce soit une défaite pour vous. Les plans sur la comète, ils viendront bien tout seuls. Si déjà vous apprenez à accepter ce manque comme quelque chose de normal, pas pour le cultiver mais pour qu'il perde de sa force sur vous.

De tout coeur avec vous Audrey.

Bon courage, et merci de donner de vos nouvelles. Je ne suis pas autant que je voudrais sur ce blog mais je sais que quand j'y reviens, il y a des pierres précieuses déposées.

Écrit par : hommelibre | 07 octobre 2013

j'ai 30 je vis avec mon mari en italy avec mes 2garcons d'origine africaine je souffre de l'absence de mon pere qui a immigre aux usa quand j'avais 4ans en 26ans il est venu nous voir au max 5fois il me manque tellement je pleure toujours quand j pense a lui k faire

Écrit par : diop | 07 octobre 2013

c'est triste touts ça...

Écrit par : anonyme | 09 octobre 2013

Je me retrouve tellement dans ces commentaires et je suis tellement surprise de lire que vous vivez la même chose que moi, les mêmes questionnements, je suis désarçonnée et j'ai besoin de temps pour raconter mon histoire, donc je reviens dès que je suis plus claire.

Écrit par : paz | 11 octobre 2013

Ne vous inquieter pas je donnerai de mes nouvelles pour vu montrer mon evolution mentale par rapport a mon père juste je vien d apprendre que mon père a di bonjur a une amie tres proche de moi e ma sœur qui sais comment il est elle lui a fait les gros yeux bref je oi ke mon père ne se rend pa compte du mal quil nous fais en sachan cette nouvelle cela ma atrister sur mes moin k avan car je vu di je fai tout pour avancer et etre plus forte face a la souffrance de l absence de mon père je vous remerci

Écrit par : audrey | 13 octobre 2013

TÉMOIGNAGE


Bonjour mon nom est Anna Anderson de Royaume-Uni, je ne crois que l'amour sorts jusqu'à ce que je ressens Dr. Samuel Oduduwa temple, et après avoir jeté un sort d'amour pour moi, mon mari Ex qui m'a quitté et 2 de nos enfants pour trois années m'a appelé de présenter des excuses pour le mal qu'il m'a fait et jusqu'à aujourd'hui nous vivons une famille heureuse, si vous avez besoin d'un bon endroit pour résoudre vos problèmes contacts DR Oduduwa SAMUEL est le bon choix. il est un grand homme qui ont été jette des sorts avec des années d'expérience, et son sort est absolument nuire libre. il lancer des sorts à des fins différentes comme:

(1) Si vous voulez que votre dos ex.
(2) si vous avez toujours des cauchemars.
(3) Vous voulez être promu dans votre bureau.
(4) Vous voulez femmes / hommes à courir après vous.
(5) Si vous voulez un enfant.
(6) [Vous voulez être riche.
(7) Vous voulez lier votre mari / femme à être le vôtre pour toujours.
(8) Si vous avez besoin d'aide financière.
(9) Les soins à base de plantes

Contactez-le dès aujourd'hui sur: dr.oduduwasamuelhightemple@gmail.com


Cordialement,
Anna Anderson.

Écrit par : Anna Anderson | 14 octobre 2013

Il est des absences dont l'absence est si présente qu'elles remplissent toute une vie.

Écrit par : Jmemêledetout | 14 décembre 2013

Certes, mais il est aussi des présences dont la présence est si absente qu'elles ne remplissent rien du tout. Et je n'évoquerai même pas ces présences dont l'absence est si présente qu'on la souhaiterait absente.

Écrit par : Plouf | 14 décembre 2013

@Piouf

je vous l'accorde, on peut retourner ça dans tous les sens, le résultat est le même.

Écrit par : Jmemêledetout | 15 décembre 2013

Bonsoir
moment histoire simple et comme beaucoup finalement , un papa , une maman et cinq enfant puis vous imaginer bien une séparations . Quoi de plus banal ! Mon père est parti lorsque que javais à peut près huit ans . Je savai qu'il ne reviendrai pas ! Pourquoi je sait pas , mais je me souviens pas avoir trop souffer
deux de mes soeu l'on suivi! arrive pas à comprendre pourquoi j'ai pas plus souffert .javais plus de peine pour ma maman à vrai dire! Je pense ke je me sui dit que ma mère souffrait assez et qu'il ne fallait pas en rajouter . Alors j'ai continuer comme qi tout était normal . Aujourd' huit à trente ans c'est comme un choc tout reviendrai comme si cela venait de ce produire !"" mon père me manque ! Et c'est quoi un père dabors ??! Je sait pas ! Même si j'ai eu un beau père super . Et mes soeur , je vient de realiser Que finalement elle aussi mavait abandonné . Et je leur en veut tellement aujourd' huit . Elle avait 14 et 15 ans à l époque etmoi huit ! Comment elle on pu m abandonner ? aujourd' huit je voir mes soeur car elle on toujours garder contacte téléphonique avec maman. Mais on à jamais évoque le fait quelle était parti . Me laissant moi ma maman et mon frère !"!! aujourd' huit je me sent pas bien tout remonte . Autant j'ai pardonne à mon père et je veut renoue car la vie et courte et qu'on à qu'un père . Autant avec mes soeur un lien est rompu depuis , je leur en veut car elle ne savent même pas ce que je peut ressentir et ne souffre pas debout . Elle me dise des fois que " sait vrai on à pa été élevé ensemble alors on à pas les lien comme ceux qui grandissent ensemble" voilà ce quelle me dise "!!je comprend pas .elle me considéré qu'à moitié!!! Je leur en veut car moi le lien frère soeur je l ai . Papa tu me manque je voudrai redevenir petite fille pour que tu me donné ce que je n'est pas eu !!! Je subis un choc , pourquoi je souffre d'un seul coup de ton absence !"!

Écrit par : lau | 22 décembre 2013

Lau, qu'est-ce qu'un père? Je dirais: celui auquel vous pensez, dont vous avez besoin. Le vrai sera-t-il ainsi? On ne sait pas. Vous avez quand-même des informations sur lui? Voyez par quoi commencer pour renouer de nouveaux liens. Peut-être d'abord avec votre père, car il n'est pas sensé être en compète avec vous, votre soeur davantage, elle mettra du temps à vous entendre.

Votre besoin de père est juste, vous avez besoin de cet autre en qui avoir confiance et qui vous aimes pour vous. Un parent transmet quelque chose d'important. Faites-vous confiance, allez le voir avec bienveillance. Et donnez-vous du temps. Je ressens bien votre besoin, je vous y encourage.

Revenez ici si besoin, ce clog est fait pour. Parfois il suffit de lire un des témoignages et c'est bien. C'est pourquoi je n'interviens pas tout le temps.

Bonne chance, bien à vous.

Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2013

Je viens de découvrir cette note qui date de juin 2008. J'hallucine sa la longévité en lisant les contributions de ces tout derniers jours de décembre 2013. Après plus de cinq ans!
La souffrance n'est pas limité dans le temps!

Contrairement aux autres blogs qui se ferment trop rapidement aux commentaires, celui-ci reste ouvert. C'est ainsi que je suis entrée et rendu visite à chaque témoignage.

Mes compliments et mes remerciements à hommellibre pour votre philosophie du partage et de l'échange. Vos blogs, tous ensemble, constituent un vrai coffre aux trésors. Un voyage intemporel.

Le temps me manque en ce moment mais je me promets d'y revenir plus tard pour apporter, à mon tour, le témoignage de quelques femmes et hommes qui se sont reconstruits.

Ce que je peux dire sans trop me tromper, c'est que les enfants, sans s'en rendre compte, ont dû prendre en charge leurs propres parents. Leurs problèmes personnels se révèlent hélas au moment de la naissance du premier enfant. Et si le couple tarde à en avoir, le révélateur est, dans 4 cas sur 5, économique.

Pour être père, il faut d'abord être un homme, avant d'être un homme, il faut être un humain. Il en est de même pour la mère.
On ne nous a pas appris qu'un couple c'est avant tout une association de deux personnes ayant si possible, des relations d'égal à égal (pour de nombreuses raisons, ce n'est souvent pas le cas) et que cette association est à édifier ensemble. C'est un ouvrage, une nouvelle entité (comme une troisième personnalité) qui doit être créée et qui doit pouvoir fonctionner pour que les enfants à venir, n'aient pas à souffrir d'obstacles à la stabilité et à la sérénité. C'est donc un travail que le couple doit faire en toute honnêteté et en toute transparence l'un vis-à-vis de l'autre et avec soi-même avant de songer à "fonder" une famille (cette famille a besoin de fonds affectif, intellectuel et économique et que préside l'envie de protéger). cette famille est comme une "société familiale où l'enfant sera un sociétaire qui doit avoir sa place et sa part d'estime, d'affection et de droits. Des devoirs aussi proportionnels à sa croissance".

Je reviendrai ici dès que je le pourrai.

Écrit par : Beatrix | 22 décembre 2013

Bonjour Beatrix,

Ce billet, par son contenu et la force de son partage, est sans doute celui qui me tient le plus à coeur. Je vois l'importance d'avoir ici un lieu pour dire cette parole. J'ai parfois une pudeur à répondre à certaines interventions, ne souhaitant pas proposer une forme de thérapie sur le net. Et puis certaines réponses valent pour plusieurs. Les interventions parfois se répondent entre elles. Parfois aussi certains témoignages me touchent et je ne sais pas que dire qui soit utile sur le moment.

Cela pour dire que les peines, les espoirs, les manques et le chemin de chacune ici apporte une flamme. Les paroles sont poignantes.

Je vous remercie de votre visite. J'y reviendrai aussi. Belle journée.

Écrit par : hommelibre | 22 décembre 2013

Une absence de 14ans sur des enfants aujourd'hui 20ans un silence qui a détruit ma vie lanfent atourne la page du père silencieux

Écrit par : djellali | 22 décembre 2013

Une absence de 14ans sur des enfants aujourd'hui 20ans un silence qui a détruit ma vie lanfent atourne la page du père silencieux

Écrit par : djellali | 22 décembre 2013

je suis une maman séparée depuis 3ans et demi avec la garde exclusive de mes deux enfants de 14ans et 8ans , je les élève seule , leur papa ne paye rien , pas de pension , j assume seule , malheureusement il les perturbe , drogue, chomage, que faire ? mon ainé s inquiète et est malheureut et mon petit ne veut que dormir avec maman ,il a peur de son papa qui peut etre incontrolable , tout le monde le sais mais personne ne fait rien ! mes enfants sont en danger psychologique !

Écrit par : nathalie | 17 février 2014

@ Nathalie:

Dans une telle situation la loi devrait intervenir. Avez-vous fait les démarches? J'imagine. Mais insistez et recueillez des témoignages.

Toutefois cela ne fait pas tout. Vous et vos proches êtes les éléments stables pour vos enfants. Je sais que c'est difficile, mais essayez de vous représenter à vous-même comme un arbre, ou un pilier, ou une épée: droite, solide, calme. Vos enfants ont besoin de votre force, quoi qu'il vous en coûte.

Essayez aussi de visualiser votre ancien compagnon comme quelqu'un digne d'estime et de respect, et de lui parler dans cet esprit quand vous êtes amenée à le rencontrer, même si cela vous hérissera d'abord. C'est vous qui devez ramener l'ordre et une pensée structurante, pour la raison que vous êtes consciente du problème.

De coeur avec vous.

Écrit par : hommelibre | 17 février 2014

Être une fille sans père condamne t il forcément à être triste toute sa vie ?
Tomber amoureuse n'apaise pas le manque de père, ce sont deux choses distinctes...
Alors ma question est est-on condamnées à chercher autour de nous une figure paternelle qui n'existe pas ?

Écrit par : Lila | 04 mars 2014

Mes parent ce sont séparés javais 2ans , il ma abandonné à l'âge de 12 ans a cause de sa femme qui m'insulter ainsi que mon frère mon père est manipulé ... pour lui je suis plus rien j'ai perdu totalement confiance en moi j'en souffre énormément je me suis battu pour le récupérer il n'a jamais été reconnaissants malgré que les psychologues l'on appeler je lui écrit une lettre il n'a jamais réagit il a perdu mon frère et moi .. toutes les parole qui la pu me dire mon énormément Blaise il ne c'est pas ce que je devient il ne me voit pas grandir il loupe mon adolescence c'est horrible je pleure souvent j'ai beaucoup de moment où je baisse les bras heureusement qu'il y a ma mère qui nous porte tout son amour...
Mon père je lui en voudrais toute ma vie il m'a détruit j'espère qu'il regrettera un jours et qu'il voue que je mesuis dedébrouiller sans lui dans ma vie parce que il m'a dis que jarrivera9s jamais à rien qu'il avait limité honte d'être mon père mais moi j'ai honte d'avoir un père comme lui ... comme toute les filles n'aimerais toutes avoir un répere masculin ...

Écrit par : vanessa | 07 mars 2014

Bonsoir, Je suis consciente que mon histoire n'est rien comparée aux votres mais j'en souffre beaucoup. Ma mère m'a eu à 20 ans et avang ma naissance mon père était l'homme idéal, mais voilà ma naissance a fait ressurgir chez ses vieux démons liés à son enfance très tourmenté. Mon grand père a été en prison à ma naissance pour ce qu'il lui avait subir. Mon père a commencé à battre ma mère en devastant l'appartement au passage avant de prendre l'air et de revenir tout gentil. Pour les voisins et même pour la famille de ma mère il était parfait et donc ma mère pensait que c'était de sa faute. Elle encaissa les coups sans rien dire jusqu'à ce qu'il s'en prenne à moi qui n'avait alors que 10 mois. Elle s'est enfuit avec moi et est retourné chez ses parents qui se sont occupé de moi jusqu'à mes 3 ans quand mon grand père maternel est mort. je voyais mon père quelques heures pour tous mes anniversaires jusqu'à mes 5 ans. Mais même là il ne s'occupait pas de moi mais il parlait à ma mère ou à mon oncle. À mes septs ans je lui ai envoyé une lettre pour qu'il vienne mais j'ai reçu un courrier de la poste comme quoi il avait déménagé depuis plusieurs années. C'est à ce moment là que jai réellement compris. Pendant ce temps ma mère s'est remis avec quelqu'un quand j'avais 5 ans et jusqu'à la naissance de ma demi soeur 4 ans plus tard tout ce passait bien mais cette naissance n'a fait qu'accentuer le manque de mon père d'autant plus que mon beau père ne m'a rejeté maintenant qu'il avait sa propre fille. J'ai pleuré tout les soirs jusqu'en terminale où une semaine avant le bac je reçois une demande d'amitié facebook, mon père. Cela fait maintenant 2 ans et je n'ai toujours pas eu le courage de le revoir même si on se dit bonjour ça va tout les 3 mois. Cette année il a oublié mon anniversaire une fois de plus... j'ai l'impression de n'être rien pour personne et je n'arrive pas à lier des liens facilement il est donc très dur pour moi de me faire des amis et de faire confiance. Je manque tellement de confiance en moi que je ne suis même pas capable d'aller acheter du pain. Et il m'arrive souvent de vouloir pleurer dans les transports quand je vois un père fusionnel avec sa fille y compris quand il s'agit de mon beau père et de ma soeur.je me déteste de ne pas être assez forte pour le supporter alors que des personnes vivent bien pire

Écrit par : charleen | 27 mars 2014

Bonsoir Charleen,

Chacun porte ses blessures, je ne les compare pas. Le manque est douloureux. Dans votre cas il y a plus que le manque, il y a eu le beau-père qui vous a écartée. On ne refait pas le passé, on doit apprendre à vivre avec, et chacun a ses raisons bonnes ou pas, et ses limites. Les adultes ne savent pas tout. Ce n'est pas toujours agréable, on reste avec des cicatrices, mais on peut revivre quand-même.

Dans ce que vous décrivez je comprends que vous n'avez pas vidé votre tristesse. C'est difficile de vider toute sa tristesse, je ne sais pas si même on y arrive. Mais il faut au moins en vider une partie.

Par exemple quand vous avez envie de pleurer en voyant un père et une fille fusionnels, c'est que votre propre manque et votre tristesse ne sont pas encore éteints, pas vidés. Cela prend du temps. Il faut trouver quelques personnes qui peuvent vous accepter dans cela, sur une durée que vous jugerez nécessaire. Cela peut se faire avec un thérapeute: psychologue, psychothérapeute. Parfois on peut trouver un ami proche ou un membre de la famille, mais c'est plus rare car les autres ne sont pas destinés à être notre thérapeute.

On peut aussi l'écrire, le chanter, pour trouver une sortie aux larmes ailleurs que dans les transports (cela vous fragiliserait).

Je me dis aussi que vous devriez peut-être accepter la main tendue de votre père, et lui parler plus, lui parler vraiment. Lui parler des bons et des moins bons souvenirs. Parfois vous fâcher, parfois lui pardonner, mais rétablir une relation vraie. Même faire quelque chose avec lui, des ballades, aller au théâtre.

Essayez, je ne peux pas dire si cela changera mais si vous n'essayez pas vous ne le saurez pas.

Et pensez à accepter vos larmes, car derrière ces larmes il y a votre désir de partage, de bonheur. Vos larmes montrent que cette part est toujours vivante en vous.

Pour la confiance, il faut accepter que cela prend du temps, et encore du temps. Parfois vous échouerez, mais pas à pas, elle se consolidera. C'est ainsi que les choses se font: pas à pas, avec des hésitations, puis du courage, puis des peurs, puis des envies, et chaque pas est une petite victoire. Les reculs ne sont pas graves, ils servent à digérer les pas en avant!

:-)


Bonne chance Charleen, de coeur avec vous.

Écrit par : hommelibre | 27 mars 2014

J'ai 20 ans. J'ai pleuré en lisant la lettre de Camille, je vient maintenant de comprendre après tant d'année d'où vient mon blocage avec les hommes. J'ai eu l'impression que cette lettre me décrivait en profondeur. J'ai grandi qu'avec ma mère. Les deux seuls hommes que j'ai pu appeler beau père ont été de très mauvais exemples. Je garde donc une très mauvaise images et un mauvais jugement des seuls individus de sexe opposé avec qui j'ai pu partagé mon quotidien. De ce fait je n'ai jamais eu une conversation véritable et naturelle avec un homme, ou une relation de partage, de simplicité, sans me poser de question avec l'un d'eux. J'ai développer une peur, un blocage inconscient face à toutes personnes de sexe masculin. Je les redoute. Ils me sont finalement inconnu. Pourtant je sais que j'aime les hommes, ils me fascinent, m'attirent, je les rêve en leur collant une image idéal comme le dit si bien cette lettre, mais dés que l'un d'eux m'approche, que ce soit amicalement ou plus, je me braque. J'ai peur de devenir le centre d'attention d'un homme, car je ne l'ai jamais été auparavant. Je redoute d'être aimée, et d'aimer en retour, je ne m'aime déjà pas suffisamment. Cette lettre m'a fait ouvrir les yeux et a su touché un point sensible auquel je n'apportais pas d'importance. Je me suis toujours voiler la face en me disant que je vivais très bien le fait d'avoir grandis sans présence masculine. Sans frères, père, oncles autour de moi. En réalité, ce manque se manifeste malgré moi dans beaucoup de situations, il est tant de réagir.Toutes les réponses à mes questions ont été trouvées. Tout est clair maintenant. Merci.

Écrit par : Emilia | 04 avril 2014

bonjour
je n'ai pas vu ma fille depuis 14 ans, elle en a 19 aujourd'hui. et si peu avant.
depuis sa majorité, je puis enfin lui écrire chaque mois un petit mot accompagnant son chèque de pension. elle est étudiante en architecture.
je sais qu'elle me déteste, fruit d'une longue programmation de sa mère.
pourtant elle m'a répondu 2 fois par une carte postale, neutre mais gentille qd même. je sais que ça a du lui couter.
je lui ai dit l'essentiel cad rien sauf que je suis là si elle a besoin.
je n'ai pas l'impression qu'elle ait envie d'aller plus loin, son père de substitution depuis 18 ans a du remplir son rôle.
chaque courrier que je lui fait s’appauvrit au fur et à mesure d'un dialogue qui ne vient pas et d'une relation qui ne s'amorce pas.
je suis donc dans l'impasse: pas envie de lui dire plus, elle est à un age où les priorités sont autres; études, amours, etc...

je suis à un age où je n'ai plus envie de prendre des gifles.

je suis sur qu'elle me déteste, je ne suis pas certain de l'aimer
bref tout ça est compliqué
bonne chance à vous autres

Écrit par : bob | 09 avril 2014

@ bob
"je lui ai dit l'essentiel cad rien sauf que je suis là si elle a besoin."

Vous avez eu la bonne attitude: votre porte lui reste ouverte en permanence.
Même si vous ne recevez pas de réaction de sa part, cela ne veut pas dire qu'elle n'apprécie pas votre disponibilité.

Selon les témoignages que j'ai récoltés, les enfants se rapprochent de leurs parents tard après avoir eu eux-même des enfants. En général c'est après la quarantaine, autrement après avoir vécu un choc psychologique ou affectif.

Le fait de ne rien solliciter les met sûrement plus à l'aise, c'est eux qui feront librement le pas un jour. Les enfants détestent des parents dépendants affectivement ou des parents dans un besoin quelconque. Matériel ou moral. Ce n'est pas par égoïsme, c'est par réflexe d'auto-protection.

Les mères, plus elles manigancent, plus elles seront détestées par leur(s) enfant(s) et moins elles leur rendront service. Dans une existence, il arrive toujours un déclic qui va allumer le projecteur de lumière lequel va se braquer sur l'ancien vécu des enfants et, tout à coup, ils se mettront à revoir des scènes et à entendre des propos comme si cela venait tout juste de se produire. C'est cette reviviscence qui leur permettra de faire, eux-même, la part des choses. C'est une intériorisation qui va prendre beaucoup de temps avant que le rationnel ne reprenne le dessus.

Écrit par : Beatrix | 10 avril 2014

Slt tt le monde, moi g 21 ans et g grandit sans père. Je ressent ce manque au fond de moi, aujourd'hui dans ma vie personnelle je commence à voir qu'il y a un manque. Ce n'est pas facile de vivre colle sa, je ne connais rien sur lui à part son prénom je ne sais même pas à quoi il ressemble ! En lissant cette lettre sa me fait mal car je m'imagine comment on n'aurait été si j'avais un père. A l'école quand je voyais les pères de mes copines qui venait les chercher je me sentais triste car je n'avais pas cette chance.! Mais aujourd'hui je suis en couple et j'ai 1 pti garçon qui aura bientôt 1 ans j'essaie de remplacer ce manque mais je n'arrive pas à l'enlever de ma tête ! Et mon compagnon ma déjà fait la remarque que j'ai un problème et ce problème pour lui c'est ce manque de père.

Écrit par : Adekalom | 27 avril 2014

Slt tt le monde, moi g 21 ans et g grandit sans père. Je ressent ce manque au fond de moi, aujourd'hui dans ma vie personnelle je commence à voir qu'il y a un manque. Ce n'est pas facile de vivre comme sa, je ne connais rien sur lui à part son prénom je ne sais même pas à quoi il ressemble ! En lissant cette lettre sa me fait mal car je m'imagine comment on n'aurait été si j'avais un père. A l'école quand je voyais les pères de mes copines qui venait les chercher je me sentais triste car je n'avais pas cette chance.! Mais aujourd'hui je suis en couple et j'ai 1 pti garçon qui aura bientôt 1 ans j'essaie de remplacer ce manque mais je n'arrive pas à l'enlever de ma tête ! Et mon compagnon ma déjà fait la remarque que j'ai un problème et ce problème pour lui c'est ce manque de père.

Écrit par : Adekalom | 27 avril 2014

il va falloir que les JAF de toute la france lisent ce texte;et il feront moin de fille qui sautent de branche en branche et qui finissent seule, tous cela parce qu'un juge l'a privé de son papa.

Écrit par : andre | 01 mai 2014

Bonjour,

je me suis reconnue dans cet analyse, je me demande pourquoi à 37 ans, je suis incapable d'avoir une relation sérieuse avec quelqu'un mais j'ai compris beaucoup de choses en lisant les différents témoignages.

Je n'ai jamais connu mon père, je n'ai donc jamais ressenti de manque. Un beau-père qui est actuellement en fin de vie et que je connais depuis 30 ans mais qui ne m'a jamais considéré comme sa fille et qui n'a même jamais essayé.

Je n'ai donc pas de manque et je n'ai consciemment pas l'impression qu'un père est indispensable à ma vie toutefois force est de constater que oui, il me manque les bases afin d'avoir une relation normal avec un homme.

Je choisis soit des hommes innacessibles et dont je pense qu'ils sont trop bien, trop beau, trop riche, trop intelligent, trop charismatique, trop intéressant pour s'intéresser à une fille comme moi (là on peut déjà voir la mauvaise opinion que j'ai de moi ou alors est-ce simplement parce que je suis trop lucide) ou alors des gars un peu paumé dont je pense que je suis mieux qu'eux et comme souvent ils ne s'intéressent pas plus à moi que la première catégorie, mon estime est en baisse et je me dis que même les loosers ne veulent pas de moi.

La seule fois que j'ai eu de la chance de recontrer quelqu'un avec qui ça "matchait" j'ai tout fait pour le faire fuire, je me rendais détestable pour tester son amour et voir si il pouvait résister et rester même si j'étais invivable, évidement après un an de ce traitement, il m'a quitté et là je m'en suis jamais remise (syndrome de l'abandon) Par cette rupture j'ai vécu la douloureuse séparation avec mon père que je n'avais jamais connu et qui est décédé ensuite, ce qui fait que je ne pourrais plus jamais renoué de lien ou du moins lui parlé pour qu'il me donne sa version. Cet ex avait été un subsitut de mon père, j'avais tout basé sur une seule personne: il était mon ami, mon amant, ma famille, mon père, mon confident, il était mon tout et cette histoire était un échec avant qu'elle commence.

Après cette rupture, je me suis promis de ne plus aimé pour ne plus jamais souffrir, me disant que j'avais survécu une fois mais que je n'étais pas certaine de pouvoir supporter une telle souffrance une seconde fois. Je suis célibataire depuis maintenant une dizaine d'années dès qu'un homme me plait trop, je préfére fuir pour ne pas souffrir. Jusqu'à présent, c'est la seule méthode que j'ai trouvé afin de ne pas souffrir mais je suis parfaitement consciente que cela ne me rend pas heureuse et que ce n'est pas la solution mais c'est un mécanisme que j'ai mis en place et j'ai trop peur de me laisser aller et de devoir à nouveau ressentir ce que j'ai ressenti il y a une dizaine d'années.

Je crois également que j'ai cette réflexion en ce moment car mon beau-père qui est le modèle que j'ai dans mon entourage qui ressemble le plus à un "père" est actuellement en train de mourir et je ne ressens pas beaucoup de tristesse, bien que je l'ai connu une grande partie de ma vie. J'ai perdu confiance dans les hommes ou alors je n'ai jamais eu confiance en eux et je n'ai pas rencontré quelqu'un qui m'a donné la possibilté de penser autrement.

Il est vrai aussi que j'ai beaucoup de rêves et beaucoup d'ambitions mais que très souvent je suis en échec car je ne connais pas et on ne m'a pas donné les clés afin d'atteindre mes rêves... mais je ne désespère pas, je me donne le temps et me dit qu'on apprend de ses erreurs, le plus important n'est-ce pas de trouver déjà le bonheur à l'intérieur de soi plutôt que d'attendre un prince charmant qui n'existe pas?

Gros bisous à vous!

Écrit par : Jennifer | 12 mai 2014

Je propose à toutes ici - et à tous - d'écouter cette chanson de Johnny:

www.youtube.com/watch?v=hcTf7czM6QI

et celle-ci de Sardou:

www.youtube.com/watch?v=ZhgXra1h33o


Il faut tenter de reconstruire ce père en soi, même en son absence, même inconnu, même s'il nous a blessé, qu'il en soit responsable ou non.


Et merci Jennifer pour votre témoignage.

Écrit par : hommelibre | 19 mai 2014

Bonjour

Moi je suis une jeune fille de 18ans et qui et très mal par l'absence de mon père parti il y a 3 jour en prison pour 2 ans de prison ferme je ne suis pas suivie m'as un psy en ce moment je pense prendre rendevous car mon père et moi on étai telement proche et le savoir loin de moi me fait teriblement mal j'en pleure jour et nuit je ne mange plus ne bouge plus je n'est plus la force de bouger czst dure d'être séparer de mon père comme sa (ps mon père n'est pas un criminel juste des erreurs simple mais punie par la loi ) j'aimerai beaucoup de faire soutien et pour toute personne dans le même cas que moi je vous offre mon soutien à 100% car je sais ce que c'est :'( ♡

Écrit par : jeunette | 22 mai 2014

@ Jeunette,

Une séparation reste difficile et les conditions sont spéciales. Votre père a de la chance d'avoir une fille comme vous, qui le soutient. Vous devez surmonter votre chagrin, aller le voir quand vous pouvez, lui écrire. Vous lui ferez du bien. Et parler à un psy peut vous faire du bien. Courage!

Écrit par : hommelibre | 22 mai 2014

je trouvent qu'il es bien facile de rejeté la faute sur les papa, les femmes en cette facilité, mes une chose et sur, vous faite du mal a nos propres enfants est un jours oui un beau jours vos propre enfants ne van plus vous regarder comme telle, car les mensonges un jours ou l'autre en les voie. mes si votre ex il es vraiment comme sa alors je vous souhaite bonne chance de bien faire les chose, l'homme n'est pas fout il ne fait pas les chose comme sa il par car en le force a partir...

Écrit par : amer ayad | 05 juin 2014

Bonjour,

J'ai une petite fille de presque trois mois. J'ai peur qu'elle ne puisse jamais rencontrer son père. La dernière fois que je parlais avec mon mari, c'était en septembre 2013. Il a été particulièrement odieux et méchant avec moi depuis ma grossesse. Pourtant, depuis 2009, il me disait qu'il voulait un enfant avec moi. Une fois que je suis tombée enceinte, il a changé de visage. Il m.a insultée, agressée physiquement, s.en est pris à ma famille soi-disant pour leur faire savoir que j'avais des mœurs légères. Ce qui a beaucoup fait souffrir mes parents. Puisqu'on avait fait qu'un mariage religieux, il n'a pas reconnu notre enfant. Donc je ne sais même pas quoi souhaiter. Je voudrais que ma fille connaisse son papa et qu'il la reconnaisse. En même temps, j'ai peur qu'une fois qu'il se mêlera de la vie de ma fille, il risquerait d'apparaître et de disparaître encore et encore, comme il le faisait avec moi. Ce qui est perturbant. D'autre part, je veux bien tenter une action en justice pour la reconnaissance de ma fille car je trouve que ce qu.il a fait est trop facile.
Je vous prie de bien vouloir m.aider à y voir plus clair
Cordialement

Écrit par : Kira | 24 mai 2014

je suis un papa, je suis un homme comme d'autre, mon dieux que les femme son dangereuse , vous êtes un mal pour se bah monde, des petit boudchout pleur leur papa et elles sans, en manque de leur père juste pour votre alo caf ou bien pour quelque soue oufffffff, mon dieux que vous êtes dangereuse, je suis un papa aussi divorcé , et je jure que jamais je laisserais mon enfants avec un serpent jamais, je suis un homme est jamais je vous donnerais raison jamais, vous êtes la douleur de se monde, vous derrière chaque guerre de se monde vous êtes derrière chaque malheur de se monde, dl de vous dire sa, mes plus aucun homme ne va vous croire de nos jours, je sjuste triste pour ces petit qui pleur leur manque de leur papa oufffffffffffffffffffffffff mon dieux elle son doctriné des leur jeune age que leur papa les as abandonnez, non mes jeune fille aucun homme ne peu faire sa, en fuit oui en fuit le malheur qui vie dans vos maison et qui partage nos lit , voila se quand fuit , mes certainement pas voue.

Écrit par : amer ayad | 05 juin 2014

@ Amer, Kira:

le but de ce forum n'est pas d'attaquer les pères ou les mères, les hommes ou les femmes, sur la base d'accusations qui expriment une douleur mais qui nous entrainent sur une guerre ou en justice. Je comprends que certaines situations soient très difficiles. Mais ici, je donne un espace plutôt aux filles et aux femmes qui sont ou ont été privées de père, quelle que soit la raison.

On le voit dans les nombreux témoignages, cette absence peut rester longtemps comme un manque et rendre difficile la relation affective une fois adulte. C'est pourquoi il faut déjà parler, être entendues, sans entrer en guerre, mais plutôt pour tenter de réparer bout après bout quelque chose en soi.

Bonne journée.

Écrit par : hommelibre | 05 juin 2014

-Lettre ouverte-
Toujours dur de commencer ce genre de lettre , s adressant à toi , toi qui n es plus là , Papa .
"Papa",un mot qui a tant d'importance et qui me paraît tellement "étranger" a la fois.

17 fêtes des pères sous forme de prières .
Aujourd'hui , je décide de mettre ma pudeur de côté, j'écris cette lettre afin de te faire vivre encore et encore comme je le peux .

La petite fille que tu as laissé à l'âge de 6 ans est devenue une jeune femme, souvent effrayée face à ce monde bien grand .
Papa tu sais ,ce n est pas facile , ici, les gens se font bouffer l esprit par la mondialisation, ils sont égoïstes, ils jugent sur les apparences et ont perdu leur simplicité.

Papa ,personne ne devrait avoir à écrire ces mots, pourtant j ai peur quand je me rends compte que le son de ta voix et la sensation de tes mains protectrices sur mon visage s'effacent de ma mémoire .
Néanmoins ,Je suis invincible quand je repense à l'époque des Beatles, de Georges brassens et Michel Berger. Mon monde s'arrête de tourner et mon sang se glace quand j entends Jango Reinhardt, l'espace d'une seconde j'ai l'impression que c'est toi qui joues ces gammes ..... "Oui tu es là" . Plus rien ne peux m'atteindre a cet instant!
Ce n'était qu'un mirage , mon cœur se serre, une fois de plus tu n'es pas là ... Décidément je ne m'y habituerai donc jamais .

Il n'y a pas de mot assez fort pouvant décrire le vide que tu as laissé dans ma vie .
Toutes ces rentrées des classes, le jour de l'obtention de mon permis, toutes ces larmes versées pour des chagrins d'amour et j'en passe ..... Toutes ces fois où je levais la tête au ciel et te maudissais de nous avoir laissé me demandant alors : "Pourquoi ?, Pourquoi as tu fais ça Papa ?"
Je serai a jamais hantée par une seule question : "Qui va vouloir rester pour moi alors que même mon père a préféré partir ?"

Ne t'inquiète pas Papa, je ne t'en veux pas. Tu as été un homme aimant hypersensible, un père parfait et un artiste hors pair !

Aujourd'hui je te rends hommage, être ta fille est la plus belle chose qui aurait pu m'arriver sur cette Terre . Car grâce a toi je suis qui je suis . Tu m'as laissé la force de me battre, de ne pas avoir le droit de tomber !!!!

Je souris au fond quand certains me voient comme une gamine "ahah si vous saviez ...." {Take a walk in my shoes before you juge me} .

Dans chacun de mes souffles, dans chacune de mes larmes, dans chaque décision et battement de mon cœur , tu continues de vivre .

La femme que je suis devenue n'en n'est pas moins sortie indemne.
Papa , j ai beau chercher autour de moi ,l'homme qui t'égalisera n'existe pas , et toi , toi tu ne reviendras pas Papa,
Tu resteras a jamais mon Roi


{Nous sommes des milliers dans cette situation, à ressentir ce même vide autour de nous malgré la foule, des milliers à regarder durant des heures les photos qui nous restent , à tenter de nous rappeler encore et encore des moindres détails de peur de les oublier un beau matin, Oui nous sommes des milliers à passer des nuits entières a noircir des pages blanches .
Cette lettre va en déranger plus d'un . Peu importe , après tout ,la vérité dérange .
Alors voilà , aujourd'hui , j'ai brisé le silence, pour toi Papa G.V}

Écrit par : Noémie | 15 juin 2014

@ Noémie,

Votre lettre ouverte est très émouvante et forte. Tout ce que vous écrivez est, on le sent, à fleur de votre coeur et très pensé. Vous semblez avoir trouvé un chemin en vous, mélange du manque intense que l'on imagine bien en vous lisant, et d'un désir de vivre tout aussi intense.

Quel beau cadeau, cette lettre, pour un père qui pourtant n'est pas là. Puisse-t-il vous lire, par hasard, ou simplement entendre cela en lui quand il pense à vous, où qu'il soit. Vous lui offrez la puissance du père, que, par je ne sais quelle configuration qui vous est propre, vous avez gardée en vous et que vous lui restituez avec peut-être d'autant plus de force que le vide de son absence demande à être rempli par ce qu'il reste de votre mémoire.

Je comprends ce que vous dites des traces qui s'effacent. Elles finissent toujours un peu par s'effacer, même quand il est présent, pour laisser place à notre propre trace, celle que nous-même transmettrons. Il reste des bribes, des impressions, des flashes, les souvenirs furtifs de moments, de regards, de sourires, d'une voix, d'un sentiment, d'une main. Moi-même je me souviens encore de la main chaleureuse de mon père, qui est mort depuis longtemps.

Il est et restera votre Roi. C'est normal. C'est irremplaçable. Un compagnon, un mari ne pourra le remplacer, heureusement, car ce souvenir de votre père fait partie de votre intimité. Cela reste une force. Le remplacer serait prendre le risque de vous blesser vous-même. Il faudra créer un autre roi, un père que vous contribuerez à faire prendre forme et corps. Avec lequel vous serez partenaire plus que fille. Ce ne sera donc pas la même chose et ce ne devra pas l'être. Ils ne doivent pas être en mimétisme ou en compétition. Votre présence active de femme adulte changera la donne.

Restera un doute, que vous exprimez: "Qui va vouloir rester pour moi alors que même mon père a préféré partir ?"

Ce doute, on peut l'avoir même sans cette absence du parent. Et puis, il n'est pas parti à cause de vous, cela ne se peut pas. Alors il n'y a pas de raison qu'un compagnon ne veuille pas rester avec vous. Des conseils de père vous manqueront un peu pour mieux comprendre les hommes, donc vous apprendrez par vous-même, ou par des discussions avec des amis ou avec un compagnon. Parler, c'est important.


Je ne sais pas ce qui s'est passé, et ce n'est pas mon rôle de le savoir ici. Mon coeur se serre en vous lisant: "... et toi , toi tu ne reviendras pas Papa,". Cependant l'hommage que vous lui rendez, c'est votre coeur qui le fait. C'est ce qu'il y a eu de beau entre vous et lui, et qui reste si vivant en vous.

Merci pour cette touche de lumière que vous déposez aujourd'hui ici, et que je me permettrai peut-être de reproduire à part entière sur un nouveau billet, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. Vos paroles toucheront d'autres personnes, filles, pères, et elle sont guérissantes.

Merci encore Noémie, d'avoir écrit cette lettre ouverte, et de nous faire partager quelque chose de si précieux en vous.

Écrit par : hommelibre | 15 juin 2014

Merci pour ces mots et cette réponse .
Si cette lettre ouverte pouvait faire le tour de la terre dans toute les langues , alors j'en serai la plus heureuse .
Ça ne le fera pas revenir , certes , mais si ces mots et maux peuvent en aider d'autres , alors c'est le but .

Je reste évidemment a votre disposition pour plus de nuances .
Chez moi il est 3h 20 du matin , toutes les nuits à l'heure où le sommeil emporte le commun des mortels avec lui, mon rendez vous avez mes démons commencent .. .
Bon dimanche a vous .


Cordialement .

Écrit par : Noémie | 15 juin 2014

Je contribuerai donc à son tour du monde dans ma mesure, et je la publierai aujourd'hui comme un billet à part entière sur le thème de la Fête des pères.

Je ne pense pas qu'il faille la nuancer, elle dit ce qu'il faut dire, ce que vous voulez dire et qui touchera d'autres personnes. Moi elle ne me dérange pas.

A propos de jugement et de "{Take a walk in my shoes before you juge me}", j'ai moi-même écrit et composé une chanson sur ce thème, abordé sous un angle un peu différent. J'en ai un clip home made à écouter ici (Donne-moi tes chaussures):

http://www.hommelibre.ch/hommelibre.ch/Clips_doa_john_goetelen_hommelibre_doa_mademoiselle_ines_clips.html

Bien à vous.

Écrit par : hommelibre | 15 juin 2014

Bonjour, moi c'est Laure j'ai 21 ans, impossible de quitter cette page laisser une trace, je vais vous faire partager mon histoire avec tout l'optimisme possible ! je ne connais pas mon père et lui ne sait même pas que j'existe. Chaud chaud... Jai souvent été très triste en y pensant en me disant que c'était injuste ! J'ai toujours manqué de confiance en moi, les relations amoureuses j'en parle même pas.
Je l'ai cherché à plusieurs reprises sur annuaires et internet depuis mes 10/11ans, en cachette et avec le peu d'informations que ma mère avait et qu'elle voulait bien me donner (nom prénom quoi. L'essentiel). J'avais aussi récupéré une précieuse info trouvée dans une lettre jamais envoyée...(il était "barman" dans une certaine ville) tout en sachant que le sujet est tabou et qu'il y a une discution à peu près tout les 6 ans. Leur histoire n'était qu'une petite aventure de quelques week end en mode festifs vous l'aurez compris... Donc même lui ne se souvient certainment pas de ma maman... Hier soir on été en mode recherche de cousin cousine sur Facebook, j'ai pris mon courage à 2 mains, tapé le nom et prénom de mon père sans connaître l'orthographe exact, 2 résultats se sont affichés et j'ai lancer un
"tant qu'on y est, regarde...
...J'ai peur!".
Ça faisait donc 6 ans que le sujet n'avait pas été abordé et la première fois qu'il n'est pas abordé sans larmes! Il ne faisait pas parti de ces 2 hommes auprès desquels j'avais déjà essayé de soutirer des infos des années en arrière, en vain. Jai continué mes recherches plus déterminée que jamais en me disant que je le trouverais bien sur internet ! Qui peut se cacher et ne jamais être retrouvé sur internet de nos jours ??? Et BINGO: pages blanches avec une autre orthographe et recherche ciblée sur un département ! J'ai eu la confirmation de ma mère ce soir je sais pas où jai puisé tout ce courage !!! Et je ne compte pas m'arrêter la. J'aimerais aller à sa rencontre et lui annoncer qu'il a une fille et qu'elle se trouve en face de lui mais j'ai PEUR... Je sais que je risque d'être déçue, qu'il ai une mauvaise réaction, s'il a une famille il peut me rejetter et ça risque de mettre un bordel monstre dans sa vie, ça va lui faire un choc, il peut en vouloir à ma mère de ne lui avoir rien dis (ça c'est plus sa peur à elle) bref j'ai besoin de conseils... Comment l'aborder pour la première fois? Comment lui annoncer? Moi qui ne suis vraiment pas diplomate... Il s'avère qu'il est tout juste à 1h30 de chez moi, que je peux me déplacer, qu'il est dirigeant d'une poissonnerie, Vous vous en fichez... Mais quel bien de PARLER !
BREF, et si ça pouvais me faire avancer de mon côté çar comme vous toutes et tous ce texte m'a touchée... J'y retrouve une vérité au niveau des relations amoureuses... Idéaliste, éternelle insatisfaite, attirée par l'inaccessible. Lorsqu'un homme paraît accessible tout m'échappe et si j'arrive à l'avoir, je le jette au bout de quelques jours. Je vis un véritable enfer, me remet sans cesse en questions et prend tout comme des échecs... Je n'avais jamais fais le lien entre l'absence d'un père et les conséquences qu'elle pouvait avoir sur le plan affectif jusqu'au jour où jai passé un entretien pour intégrer une classe de Bts. les deux femmes face auxquelles je me trouvais ont creusées le pourquoi du comment la profession du père n'était pas renseignée (je pourrais mettre poissonnier maintenant!) et une d'elles (qui était aussi psy) m'a clairement dis que je ne pourrais pas avoir de relation avec des hommes tant que je n'aurait pas réglé l'affaire avec mon père. Ces propos et ces intrusions dans ma vie personnelle m'ont rendue FURAX,je passait plus un entretien mais une seance chez le psy! Mais j'ai quand même gardé ça dans un coin de ma tête. ça fait maintenant 3ans et il s'avère que je n'ai toujours eu aucune histoire sérieuse même d'UN PETIT MOIS. C'est désespérant et en lisant votre article je comprend tout... Ce qui pousse encore plus loin ma motivation de faire la démarche auprès de mon père... Et enfin me libérer ? Si c'est là la solution...?
Histoire à suivre, je l'espère...
Courage à toutes, il en faut !
Laure

Écrit par : laure | 27 juin 2014

Bonjour Laure,

Merci infiniment pour votre témoignage. On voit bien tout ce qui vous travaille et vos peurs ne sont pas excessives. Si vous allez au bout et le rencontrez (j'ai le sentiment que vous le ferez), soyez prête à tout, au meilleur et au pire, à la rencontre et au refus. Allez-y très doucement, sans rien brusquer ni lui faire peur. C'est une aventure unique, incroyable qui vous attend. Le rencontrer ne solutionnera peut-être pas tout de vos relations amoureuses, mais cela vous recentrera en vous-même, une fois les premières émotions (ou déceptions) passées.

Bonne chance Laure, du fond du coeur bonne chance. Et tenez-nous au courant!

Écrit par : hommelibre | 27 juin 2014

Bonsoir, un grand merci pour votre réponse. L'euphorie s'est calmée, je prend mon temps, j'y pense pas trop, juste un peu histoire de sentir le moment où je serais prête... Un jour ça va me peter c'est sur j'aime aller au bout des choses. Mais c'est vrai que je pense ne pas être encore assez armée pour encaisser une déception.. D'ici quelques mois ou quelques années peut etre, pas dans 10 ans non plus il est hors de question que je laisse filer le temps plus qu'il en est. Déjà rien que le fait de pouvoir enfin poser une image sur lui enlève un certain poid (article la dépêche, poissonnier... Lol! "Conchylicole" en vrai, ça le fait là ! ;) )
Bref, je vous tiens au courant, promis.

Écrit par : laure | 07 juillet 2014

Bonne chance pour cette aventure, Laure.
En pensée avec vous

Écrit par : hommelibre | 08 juillet 2014

Bonjour à vous,

Je me permet de réagir car j'ai grandit avec un père absent, qui préférait s'enfermer dans son bureau plutôt que d'aller au parc avec moi et ma soeur et qui préférait regarder le foot à la télé plutôt que de nous écouter raconter notre journée.
Moi et ma soeur n'avons jamais été protégées par notre père, qui laissait sa famille dire combien tous détestaient ma mère devant nous, et qui laisse sa femme critiquer notre éducation et le couple que mon père formait avec ma mère auparavant.

Celà fait 6 mois que ma soeur et moi ne voyons plus notre père. Quand nous lui demandons pourquoi il ne nous protège pas face aux agressions, il nous répond que c'est sans fin et qu'on cherche la polémique, que nous devons du respect a notre belle-mère malgrés ses insultes a notre égard et que si nous continuons à "polémiquer" il nous couperais les vivres (il m'a déjà retiré l'argent qu'il me versait pour mes études et mon studio parce que j'ai cherché à comprendre pourquoi il ne nous protège pas).

C'est comme si un gamin courrait après son père parce qu'il a besoin de lui mais que le père continuais de courrir.

A tous les pères qui me lisent, montrez a vos enfants qu'ils peuvent compter sur votre protection et votre amour. Si vous le faites déjà, vos enfants peuvent être fiers de vous.
Grandir avec un père absent qui ne protège pas ses enfants, c'est pire que de grandir sans avoir connu son père.

Je suis à votre disposition si vous avez besoin de détails sur mon histoire, en espérant que mon témoignage vous soit utile.

Anonymement.

Écrit par : Jane Doe | 15 juillet 2014

ouh là là qu'il faut s'accrocher !!!!
mon histoire commence par un grand père maternel issu d'un viol, élevé dans le secret par ses grands parents, rejeté par sa mère. aujourd'hui je peux écrire et comprendre qu'il à été très malade et souffrait d'une psychose maniaco dépréssive, ma mère avait 14 ans lorsqu'il se suicida d'une grenade sur le ventre à cinquante mètres de leur appartement, laissant quatre enfants. . .
ma mere reste une ado eternelle et se marie avec mon père qui devient violent et alcoolique !!!!! j'ai souffert de coups d'insultes de mauvaises paroles, etc , mais peu de temps avant sa mort il nous a demandé pardon et nous a dit qu'il nous aimait , il s'est excusé !!mais malheureusement cela n'a pas tout réparé en profondeur !!! mais cela a été quand même très salutaire, j'ai pu a partir de là réussir certaines choses, avoir un peu plus confiance en moi, reprendre des études. .il n'a pas pu nous aimer comme il aurait voulu, et oui sa femme fut castratrice ,nous mettant contre lui, ils ne furent à peu près tranquilles qu'à la fin de sa vie...
moi même j'ai une première fille avec un homme idem, violent et alcoolique, que je quitte rapidement, notre fille avait deux ans. il s'est suicidé il y a deux ans, d'une balle dans la tête. . .et j'avais pratiquement rompu les liens car il était trop abimé, avec lui je n'aurait rien pu faire de constructif. Il voyait sa fille, qui a maintenant 25 ans, les étés, mais j'avais peur pour elle, il l'a aimé, mal mais un lien est là.
on va vers ce que l'on connait !!! Il faut travailler dur pour se sortir des histoires anciennes, il faut tout repasser, tout recracher scruter chasser les empreintes, effacer les souvenirs les détruires, et reconstruire du propre dessus, se reconstruire et peut être bien tout le temps, rien n'est vraiment acquit, je suis allée en thérapie, deux fois, pas assez longtemps sans aucun doute. .
puis je rencontre un autre homme avec qui je me dit que ca va allez, mais non au bout de 12 ans je suis toujours malheureuse, je suis abandonnée, lui s'occupe de la maison et des deux enfants: j'ai une deuxième fille avec lui les décisions se prennent sans moi, je suis seulement la carte bleue ,je souffre d'un manque de reconnaissance, il travaille dans le spectacle et moi dans le soin, nous ne faisons que nous croiser, alors j'essaie de me raisonner, de me dire que certaines connaissent pire, lui n'était pas violent physiquement, non son truc s'était de faire la gueule, il ne parlait pas pendant des jours !!!quelle est sa véritable histoire ??
et là je tombe bien évidemment amoureuse à 44 ans d'un pervers manipulateur qui me fait tout briser .
trop tard, je comprends que ce pervers n'est autre qu'un retour de mon grand père, le même genre de personnalité destructrice. .
j'ai donc tout cassé et en souffres doucement, le petit sanglot perpétuellement accroché a l'estomac, nous nous berçons réciproquement !! car en fait j'aimais le père de ma fille, mais je n'ai pas pu gérer cela autrement, j'ai tout casser, et tout le monde a souffert.le père de ma deuxième fille a disparu pendant 8 ans, interdiction de quelques contacts que ce soit, amis familles,je suis devenue la cause de tout cela.

il est vrai que ce que j'ai fait pendant, pour la séparation a été terrible,
oui il faut se faire aider, les histoires se reproduisent, les pères abandonnique ont dû être eux aussi dans des histoires similaires, eux aussi ont du manquer d'amour et de lien, on reproduit. . .
certaines mamans aussi sont des méchantes déguisées, on ne se rends pas toujours compte de ce que l'on fait. . .
la vengeance la haine, oui il faut vivre avec autre chose, il faut pardonner, il faut comprendre, l'amour est tellement meilleur !!! alors dans nos cœurs il faut aller de l'avant, oui, s'aimer pour aimer mieux, moi le père de ma fille reviendra quand elle sera autonome vis a vis de moi, il ne veut pas me faire plaisir, pour me punir il refuse de voir sa fille, oui c'est immature, certes, mais quand on souffre on est pas capable d'être en raison, en intelligence, on donne le moins bon de soi,

je pense à vous jeunes filles dans le manque de vos papas, faites vous aider , allez parler , allez déposer vos ressentis dans d'autres cœurs et d'autres oreilles," même si tu n'as qu'un caillou dit lui ton secret", il faut sortir cela, apprendre a vous connaitre, savoir que cela a de l'incidence sur vos comportements et qu'il faut s'en occuper pour que cela fasse le moins souffrir.je vous souhaite bon courage, je pense à vous et nous formons une chaîne et je vous sais pas loin , et cela m'aide aussi.

Écrit par : snoopy13 | 25 juillet 2014

Bonjour,
Etant donné que mon père était un "tordu", j'ai grandi dans le dégoût de mon père, mais néanmoins avec deux grands frères très gentils (globalement on s'entendait mille fois mieux que beaucoup de frères et soeurs). J'aimerais savoir par conséquent si mes frères ont en quelque sorte remplacé cette figure du père ; à vrai dire, mon père ne m'a jamais manqué - ça, non -, le manque, je le ressens dans mon manque de confiance par rapport aux hommes en général. Je n'ai jamais eu de copain, et quand j'y pense, je n'ai jamais vraiment eu de contact avec des garçons, sinon pour qu'ils me disent un truc dégradant (le collège...), ou les potes de mes frères qui du coup me prennent un peu pour leur petite soeur. En gros, je suis coincée dans l'image d'enfant que je renvoie, et quand j'essaie d'en sortir je deviens trop agressive pour eux. J'ai toujours tendance à entrer dans ce genre d'attitude conflictuelle avec les hommes, du genre agresser avant d'être agressée.

Écrit par : lalala | 08 août 2014

Bonjour,
j'ai rédigé une lettre ouverte à l'occasion de la fête des pères qlq mois sur ce site.
Et voilà , Cette nuit , ce sera la nuit que mon père à choisi pour nous quitter. Je ne suis pourtant pas portée sur les dates dans le sens où je ne dirai jamais "ah je suis plus triste qu'un autre jour car c'est l'anniversaire de sa mort " . Non , car quand nous perdons un être cher , peu importe le jour , il nous manque toujours autant !!
Par contre , la veille de cette nuit , du 22 au 23 Septembre , je suis comme habitée par le profond malêtre qu'il a ressenti avant de se suicider .
Cela fait pourtant 17ans . C'est troublant .
C'est d'autant plus dur à vivre , qu' hier j'ai cassé ma voiture , et que j'ai déjà du mal à boucler les fins de mois . Je me sens comme coincée , sans solution . Ca tombe vraiment mal. Je me sens profondément déçue par tout mon entourage que j'aide quand ils en on besoin, et qui ont l'air de s'en foutre éperdument , maintenant que c'est moi qui suis mal .
Je ne sais pas pourquoi j’écris cela .
Peut être est ce indirectement un appel de soutien . Moi qui ne me plains jamais , là , ça ne va pas , du tout .

Bien à vous


voici le lien de ma lettre ouverte
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2014/06/15/fete-des-peres-lettre-ouverte-de-noemie-256976.html

Écrit par : Noemie | 22 septembre 2014

Bonsoir Noemie,

Content d'avoir de vos nouvelles.
Les anniversaires sont des périodes qui réveillent le bonheur comme la douleur.
La voiture cassée, c'est gênant mais ce n'est pas grave.

"Peut être est ce indirectement un appel de soutien . Moi qui ne me plains jamais , là , ça ne va pas , du tout ."

Que puis-je pour vous? Si besoin vous trouverez à me contacter dans la colonne de droite. Je vous soutiens et vous écoute.

Écrit par : hommelibre | 23 septembre 2014

Bonsoir, beaucoup d'emotions à travers cette article, ces témoignages. A vrai dire je ne sais si je peux me plaindre en lisant tout sa. Mais la il ne s'agit pas de sa mais du faite que moi aussi je souffre de l absence de mon père. L histoire à commencé à la séparation de mes parents, aillan un travail à distance, des allez retour,... Bref au début nous avions gardé énormément notre complicité... quand il rentrais un seul sentiment survenait celui du bonheur et du soulagement, puis peu à peu les choses passes.. Mon grand frère fais des bêtises.. Des tensions apparaisse. Il rencontré une nouvelle compagne et peu à peu la distance se creuse des conflits des reproches sont passé mais voilà maintenant 6 ans que plus aucune complicité ne laisse paraître. Rien du tout, vivant maintenant à 4h00 de route de lui depuis 3 ans il M est jamais venus me voir. Me passe un coup de file de temps et autre mais.le.plus souvent c est un SMS qui M informe de sa présence à terre ou de son départ en mer. Car il y a quelque temps de sa j ai explosé je lui es avouer que je souffrais de cette situation. Maintenant j ai au moins la sensation de savoir qu il pense un minimum à sa fille. Mon père a refais sa vie, femmes, beau enfant, petits enfants. Et moi la petite dernière, son sang.. N as pas sa place dans tout sa. X est une affaire complexe j ai omis plusieurs détails. Mais qui pour moi ne sont pas essentiels mon père resteras mon père... Malgré tout, je l aime comme personne. Un papa ça ne se remplacé pas, aujourd hui j ai la sensation de être abandonné et de ne plus pouvoir avancer sans renouveau.
Que faire? Comment le faire ?

Écrit par : Cin | 28 octobre 2014

Bonsoir, beaucoup d'emotions à travers cette article, ces témoignages. A vrai dire je ne sais si je peux me plaindre en lisant tout sa. Mais la il ne s'agit pas de sa mais du faite que moi aussi je souffre de l absence de mon père. L histoire à commencé à la séparation de mes parents, aillan un travail à distance, des allez retour,... Bref au début nous avions gardé énormément notre complicité... quand il rentrais un seul sentiment survenait celui du bonheur et du soulagement, puis peu à peu les choses passes.. Mon grand frère fais des bêtises.. Des tensions apparaisse. Il rencontré une nouvelle compagne et peu à peu la distance se creuse des conflits des reproches sont passé mais voilà maintenant 6 ans que plus aucune complicité ne laisse paraître. Rien du tout, vivant maintenant à 4h00 de route de lui depuis 3 ans il M est jamais venus me voir. Me passe un coup de file de temps et autre mais.le.plus souvent c est un SMS qui M informe de sa présence à terre ou de son départ en mer. Car il y a quelque temps de sa j ai explosé je lui es avouer que je souffrais de cette situation. Maintenant j ai au moins la sensation de savoir qu il pense un minimum à sa fille. Mon père a refais sa vie, femmes, beau enfant, petits enfants. Et moi la petite dernière, son sang.. N as pas sa place dans tout sa. X est une affaire complexe j ai omis plusieurs détails. Mais qui pour moi ne sont pas essentiels mon père resteras mon père... Malgré tout, je l aime comme personne. Un papa ça ne se remplacé pas, aujourd hui j ai la sensation de être abandonné et de ne plus pouvoir avancer sans renouveau.
Que faire? Comment le faire ?

Écrit par : Cin | 28 octobre 2014

Bonsoir. Votre article m’a touché et m’aidé à comprendre d’où venait mon mal être social car moi aussi, j’ai grandi et je continue de vivre sans mon père. Je m’appelle Catherine-Inès et je vis en Côte d’Ivoire dans la ville d’Abidjan. Je suis timide et j’ai un comportement enfantin, d’ailleurs je parle comme une enfant. Je ressemble à une ado de 15 ans. Je reste toujours dans mon coin et je n’aime pas rester avec des adultes car je ne me sens pas à l’aise. En public je n’arrive pas à m’affirmer pourtant les gens me disent que je suis très intelligente. Je ne suis pas dégourdie non plus et certaines personnes se moquent de moi et m’imitent, même des gens de ma famille. Mon cas est assez particulier. J’ignore qui est mon père, je ne sais rien de lui, je ne connais pas son nom ni même la couleur de ses pupilles. Je n’ai aucune informations sur lui, rien du tout et cela fait 23 ans que ça dure. A chaque fois que je pose la question à ma mère, elle ne dit rien. La dernière fois que je le lui ais posé, elle a inventé une histoire comme quoi je ne me soucis pas de savoir qu’elle peut être en danger ou un truc du genre. Elle la l’habitude de mentir alors je ne me suis pas focalisée là dessus. Dans ma famille, personne à part ma mère ne sait qui il est. Comment ça se fait ça je l’ignore. Je tiens à dire encore une fois que c’est dur de grandir et de vivre sans son père, surtout quand on a une mère comme la mienne. J’ai grandi auprès de ses frères, de sa sœur et de son père mais je ne suis jamais vraiment sentie bien avec tout ce monde autour de moi. Ils ont passé toute mon enfance à me garder enfermée à la maison. Rares étaient les fois où j’allais rendre visites à mes amis et voisins. C’étaient eux qui venaient toujours chez moi. Je n’ai jamais vraiment eu de vie sociale. J’ai des amis mais une fois les vacances arrivées, silence radio. Je ne me suis jamais sentie intégrée. Mes amis m’adorent et moi aussi mais ce n’est pas comme je le souhaite. Quand ils organisent des sorties, j’invente une histoire pour ne pas y aller alors que je ne demande que ça. La vraie raison, c’est que je n’ai pas les moyens (financiers) pour participer. Ma mère ne gagnent pas beaucoup d’argent et elle a assez de charges alors je me sacrifie toujours. Mais ça elle ne s’en rend pas compte. Elle raconte à son entourage en somme que je la fatigue, que je la fait dépenser alors que je ne lui demande jamais rien. Elle ne m’a jamais donné d’argent de poche pour le mois, juste de quoi tenir une journée et ça uniquement quand je vais à l’école. Avec ce qu’elle me donne je ne peux même pas économiser. Elle passe toujours ses nerfs sur moi, même quand je n’ai rien fait. Elle décide toujours à ma place. Elle m’achète des vêtements pour enfants ou qui correspondent à son style. Elle ne me demande jamais mon avis. Et ça depuis 23 longues années. Elle est négligente envers moi. J’ai trainé une anémie pendant 5 ans et ce n’est qu’au bout de la 6 ème année qu’elle s’est décidée à m’emmener voir un hématologue qui a confirmée que je n’étais pas drépanositaire. Il y a plusieurs exemple mais je ne les citerai pas tous. Nous ne somme pas complices. Nos relations sont juste cordiales et de toute façon je ne vois pas pourquoi je lui raconterai une vie à laquelle elle ne s’intéresse pas alors qu’elle-même ne me dis jamais rien.L’année 2013 fut la pire de toute ma vie. Faute de moyens, j’ai dû faire une année blanche et j’ai été séparée des amies que j’avais l’habitude de voir. Il faut dire que mon université est séparée de ma maison par 3 quartiers et mes amis étaient encore plus loin. Cette année blanche m’a tellement déstabilisée que je ne savais plus quoi faire. Je suis étudiante en droit des affaires et à cette époque, je n’arrivais pas à voir ce que je voulais réellement. Un jour elle m’a dit qu’elle s’en foutait de moi, que je ne savais pas ce que je voulais. Elle voulait m’imposer ses choix parce que dans tel ou tel secteur, on gagne plus d’argent. Je lui ai tenu tête en disant que je veux faire du droit en tout cas et que ce n’est pas pour l’argent. Elle m’a dit de méchantes choses alors qu’elle savait que mentalement ça n’allait pas. J’ai passée de longues heures à pleurer mon infortune comme je le faisais chaque jour depuis l’an 2013 et j’ai même essayé de me suicider. Si seulement j’avais réussi à briser cette bouteille de parfum. Ma tante m’a entendu et m’en a empêché. Avec mon oncle, elle a appelé ma mère pour l’informer de la situation. De retour de son service, elle m’a dit qu’elle avait appelé mon père et qu’on irait le voir le dimanche même. Quand je lui ai demandé qui il était elle n’a pas répondu. Je n’ai pas insisté parce que je n’aime pas me mettre en colère. J’ai fouillé dans l’historique de ses appels et je n’y ait vu que les noms de ses collègues. Peut-être avait-elle effacé son numéro après avoir appelé. Le dimanche est venu, est passé et je ne suis allé nulle part. Au bout d’une semaine, j’ai compris qu’elle avait menti. Depuis, toujours rien. J’en ai marre d’attendre qu’elle se décide à parler. Je me sens mal dans ma peau. Je n’ai pas vraiment d’amis, je me sens seule, parfois je rêve de la vie que j’aurais voulu mener, je rêve de rencontrer un homme qui acceptera une femme-enfant telle que moi. Le prince charmant n’existe pas mais inconsciemment et involontairement je l’attends. J’ai vraiment besoin d’aide. Des fois il m’arrive de penser que j’aurais été heureuse si j’avais été adoptée dans une famille aimante, avec un père et une mère malgré qu’ils ne m’aient pas conçue.

Écrit par : Catherine-Inès | 17 novembre 2014

Bonjour, je m'appelle Inès, j'ai 15ans, et moi aussi je souffre de l' absence de mon père... Mes parents ce sont séparé lorsque j'avais 5mois et depuis, je ne vois mon père qu'une fois par an, pas plus... Il habité loin de chez moi alors c'est assez compliqué pour le voir. Ça me fait beaucoup de mal, parce que je suis à un age où j'ai besoin de le voir, qu'il soit là pour moi, comme un père normal quoi... J'ai vraiment l'impression que pour lui je n'existe pas, il ne m'appelle jamais et n'envoie jamais aucun message, je n'en ai jamais eu de sa part, et quand j'en envoie pour lui donner de mes nouvelles, et prendre des siennes, il ne me répond pas... Du coup, depuis ma plus jeune enfance, je vis avec un père fantôme... C'est comme si je n'en avais pas...

Écrit par : inès | 18 novembre 2014

Bonjour et bonsoir à toutes et tous.
Cette article m'a ouvert les yeux sur plusieurs choses.
Mais le plus gros de mes soucis est que la copine de mon père est trop présente dans notre vie et donc notre relation est plus la même c'est à dire qu'il pense beaucoup à son petit bonheur et moi il me laisse de côté.
Je pleurs tout les soirs dans ma chambre seule, mon père ne remarque même pas que je souffre..
Aidée s'il vous plaît

Écrit par : Ludivine | 02 décembre 2014

Je viens de lire tous vos messages aussi et beaucoup de peine et tristesse ..je vous souhaite a toutes bcp de courage ..
Pour ma part je suis le pere d une petite fille de 6 mois née a Bali en Indonésie ..un miracle de la vie car je ne pouvais pas avoir d enfants ...séparé de la mere pou incompatibilité de personnalités , nous nous sommes revus en amis avant qu elle ne m'annonce sa grossesse à mon retour en europe ..
Je ne l'ai pas abandonnée et assumé absolument tout depuis plus d un an ..maison a bali ..soins medicaux , accouchements ..visites gynéco ds le meilleur hopital de singapour ..j ai abandonné mon travail 4 mois pour la naissance .. de retour a Bali pour la revoir apres 2 mois d absence ..
Notre relation est tres tres mauvaise car je n ai plus aucun sentiment pour la maman ..par contre j aime profondément ma fille et risque de ne plus la voir sur décision de sa mère ..
Elle fait une tres grosse erreur car je suis prêt a tout pour qu elle grandisse en me voyant le plus possible ..aucun sacrifice ne sera de trop pour elle mais hélas ça prend une tournure dramatique ..
Dois je me battre pour elle alors que je n ai aucun droit sur elle car mere russe et installés en Indonésie ? Si oui comment et a quel age la contacter ..
terriblement peur qu elle m en veuille aussi ..et pas envie de la perturber en insistant ..
Bref je ne sais pas du tout que faire ..

Merci de me donner quelques conseils ..

Ali ..

Écrit par : Ali | 04 décembre 2014

Bsr a mon avis nanandonnez pa!!!il ny a rien de plus dur que de manquez dun parent!!!votre fille a besoin de vous de vos conseille de vos coup de gueule...... courage a vous

Écrit par : cris | 13 janvier 2015

sauf à aimer te gâcher ta vie et celle de ta fille, je te conseille d'oublier.
déjà qu'à 30 km de distance cela peut devenir l'enfer, là je ne vois pas comment tu peux imaginer obtenir quelque chose de positif.
une gosse ne se partage pas, surtout quand la mère est contre.
Tu veux la protéger? fais toi oublier.
ce que tu crois être une lâcheté est une libération tant pour toi que pour elle.
fais simplement le pari (sans miser gros quand même) que ta fille voudra te revoir plus tard, éventuellement.
tout le reste est pari de fou, tu y perdras ta vie, ton boulot, ton futur sans aucune compensation.
maintenant c'est vous qui voyez.

Écrit par : sam | 04 décembre 2014

Merci pour votre reponse ..

J ai oublié une petite précision c est que je vis et travaille en partie à Bali ..je m'y rends régulierement et j'y ai meme plusieurs maisons , mes bureaux et personnel .

Je suis indépendant professionnellement donc aucun risque de perdre mon boulot . La distance en soit n est pas un obstacle .. 24 h d'avion ne m ont jamais posé de problemes pour le boulot donc encore moin pour voir ma fille ..

J aurais voulu avoir l'avis des filles qui ont été séparées de leur père par leur mère et non par l abandon de leur père ..

Auraient elles voulu que leur pèere se batte contre vents et marées pour les voir ? Ou est ce que cela aurait été encore plus difficile pour elles dans la jeune enfance ?
Je mise en effet sur sa volonté future de me retrouver et me voir mais je veux qu elle sache aussi que de mon côté je me suis battu et fait le maximum pour garder le contact .

A partir de quel age le manque et le désir de voir son père est il le plus fort et deviendra moin pénible de le voir de temps en temps que de l'imaginer sans le voir ?

En sachant que c est avec une grande joie que je l'accueillerai également en Belgique à chaque fois qu elle le désirera ..

Je vais consulter un pédo psychatre pour me fixer les limites , un avocat et notaire pour lui laisser des traces et m'assurer qu elle hérite de moi , un détective pour la contacter en toute discrétion ...sauf si c'est déconseillé pour son équilibre ..

Je sais que je m'acaharne deja mais je l aime d'un amour profond et inconditionnel ..elle sera certainement mon seul enfant sur cette terre et je veux m'assurer qu elle ait la plus belle vie possible ..

Écrit par : Ali | 06 décembre 2014

Bonjour,à vous lire je pense être au bon endroit j'ai 37 ans, et il y a 18 ans déjà se terminait une histoire que je croyais merveilleuse. De cette histoire est née une petite fille magnifique,une femme maintenant. Elle c'est gwendoline, je ne l'ai jamais vu j'etais jeune ca mere venait de me dire que tout était fini(je ne cherche pas à jeter la pierre à quelqu'un). Maintenant je suis marié j'ai un fils de 10 ans. Mais il me manque quelqu'un!! Grâce a un site bien connu dans le monde je l'ai retrouvée. Mais maintenant comment prendre contact? Dois je prendre contact pour elle et surtout vais je bouleverser l'équilibre qu'elle a établi en 18ans? En a t'elle besoin? Ne vais pas lui faire plus de mal que de bien? Merci a vous pour vos conseils.

Frédéric

Écrit par : fred | 20 février 2015

Bonsoir Fred,

Il est tard et je me lève tôt, je vais faire un commentaire court, j'y reviendrai dans la semaine prochaine.

Vous pensez à elle, elle est dans votre vie même si vous ne la voyez pas. Votre désir de père est légitime. Je comprends vos questions .

La première chose est de sonder profondément, encore plus, votre désir de la voir et peut-être de créer une relation père-fille. Si le doute et la crainte de la déstabiliser sont trop forts il faut soit attendre encore soit y aller quand-même.

Je suggère, si vous y allez, de le faire en douceur. Pas de récrimination, pas d'accusation contre sa mère ni contre elle. Soyez seulement ému et heureux à l'idée de la revoir. Examinez sans complaisance vos manques personnels qui ont fait que vous avez quelque part abandonné. Dites les lui, si c'est possible. Ou bien demandez d'abord à des proches - ou à sa mère - quelles sont les dispositions de votre fille, et ce qui s'est dit de vous ou ce qu'elle dit. Quoi qu'il en soit ne vous posez pas en victime. Un père victime c'est très difficile pour l'enfant, surtout dans ces conditions où elle pourrait se sentir elle aussi coupable.

La réconciliation, s'il y en a une, doit soit commencer par tracer un trait sur le passé. Mais votre cas ne s'y prête pas le mieux. Ou alors il ne faut pas faire l'économie du passif, afin de retendre des fils, donner un sens à l'absence, très en vérité, d'être à être.

J'imagine que Gwendoline s'est forgé un équilibre. Il est très probable que vous la déstabiliserez. Un moment. Si elle vous rejette il faudra l'accepter. Et puis à 18 ans elle n'est pas une enfant, elle développe sa force d'adulte, en conséquence ce pourrait être elle qui veuille vous retrou8ver un jour, à son moment. Tout est possible. Il n'y a pas de repères autres que ceux que l'on s'est forgé dans l'attente. Ces repères ne sont peut-être pas partagés.

Mais en même temps, un père ça ne lâche pas si vite! Trouver l'équilibre, la manière juste, ne plus être absent. Un mail de quelque part, des vacances par exemple, avec quelque chose de personnel et léger, pourrait faire un lien.

D'un autre point de vue je dirai que comme beaucoup d'homme vous avez mal géré votre rôle de père et l'autorité du père. Vous n'avez pas assez tenu tête à la mère en tant que mère. Mais cela, c'est une autre histoire. Et cela ce travaille.

Relisez aussi les témoignages ci-dessus. Des femmes jeunes ou pas qui parlent de cette absence. Je suis très touché qu'ici ce soit comme une clairière calme, ensoleillée, où les larmes nourrissent un bon sol. Pleurer ne suffit pas, mais les larmes viennent d'ailleurs, de ce rêve de beauté, ou de puissance parfois, qui est perdu ou non réalisé. On ne pleure pas pour entretenir son mal, mais parce que les larmes révèlent peu à peu notre vrai désir du coeur, dépouillé des corruptions habituelles de la séduction. La séduction, épurée, est alors un signe d'amour et de candeur. La candeur est peut-être l'aspirateur capable de retenir la pression des fauves prêts à mordre qui se tapissent toujours quelque part en nous.

Ici, c'est une clairière, un jardin ensoleillé. Nos larmes arrosent de belles fleurs et de beaux arbres. Même l'herbe a bu la rosée de nos yeux. Elle est verte et douce.


Fred, quand vous rencontrerez Gwendoline, si vous la rencontrez, pensez peut-être à cette clairière, à ce jardin, à ces couleurs et au monde que vous découvrez pour la première fois avec elle. Elle aura son passé, vous le vôtre, avec comme lien la même absence. Mais la relation à venir n'a, elle, pas de passé. Ce peut être une bonne opportunité.

Si cela advient, ne chargez pas cette clairière de vos pressions accumulées. Les premières marques d'une relation la conditionnent pour longtemps. Mettez-y du beau, du vrai, une pointe de vulnérable, mais ne vendez pas vôtre âme au diable de la séduction si elle est corrompue par la culpabilité. La séduction étant dans ce cas liée à la culpabilité parce qu'elle en est la compensation obscure (que de tractations parfois derrière un sourire), ou à tout le moins cela produit un manque de netteté intérieure. C'est le monde de la psychologie, du déterminisme. Ce n'est pas la seule grille de lecture de l'humain.

Les vraies questions viendront en leur temps. Donnez-vous du temps. Préparez-vous à bouger, à être encore plus vrai. Une longue absence ne se rattrape pas en une semaine. Un père ça donne de lui. Mais déjouez le déterminisme qui fait penser que votre rencontre pourrait être inopportune. Tant que vous n'aurez pas essayé, et encore essayé, vous ne saurez pas ce qui se passera. Laissez-lui une possibilité d'être fâchée de votre démarche, d'être procureur de votre vie, ne cherchez pas d'avocat. Laissez-lui aussi la possibilité d'être heureuse de vous rencontrez.Vous venez vers elle de vous-même, laissez-lui aussi la possibilité de venir d'elle-même.

Le pire n'est pas toujours certain. Donnez-lui envie. Et ne vous arrêtez pas au premier râteau. Elle ne pourrait pas admirer un père qui lâche si rapidement.

Déjà qu'elle ne sait pas ce que vous valez! Non?


Je me permettrai de reprendre votre message et ma réponse pour poster un nouveau billet. Je pense que ce thème en vaut la peine. Ce billet ici est un de ceux où j'ai le sentiment d'avoir fait quelque chose d'utile.

Écrit par : hommelibre | 20 février 2015

Bonjour et merci pour cet article qui m'aide beaucoup.
J'ai 35 ans, mon père s'est suicidé quand j'avais 16 ans. Malgré sa présence jusqu'à l'adolescence, je n'arrive pas à rencontrer un homme. Ma seule relation était avec un homme plus âgé, sur un mode père-fille, ce qui était insupportable. Cette relation était totalement idéalisée et lorsque je l'ai quitté, j'ai pleuré pendant des mois. Je crois que c'est à ce moment que j'ai réalisé une grand partie de mon deuil.

Je voudrais suggérer quelques pistes pour évoluer sur ce sujet :
-se faire aider, par forcément par un psy, il y a aussi l'hypnose éricsonnienne (bien pour les traumatismes), la kinésiologie (pour aller à son rythme), les soin énergétiques (pour se séparer d'un défunt), la communication non violente (pour travailler sur une relation)...
-avoir de la bienveillance pour soi et garder le contact avec la matière : activités manuelles, artistiques, sport, nature, danse, autant que possible si on a l'énergie, pour garder le plaisir des sens. Recevoir un massage, travailler la terre...
-accepter que les étapes du deuil sont très longues : j'ai mis des années à en parler à mes amies (j'avais honte, peur de les choquer), des années avant d'aller sur sa tombe, de regarder une photo de lui...
puis accepter la culpabilité, sa souffrance à lui et la mienne, le manque de reconnaissance, d'estime de soi, la colère, la violence contre soi.
Le gros morceau, c'est le pardon. Il faudra au moins une vie, voire plus... Mais c'est très important, et c'est aussi se pardonner soi-même car la culpabilité est un poison discret et terrible.
Depuis quelques jours, je sens un manque très fort de grand-père, ayant été coupée de ma famille un peu avant le décès. Je sais que mes grand-pères n'auraient pas su me donner ce dont j'avais besoin, je sens à la fois le manque de soutien, de bienveillance, d'amour, de racines, d'aide à exister socialement, mais je sens aussi que cette énergie est "disponible", comme un soutien qui n'a pas besoin de passer par quelqu'un, qui est présent quand j'en ai besoin.
Il suffit de peu de choses à présent pour sortir de ce rôle de fille abandonnée, et rencontrer un homme qui aime la vie, qui a envie de grandir dans son couple.

Je vous souhaite plein de courage à toutes et à tous. Quand on dépasse la blessure d'abandon, on commence à comprendre ce que sont la compassion et l'amour ;-)

Écrit par : Lucie | 22 février 2015

chère, très chère lucie....
que de dures vies ... Bravo pour ton chemin et ta belle et riche compréhension, acceptation... compassion et amour...je suis fière de toi, je le sens ...
nous sommes reliés tous ceux qui souffrent des abandons ...chaue jour doit être de qualité
Va Vis demandes ce que tu veux et cela va venir , fais bien attention a ce que tu demandes !!!
je t'embrasse de tout mon coeur !

Écrit par : mattei | 23 février 2015

Bonjour ,moi ça fait au moin 6ans que j'ai pas vu mon père j'en pleure pratiquement tous les soirs quand j'entent parler de lui je pleure.Ça fait mal car il s'en fou de moi (enfin c'est l'impression que j'ai)en plus je connais rien sur lui et sur sa vie.

Écrit par : inconnue | 31 mars 2015

bonjour, moi mes parents se sont séparés quand j'avais 8 mois et entre eux sa c'est toujours mal passé et moi je n'est jamais aimé aller chez mon père quand j'y allée j'avais mal au ventre ils criaient tous le temps ( mon pere et ma belle mère ) pas spécialement sur moi mais sur mes sœurs moi je me sentai effacer oublier. ils nous ont toujours créé des Problèmes ( a moi et a ma mère ) on est déjà passer pleins de fois devant les gendarmes et au tribunal et j'ai subi plusieurs engeulades entre ma mère et mon pere et moi j'étais au milieux entrain d'entendre mon pere insulter ma mère par tout les noms pour... je sais pas trop quel raison. aujourd'hui j'ai 13 ans sa fait 3 ans que je n'ai pas vu mon pere ( car il ne veux pas venir me chercher, il a déménagé en Vendée et moi je suis dans l'Yonne ) et sa à commencer bien avant, mon manque d'homme mais plus je grandis plus... ça va pas. le problème, c'est que je me raccroche a des personne extérieur. je vis avec ma mère et ma sœur, avant je vivais avec mon beau pere aussi mais il est déçédé dans un accident de voiture il y a 6 ans et c'est dans ce moment là que sa a commencé. là je suis au collège et le problème c'est que je m'était attacher à un surveillant que je prenais comme un pere ( symbolique ) mais il est parti il y a quelque jour faire l'armée de terre. j'en est marre j'ai étais abandonnée par mon pere, mon beau père et maintenand a chaque fois que j'essaye de me rattacher à quelqu'un il part mais pourtant quand on demande ma plus grande qualité beaucoup dise souriante

Écrit par : alex | 07 avril 2015

Bonjour,vos témoignages sont touchants et tres parlants.mon histoire est moindre par rapport a ce que vs avez vecus.j ai mes 2parents.mon père et ma mère se sont toujours disputes mais jamais séparés car ils ont de l amour l un envers l autre.j ai souffre de l abscence d mon père car un travail tres tres prenant,ns n avons eu d brefs liens pdt enfance.la,maintenantj ai 35ans et j en souffre ds domaine sentimental.j ai tjrs eu hommes extras mais jamais assez présents a mon gout(c est tres dur propos car je leur demandais bcp trop en fait).j aimerais déjà paix psychiquementpour construire ma vie sentimentale.j n souhaite avoir qqn ds ma vie ne passer a cote de personnes tres bien.auriez vs des conseils?j retrouve des souvenirs avc mon père ou il a ete présent et ca m dit q il a ete la ,même si pas assez selon moi,et il est toujours encore a mes cotes et on a cobtacte.j aimerais juste dissiper colère envers lui pour avancer ds vie sentimentale.merci de vos conseils d avance

Écrit par : ciricquet | 20 avril 2015

mon père a quitté ma mère lorsque j était bébé et s est marié avec une autre je l ai cherchée à l'age de 14 ans.Nous avons fait connaissance,il m a dit que s'était le plus beau jour de sa vie. Nous nous sommes vu de tans en tans pendant 2 ans .Puis un soir le téléphone a sonné on m a dit Christian et mort il s'est pendu.Il m a abandonné une deuxième fois.Mais maintenant je ne peux plus allais le chercher.J'ai réussi a fonder un foyer, non sans mal,mais j'y suis arriver j'ai tout pour être heureuse des enfants et un marie que j aime un travail qui me plais ,une maison.Et pourtant je ressent un vide énorme que je n arrive pas a combler je suppose que se vide cet douleur s'est mon père.

Écrit par : sassou | 05 mai 2015

Bonjour, j'aimerais savoir une chose.
J'ai quelque problème avec la nourriture, c'est à dire que je me trouve énorme, je ne me sens pas bien dans mon corps et j'ai un énorme manque de confiance en moi.. Pour ce faire je suis un régime depuis 1 an que j'abandonne de temps en temps pour me retrouver toujours au même point ! super !
Ce pourrait-il que ce soit du à mon père avec qui j'ai coupé tous liens depuis 2 ans...
Parce que si c'est ça je peux vous dire que ça me fait bien chi**! Comment cet... euh attendez... non je ne peux même pas lui attribuer un nom d'oiseau ou autre, il ne le mérite pas et ne mérite pas non plus que je me sente mal dans ma peau à cause de lui.
Je sais que mes propos paraissent agressif et qu'il montre la colère qu'il me reste et que je n'arrive pas à effacer... Il montre aussi que je n'ai peut être pas encore réussi à me détacher de lui... j'attends peut être quelque chose de lui un signe. C'est vraiment con ce que j'écris non sérieux ! je plonge dans le style de la pauvre petite fille abandonnée pas son papounet! Non merci !
(Je sais qu'il y a des gens qui son dans ce cas et en aucun cas je ne l'écris pour dire que vous êtes pathétique parce que vous avez le droit de vous sentir ainsi mais pas moi, je ne me l'autorise pas !) ne le prennez pas mal !


C'est marrant mais en écrivant ces quelques lignes je crois que je viens juste de comprendre que, oui, effectivement mon problème est lié à lui et ça me dégoute...
Et voilà je viens de montrer toute l'immaturité qu'il me reste ! Que j'ai toujours une part de colère ! c'est super je suis nulle de m'emmerder avec ça !
Donc voilà je n'ai répondu à aucune question mais j'ai peut être répondu à la mienne et c'est déjà pas mal ! (ça c'est mon côté égoïste désolée!)

Écrit par : azzer | 06 mai 2015

Une chose qui peut nous réconforter, nous donner de la force: que nous connaissions ou non nos parents, un oui, l'autre, non, ou le contraire

Que nous soyons abandonnés, comme "oubliés, laissés pour compte, trahis: en nous, et personnes n'y peut rien, se trouvent les racines de nos pères et mères, de nos géniteurs.

Un petit exercice: imaginer que l'on est un arbre, un petit, un arbuste, bref, comme on ressent, comme on se ressent. Penser à notre ventre, nos jambes, nos pieds: des orteils comme "voir" (imaginer) des branches (de l'arbre) qui vont plonger très, très loin dans la bonne terre qui nous apporte tout ce qu'elle est en mesure de nous offrir: en sentir le bienfait les forces vives passer par nos orteils, nos pieds, notre ventre tout notre corps en entier. Etre allongé, avoir les yeux fermés, bien détendu respirant tranquillement une à deux, trois minutes.

Écrit par : Myriam | 06 mai 2015

Pardon! Dans la terre vont s'enfoncer non les branches de l'arbre mais bien ses racines.

Écrit par : Myriam | 06 mai 2015

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